Affaire Delphine Jubillar : son fils passe aux aveux : révélations glaçantes, « Je les ai vus »

L’enquête est au point mort… Mais, les gendarmes espèrent trouver des preuves pendant les fouilles réalisées près du domicile. De plus, Cédric Jubillar va être de nouveau interrogé. Son avocat explique qu’une piste n’a pas été assez étudiée. Objeko vous fait une mise au point sur cette affaire.

Affaire Delphine Jubillar : son fils passe aux aveux : révélations glaçantes, « Je les ai vus »
© Pausette

L’enquête sur la disparition de Delphine Jubillar suit son cours plus d’un an près les faits. Pour rappel, l’infirmière n’a plus donné de signe de vie depuis la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cela fait plusieurs jours que des gendarmes spéléologues ont été mis sur l’affaire afin de réaliser des explorations poussées près de l’ancien logement de Delphine Jubillar. Cédric Jubillar, le principal suspect dans ce dossier va être auditionné une nouvelle fois dans quelques semaines. Les forces de l’ordre espèrent vivement trouver des indices ou mieux encore, le corps de la jeune femme. L’objectif pour les enquêteurs est de trouver des éléments avant le prochain interrogatoire du mari de la disparue. D’après les informations que l’on a entendues sur BFMTV, les recherches s’effectuent dans un endroit plutôt difficile d’accès. Pour le moment, les fouilles n’ont rien apporté de nouveau, mais les policiers continuent.

Delphine Jubillar, une affaire complexe !

 

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« C’est un travail de fourmi », explique l’ancien directeur de l’IRGN du pôle judiciaire de la gendarmerie, François Daoust. Apparemment, la mission de recherche est difficile, car il existe un grand nombre de cavités, de creux, de trous. En plus, dans des zones qui n’ont jamais été explorées jusqu’à présent. « On peut largement faire disparaître quelqu’un et ne pas le retrouver tout de suite », raconte le gendarme. Bien sûr, ce n’est pas la première fois qu’on essaye de retrouver le corps de la disparue. En effet, en janvier dernier, le maire de Cagnac-les-Mines avait permis l’exploration de chaque puits présent dans les lieux communs de la ville et des alentours.

L’enquête se poursuit

Les gendarmes n’abandonnent pas et gardent espoir de retrouver le corps de Delphine Jubillar. Normalement, même un an après, celui-ci devrait être encore utilisable par les légistes pour qu’ils en tirent des conclusions, selon Dominique Rizet. Les enquêteurs ont hâte de procéder à une nouvelle audition avec le mari de Delphine Jubillar. Ils espèrent qu’ils passent enfin aux aveux.

Delphine Jubillar toujours introuvable…

Si vous avez suivi l’affaire, vous savez que l’époux de Delphine Jubillar a été placé en détention provisoire pour homicide volontaire sur conjoint en juin dernier. Il se trouvait enfermé à la prison de Seysses, en Haute-Garonne. Mais, le présumé coupable dans ce dossier nie toujours les faits et ne cesse de dire qu’il est innocent. Ses avocats ont fait une demande de remise en liberté suite à un premier refus. En effet, en juillet dernier, le juge avait rejeté la première demande de libération.

Pourtant, les avocats montrent qu’il n’y a aucune preuve dans le dossier. Pas de corps, pas de preuves, pas de témoins, cette affaire est un casse-tête. D’après notre confrère Midi Libre, Maître Jean-Baptiste Alary a pris les devants pour exprimer la défense de son client Cédric Jubillar. L’homme de loi a repris chaque élément du dossier et les a contredits à tour de rôle.

Les nouveaux éléments au dossier démontés par l’avocat de Cédric Jubillar

Que ce soit au sujet de la couette de Delphine Jubillar qui se trouvait dans la machine à laver. Ou encore les hurlements du voisinage. Ou même la querelle du couple que Louis aurait entendue. De plus, l’avocat remet sur le tapis des sms compromettants d’un autre homme et dont la justice ne semble pas tenir compte. Neuf jours après la disparation de la jeune femme, un individu lui a envoyé plusieurs textos. « J’ai bien tué Delphine, car elle était en couple et qu’elle n’a pas voulu quitter son mari et ses enfants pour moi. On s’est vus, on s’est disputés, je suis sorti de mes gonds, je ne me suis pas reconnu. Je l’ai frappée, frappée, frappée. Elle est décédée et je l’ai enterrée dans le travers », avait-il rédigé.

Un autre message horrible était arrivé quelques jours plus tard. Voici les propos : « J’ai tué une femme, je m’en veux, c’est dur à porter, elle travaillait à CCB (NDLR clinique Claude Bernard à Albi où Delphine Jubillar était infirmière de nuit) de nuit. Elle n’a pas voulu quitter son mari pour moi. Je l’ai tuée. » L’homme en question avait ajouté : « Je ne suis pas fier. Je vais mettre des fleurs sur son corps ». Apparemment, l’individu était revenu sur ses propos et avait avoué avoir menti sur toute la ligne. On a du mal à comprendre les raisons de ce mensonge.

Une piste trop vite mise de côté ?

En tout cas, selon l’avocat, cette piste n’a pas assez été étudiée. « Que je sache son alibi n’a pas été vérifié, ni le bornage de son téléphone. Et aucune perquisition n’a eu lieu à son domicile. C’est une piste à creuser. Quand on est tombé là-dessus dans le dossier, j’ai cru que je tombais de ma chaise. Ils n’ont travaillé que dans l’unique objectif monomaniaque de la culpabilité du mari. », regrette maître Jean-Baptiste Alary. Si ce qu’il dit est vrai, c’est quand même hallucinant que plus d’un an après, l’enquête est toujours au point zéro…


Celine Cossa

A la base, chargée de communication dans l’édition, j’ai donc déjà une expérience dans l’écriture et l’image. De nature très curieuse, je me suis toujours intéressée aux médias, à l’actualité et à la culture au sens large. Ainsi, associer mon amour des mots et mon goût pour les news a été une évidence !