Affaire PPDA : le témoignage totalement glaçant d’Aude Darlet, « J’étais tétanisée »

L’affaire PPDA se poursuit avec les témoignages de plusieurs femmes, à visages découverts, dans une enquête de « Sept à Huit » pour TF1. Aude Darlet était « tétanisée » par l’attitude condamnable de Patrick Poivre d’Arvor à son égard.

Affaire PPDA : le témoignage totalement glaçant d’Aude Darlet, "J’étais tétanisée"
© JT

L’affaire PPDA continue de faire parler d’elle. En effet, en février prochain cela fera un an que Patrick Poivre d’Arvor voit les accusations se multiplier à son égard. L’ancienne star du JT de 20h de TF1 est donc dans la tourmente médiatique. Mais jusqu’ici, la justice ne condamne pas le journaliste. Il convient aussi de rappeler qu’en vertu de la loi, toute personne accusée reste innocence tant que la preuve de sa culpabilité n’a pas été faite. Aussi, il se trouve que plusieurs des plaintes à son encontre ont été classés sans suite car les faits dont il est accusé sont prescrits.

Cependant, la parole des potentielles victimes de PPDA continue de se faire entendre. Alors, le journaliste dénonce une instrumentalisation médiatique qui vise à le discréditer. Ce qui n’empêche pas l’affaire PPDA de rester d’actualité pour autant. Notamment avec les témoignages, ce dimanche 12 décembre, de plusieurs femmes dans un document de Sept à HuitObjeko revient avec vous sur celui d’Aude Darlet. Une auteure qui aurait échappé de peu au pire dans le bureau de Patrick Poivre d’Arvor.

Affaire PPDA : le témoignage d’Aude Darlet est à glacer le sang

Aude Darlet témoigne aux côtés de 7 autres femmes dans les colonnes de Libération, le 9 novembre dernier. Le but de ces personnes qui ont côtoyé de près Patrick Poivre d’Arvor est de faire rouvrir l’affaire PPDA. En effet, certains de leurs témoignages relatent des faits qui ne tombent pas encore sous le coup de la prescription judiciaire. Elles espèrent aussi inciter d’autres femmes, peut-être des victimes plus récentes du journaliste, à prendre la parole. C’est sans doute la raison pour laquelle elles acceptaient donc de témoigner une nouvelle fois, à visages découverts, dans Sept à Huit ce 12 décembre.

Aude Darlet est une employée dans une compagnie aérienne. Elle a rencontré Patrick Poivre d’Arvor en tant qu’auteure. En effet, elle a été invitée au JT du journaliste en 2002. Et ce qu’elle raconte dans les colonnes de Libération et devant les caméras de Sept à Huit est glaçant. Objeko ne saurait le nier. D’autant qu’elle affirme que l’affaire PPDA était connue de tous et depuis longtemps. Et cela avant même qu’elle soit exposée dans les médias. « Un ami journaliste à l’époque m’a appris peu de temps après que tout le monde savait, que c’était un processus bien rodé où autrices, étudiantes, journalistes, toutes sortes de femmes étaient invitées au JT avant de passer dans son bureau. Si tout le monde le savait, pourquoi est-ce que cela continuait ? », disait-elle notamment sur TF1.

 

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Un récit accablant qui pourrait rouvrir l’affaire en justice ?

« Il commençait à m’appeler tard le soir. J’étais très surprise de recevoir des appels de sa part. Il me posait des questions (très privées – NDLR). Est-ce que j’avais plusieurs amants ? Est-ce que j’étais en couple ? (…) j’étais fidèle ? Qu’est- ce que ça me faisait quand je le voyais au JT ? Je ne comprenais pas bien le sens de ses questions. », commençait-elle par expliquer. « Je me suis dit qu’il vérifiait (…) que j’étais apte à venir à ce JT. J’étais pas du tout à l’aise avec ces questions. Comme des millions de Français, je faisais confiance à cet homme », ajoutait ensuite Aude Darlet. Et à la suite du JT de 20h, le journaliste la recevait donc dans son bureau. Et commence ainsi l’un des témoignages qui pourraient justifier la réouverture de l’affaire PPDA en justice.

« Il est arrivé dans mon dos et il a mis sa jambe sur le bureau en mode cow-boy. En tout premier lieu, il m’a demandé ce que ça m’avait fait de le voir présenter le journal. Il est passé derrière moi et il m’a caressé les cheveux. Et là, j’étais tétanisée. Le fait de ne pas réagir lui a donné le droit de faire autre chose. Par derrière, par surprise, je me suis retrouvée avec sa langue dans ma bouche (…). J’étais sidérée. Je l’ai repoussé, je me suis levée. Il l’a très mal pris, il était très en colère et il est allé derrière son bureau pour ranger ses feuilles et m’a dit: ‘Madame, j’ai du travail' », ajoutait Aude Darlet. Un récit similaire à plus de 20 autres témoignages dans l’affaire PPDA donc.

Puis, elle raconte qu’elle rapportait rapidement les faits à son entourage. Mais que ses proches auraient « minimisé » les agissements du journaliste. Objeko vous l’accorde, les mœurs ont bien évolué depuis 2002. Et ce genre de comportement, tel que décrit par Aude Darlet, est donc totalement injustifiable aujourd’hui. Reste à voir si témoignage et ceux des 7 autres femmes peuvent permettre de rouvrir l’affaire PPDA en justice.


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.