Affaire PPDA : le témoignage glaçant de 2 victimes qui étaient mineures au moment des faits

Encore une émission sur l’affaire PPDA. Les témoignages s’enchaînent et les déclarations sont de plus en plus choquantes. Découvrez les derniers rebondissements du dossier.

Affaire PPDA : le terrible témoignage d’une nouvelle victime présumée, "Il me pénètre sans préservatif"
© Starface

Les journalistes de Mediapart ont diffusé une émission spéciale baptisée « À l’air libre » ce mardi 10 mai. Dans celle-ci, vingt femmes sur les vingt-six qui ont témoigné devant la justice se sont exprimées sur les faits qu’elles ont subis de la part de PPDA. Dans le lot des témoignages, on parle de vi*l, d’agression ou de harcèlement sex*el. Deux de ces femmes avaient seulement 16 et 17 ans quand les faits se sont produits…

Affaire PPDA : les dernières déclarations font froid dans le dos…

L’enquête se poursuit sur l’affaire PPDA dont le dossier grossit chaque jour un peu plus. Les journalistes de Mediapart ont partagé ce mardi 10 mai 2022 un numéro inédit intitulé À l’air libre où les témoignages ont été choquants et bouleversants. En effet, on ressentait énormément d’émotions sur le plateau. Vingt femmes étaient présentes et ont eu le courage de parler publiquement du drame qu’elles ont vécu. Ensemble, elles sont soudées et déterminées à faire éclater la vérité au grand jour. En effet, elles ont gardé trop longtemps le silence sur les agressions de l’ancien présentateur vedette de la chaîne TF1 qui est aujourd’hui âgé de 74 ans. Dans le lot des victimes de PPDA, deux d’entre elles avouent avoir été mineures au moment des faits…

Des victimes mineures apportent leur pierre à l’édifice

Margot Cauquil-Gleizes est enseignante et elle s’exprime à visage découvert pour la première fois: « C’est la première fois que je témoigne publiquement (…). Être ici aujourd’hui, à visage découvert, est une façon de lui dire que je n’ai pas peur et que je maintiens mon témoignage, à savoir qu’il m’a vi*lée quand j’avais 17 ans et m’a agressée sex*ellement dans son bureau à l’âge de 24 ans. », se dit-elle au moment du tour des présentations.

À la fameuse question qu’on ne cesse de leur poser : « pourquoi avoir attendu tout ce temps », celle-ci répond qu’il y a eu une goutte d’eau qui l’a poussée à agir. En effet, c’est quand PPDA a porté plainte le 26 avril dernier pour énonciation calomnieuse contre 16 des 22 femmes accusatrices auprès de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Elle ne pouvait plus tolérer son comportement. Caroline, quant à elle, témoigne sans montrer son visage, de dos, et utilise ce prénom d’emprunt. Au moment des faits, en juin 1988, elle avait seulement 16 ans. « Je suis dans un entre-deux professionnel qui est assez délicat. Mon entourage, à part les très très proches, personne n’est au courant de mon histoire. Quand j’avais 16, 17 ans, j’ai essayé de parler…« , commence la jeune femme et elle poursuit : « Je n’ai pas envie que le regard des gens qui me côtoient change sur moi« .

L’affaire PPDA a commencé par le témoignage de Florence Porcel

Si le scandale PPDA a vu le jour, c’est grâce à l’écrivaine Florence Porcel qui porte plainte pour vi*l en février 2021. Cette première tentative est un échec et la justice classe l’affaire sans suite à cause d’une « insuffisance de preuves ». Donc, à ce stade, il n’est ni innocent ni coupable. Mais, l’affaire ne va pas s’arrêter là. Une nouvelle plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction de Nanterre a été ouverte. Les faits commis à partir de 2009 ne sont pas prescrits. De plus, deux nouvelles plaintes pour agression sex*elle et vi*l viennent compléter le dossier déjà chargé en témoignages. Les faits se sont produits en 1985 et 2013. Pour récapituler, seize femmes ont porté plainte contre PPDA, dont six pour vi*l. En tout cas, pour le moment…

Ce n’est pas devenu un paria pour tout le monde…

Les Français qui ont diné tous les jours avec lui pendant une vingtaine d’années sont sous le choc de ses révélations. Une chose est sûre, PPDA est toujours présumé innocent des faits reprochés, mais il fait preuve d’une indécence certaine. En effet, il n’est pas devenu un paria dans son milieu parisien et semble vivre en totale liberté. L’une des victimes, Stéphanie Khayat, avait déclaré pour l’un de nos confrères : « Il continue d’être invité à des prix littéraires, on l’a vu à la Comédie-Française récemment, il s’affiche publiquement avec sa nouvelle petite amie, sans aucune gêne, aux terrasses des cafés. L’une de ses amies, attachée de presse, a écrit sur les réseaux sociaux, pour accompagner une photo d’elle et de lui chez Lipp : ‘Mort aux connes !’. C’est à nous qu’elle s’adressait. On parle même d’un livre qu’il s’apprêterait à sortir. Bref, on continue à en prendre plein la gueule. »


Celine Cossa

A la base, chargée de communication dans l’édition, j’ai donc déjà une expérience dans l’écriture et l’image. De nature très curieuse, je me suis toujours intéressée aux médias, à l’actualité et à la culture au sens large. Ainsi, associer mon amour des mots et mon goût pour les news a été une évidence !