Affaire Delphine Jubillar : Ces résultats d’analyses qui vont tout changer…

Des analyses ont été effectuées sur la couette de Delphine Jubillar, lavée par son mari alors qu’il venait tout juste de signaler sa disparition. Ces résultats auraient pu prouver la culpabilité de Cédric Jubillar.

Affaire Delphine Jubillar : les résultats d'analyses sont enfin disponibles
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L’affaire Delphine Jubillar continue de faire couler beaucoup d’encre car tant de mystères subsistent. En effet, l’infirmière de 33 ans et mère de famille disparaissait dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. En juin dernier, après six mois d’enquête, le mari de Delphine Jubillar est placé en détention provisoire et accusé du meurtre de la jeune femme. Depuis les barreaux de sa prison, Cédric Jubillar clame son innocence. Les avocats de l’accusé le défendent en appelant les forces de l’ordre à fouiller d’autres pistes. Mais le procureur de la République de Toulouse semble convaincu de sa culpabilité. Objeko vous rappelle que dans l’affaire Delphine Jubillar comme dans toutes les affaires en attente de jugement, les accusés bénéficient du principe de la présomption d’innocence.

Lorsque Cédric Jubillar signalait la disparition de sa femme à la police, il a ensuite lancé une machine. Machine dans laquelle il a lavé la couette de son épouse. Un fait surprenant pour les forces de l’ordre, Objeko vous l’accorde. En effet, ce qui aurait pu être une pièce à conviction pour retrouver Delphine Jubillar. Mais elle a été lavée aux alentours de 4 heures du matin. Un horaire pour le moins étonnant pour lancer une machine de linge. Alors, les enquêteurs avaient espoir que les analyses des eaux de la machine et celles de la couette permettraient de confondre le suspect. Si les analyses de la couette sont toujours attendues, celles des eaux usées sont enfin révélées.

L’affaire Delphine Jubillar ne touche pas encore à son terme

Delphine Jubillar a disparu depuis plus de 10 mois. Les chances de retrouver l’infirmière de 33 ans en vie sont donc réduites à néant. La France entière suit cette affaire de près et il devient urgent pour les enquêteurs de la résoudre. Bien qu’ils semblent convaincus de la culpabilité de Cédric Jubillar, les résultats des analyses récemment révélées ne vont malheureusement pas les aider. En effet, il est légitime de trouver étrange qu’un mari inquiet de la disparition de sa femme lance une machine à laver après avoir appelé les forces de l’ordre. D’autant plus quand c’est la couette qu’utilisait la victime pour dormir qui tourne dans le tambour de cette dernière.

Ensuite, tout au long de l’enquête sur l’affaire Delphine Jubillar, Cédric n’apparaissait pas à son avantage. Comme le soulignait le procureur de la République de Toulouse, justifiant l’incarcération de Cédric Jubillar, le mari de la victime aurait tenu des propos incohérents à plusieurs reprises. Renforçant donc les soupçons à son égard. D’abord, il aurait dit que les chiens étaient dehors et qu’il avait donc supposé que Delphine les avait sorti. Sa femme aurait donc disparu dans la nature en promenant leurs animaux domestiques en pleine nuit. Or, dans le voisinage, tout le monde témoigne que Delphine Jubillar ne sortait jamais les chiens. Et ce n’était que récemment que Cédric Jubillar revenait sur sa version en disant que c’était lui qui les avait sorti.

Ensuite, Delphine Jubillar avait un amant. Elle voulait demander le divorce. La mère de famille avait même entamé une procédure auprès de sa banque. Procédure qui visait à ouvrir un compte bancaire personnel et solder le compte joint. Le rendez-vous qui entamait cette procédure avait lieu le jour de sa disparition comme le rapportait Le Parisien.

Des mystères qui subsistent mais que la science tente de résoudre

Dans l’affaire Delphine Jubillar, les enquêteurs ont aussi pris note que Cédric était très jaloux et contre ce divorce. Il aurait ainsi fait en sorte d’espionner son épouse. Installant notamment une application de géolocalisation sur le téléphone de Delphine Jubillar. Or, le soir de la disparition de sa femme, il n’a pas utilisé ce procédé pour la retrouver. Il faut dire que le téléphone de la mère de famille était toujours au domicile. Ainsi que toutes ses affaires.

Les chiens renifleurs de la police auraient alors cherché, en vain, la piste de Delphine Jubillar. Puisque, si on pensait qu’elle s’arrêtait à un panneau « stop » non loin du domicile, elle n’a en réalité jamais quitté la maison. Mais alors, faut-il attendre les analyses de la couette pour obtenir une confirmation de la culpabilité de Cédric Jubillar ? Le fait que les eaux usées ne montrent pas de sang n’est pas suffisant pour l’innocenter ?

 

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Selon l’un des avocats de Cédric Jubillar, ces premiers résultats sont encourageant pour son client. Maître Jean-Baptiste Alary déclarait sur France Bleu Occitanie : « Ils n’ont rien trouvé, parce qu’il n’y a rien à trouver dans de l’eau de siphon, il faut être lucide. Il y a 80 litres d’eau qui passent dans un cycle de lave-linge, je ne vois pas trop ce qu’on peut trouver, ne sachant même pas combien de lessives ont tourné dedans, ce n’est pas vraiment une grande surprise pour nous. » l’enquête se poursuit et Objeko ne manquera pas de vous tenir au courant de la moindre évolution.


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.