Affaire Jean-Jacques Bourdin : le journaliste sort ENFIN du silence

Silencieux depuis plusieurs semaines, le journaliste faisait profil bas. Il attendait sans doute que la tempête médiatique ne se calme ? Jean-Jacques Bourdin reprenait la parole ce 3 avril, sur Twitter.

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Jean-Jacques Bourdin est un journaliste qui ne se présente plus. À l’aise à la radio comme à la télévision, il est surtout connu pour les questions franches qu’il sait adresser aux représentants de la classe politique. Quitte à être parfois un peu rentre-dedans, il faisait de ses émissions (sur BFMTV et sur RMC) des rendez-vous incontournables. En effet, Jean-Jacques Bourdin faisait la chasse aux langues de bois et les Français reconnaissent son travail. Aussi, il aurait été un journaliste plus que présent sur la scène médiatique à l’approche des élections présidentielles s’il ne s’était pas retrouvé au cœur d’une affaire terrible.

Objeko ne vous l’apprendra pas, Jean-Jacques Bourdin est sous le coup d’une plainte pour tentative d’agression. C’est à la fin du mois de janvier 2022 que la vie du journaliste bascule alors. S’il nie les faits et que la présomption d’innocence prévaut, le voilà temporairement écarté des antennes pour préserver la réputation des chaînes pour lesquelles il travaille. Et depuis que cette affaire éclatait dans les médias et dans la presse, Jean-Jacques Bourdin se murait donc dans le silence. Jusqu’à ce 3 avril 2022…

Jean-Jacques Bourdin s’exprime enfin, il brise le silence

Le journaliste aura attendu plusieurs semaines avant de se permettre de « réapparaitre » sur son compte Twitter. Entre la mise en place de sa suspension des antennes et ce 3 avril, Jean-Jacques Bourdin se contentait de rester actif en ligne en partageant les actualités de son épouse surtout. En effet, peu de temps après la mise en lumière de la plainte contre le journaliste, Anne Nivat, son épouse, sortait un livre. Le timing ne pouvait pas être plus embarrassant pour l’ancienne reporter de guerre. Aussi, pendant sa tournée promotionnelle, elle devait constamment préciser qu’elle ne voulait pas s’exprimer sur la plainte qui accable son époux.

Le peu qu’elle se permettait de dire à ce sujet, c’était pour évoquer l’attitude de Valérie Pécresse face à son mari. En effet, Jean-Jacques Bourdin animait « La France dans les yeux » et allait donc interviewer tous la plupart des candidats à l’élection présidentielle. Or, le 16 janvier en recevant Valérie Pécresse, il a passé un très mauvais moment. Puisque, sur le temps d’antenne, la candidate a rappelé que le journaliste était sous le coup d’une plainte. Elle en a ainsi profité pour condamner ce genre de comportement, prenant Jean-Jacques Bourdin en exemple. Et Objeko ne vous cache pas que cette attitude a donc été très mal reçue pour certains.

Vous vous demandez peut-être pourquoi Objeko prend le temps de vous rappeler ces détails avant de vous parler de la prise de parole de Jean-Jacques Bourdin. Mais, non seulement le contexte est important, vous allez aussi voir que les messages qu’il écrivait sur Twitter concernent en partie l’attitude de la candidate à l’élection présidentielle.

Le journaliste est prêt à régler ses comptes ?

Nous sommes donc le 3 avril 2022 et personne n’a de nouvelles publiques de Jean-Jacques Bourdin. Le seul signe public d’activité du journaliste a pourtant lieu sur Twitter. Mais comme Objeko vous le disait plus haut, il se contente de faire des partages sans néanmoins prendre la parole. De plus, les médias ne parlent plus de l’évolution de l’enquête à son sujet. Ni de l’enquête de BFMTV, de RMC, ni des potentielles enquêtes qui suivraient la plainte à l’encontre de Jean-Jacques Bourdin. Après deux mois de silence, c’est au public que le journaliste s’adresse sur son compte Twitter. « Bonjour à toutes et à tous. Merci du fond du cœur pour les innombrables messages que je reçois. Vous nous manquez me dites vous , vous aussi vous me manquez… », écrivait-il.

Puis, le même jour, il raconte qu’une électrice l’interpellait dans la rue pour lui dire que le comportement de Valérie Pécresse n’était pas acceptable. Sans ajouter ce qu’il en pense, l’opinion de cette « électrice » traduit sans doute son propre sentiment. « Jeudi, une électrice m’arrête dans la rue… ‘Je suis une femme de droite mais je ne voterai pas Pécresse, mon mari non plus et j’ai convaincu mes amis. Son comportement à votre égard a révélé sa vraie nature.’ m’a-t-elle dit. Je n’ai rien ajouté… », écrivait ensuite Jean-Jacques Bourdin.