Affaire Delphine Jubillar : ce texto accablant qui refait surface et en dit long…

L'enquête se poursuit depuis des mois, alors que le corps de Delphine Jubillar est encore introuvable. Et alors que Cédric est toujours derrière les barreaux, un SMS qu'il a envoyé met à mal sa défense.

©FraceBleu

Delphine Jubillar disparaît au beau milieu de la nuit

Derrière ‘l’affaire Jubillar’ se cache la disparition d’une femme, Delphine, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cette mère de famille qui vit à  Cagnac-les-Mines dans le Tarn aurait quitté le domicile familial entre 23 heures et 4 heures du matin, vêtue d’une doudoune blanche, et ne prenant que son téléphone portable. Depuis quelques mois, elle est séparée de son époux. S’ils vivent encore encore ensemble, ils prévoient de divorcer. Delphine entretient une relation extraconjugale avec un homme également marié avec une femme appelée Cathy.

Le 16 décembre, Cédric Jubillar contacte la police pour signaler la disparition de sa femme. Dans son téléphone portable, on remarque qu’il a envoyé, à 4 heures du matin, un message à une proche de Delphine. Il lui demande de dire à Delphine de rentrer à la maison. Mais l’interlocutrice lui répond qu’elle n’est pas avec sa femme.

La maison du couple est fouillée le lendemain, avant d’être à nouveau perquisitionnée par les enquêteurs le 6 janvier suivant. Les enquêteurs font des recherches sur le téléphone de Delphine. Ils sont en mesure de dire qu’elle n’a pas allumé la lampe de son téléphone en sortant, alors qu’elle est vraisemblablement sortie de chez elle au milieu de la nuit, dans une rue qui n’est pas éclairée. Plusieurs suspects sont entendus.

Son mari, mais également celui qui est surnommé ‘le confident de Montauban’ (son amant), à qui Delphine a envoyé une photo à 23 heures, le soir de sa disparition. C’est finalement Cédric Jubillar qui est placé en détention provisoire. Le 18 juin, il est mis en examen pour meurtre aggravé. Bien qu’il n’y ait toujours pas de corps, l’évolution de l’enquête met en lumière sa possible culpabilité.

 

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Cédric ignorait que Delphine avait un amant

Les deux parents sont séparés depuis des mois. Ils ne sont plus heureux ensemble. Mais Delphine retrouve l’amour dans les bras du ‘confident de Montauban’. Ils prévoient de vivre ensemble. Pour la justice, c’est un mobile. Cédric aurait pu ne pas supporter l’idée de perdre sa femme. Mais le principal concerné le clame haut et fort. En plus de dire qu’il est innocent, il indique qu’il ignorait que sa femme voyait un autre homme.

Il ne change pas sa version. Mais cette dernière est mise à mal par un message envoyé à un proche. « J’ai grillé Delphine !« , écrit-il. Et cela ne s’arrête pas là : « Une hypothèse qui tiendrait la route, alors que les enquêteurs ont aussi découvert des captures d’écran du profil de l’amant de sa femme sur un réseau social dans le téléphone de Cédric« , précise La Dépèche du Midi.

 

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Affaire Jubillar: Les conclusions du psychiatre

La justice a demandé à un psychiatre de s’entretenir avec Cédric Jubillar, depuis son lieu de détention. Le but est qu’une expertise psychiatrique soit jointe au dossier. Il est d’abord important de mettre en lumière un élément important. Si Cédric est un tueur, était-il conscient de ce qu’il faisait ? Cela ne fait aucun doute. Pour le psychiatre choisi, aucun doute, le suspect n’est atteint  « d’aucun trouble psychique ayant aboli son discernement au moment des faits« .

Affaire Jubillar: Si le psychiatre ne doit pas dire si Cédric et coupable ou non, il tente de savoir pourquoi ce dernier aurait pu passer à l’acte. Ainsi, ses conclusions sont les suivantes. Le possible passage à l’acte peut s’expliquer par « sa personnalité, son besoin de contrôle et de maîtrise associés à un sentiment d’échec peu élaborable au regard des cicatrices psychiques laissées par sa propre histoire ».

En outre, c’est surtout l’idée de se séparer de sa femme qui aurait pu le pousser à la tuer : « la fin d’une vie de famille à laquelle il tenait beaucoup, peut-être un moment d’effondrement personnel. Dans cette hypothèse, il aurait pu agir dans un moment de colère projective, refusant ce sentiment d’échec ».

A l’heure actuelle, le principal suspect attend en prison que son procès ait lieu. Ses avocats ont, à plusieurs reprises, tenté de le libérer. Malgré l’absence du corps de Delphine, les éléments contre Cédric sont suffisamment solides pour considérer que sa place est derrière les barreaux.