Afrique : l’Internet des Objets offre de nouvelles perspectives

L’Internet des Objets commence lentement à se déployer en Afrique. Cette nouvelle technologie offre de nombreuses perspectives d’avenir pour le continent, et peut aider à résoudre de nombreux problèmes. 

En termes d’infrastructures informatiques, l’Afrique accuse à l’heure actuelle un retard comparé à d’autres nations plus développées. Cependant, plus de la moitié de la population d’Afrique subsaharienne possède un téléphone portable. Par conséquent, l’Internet des Objets constitue la suite logique en termes de connectivité pour le continent africain.

Un vecteur de croissance économique pour l’Afrique

L’internet des objets est bien plus qu’une technologie. Il s’agit d’un écosystème de produits et de services, allant du simple logiciel à la technologie du Cloud. Une connectivité efficace ajoute une réelle valeur ajoutée aux entreprises. Cette valeur ajoutée offre une perspective excitante pour l’Afrique, et pourrait se traduire par une importante croissance économique. L’informatique africaine pourrait également rattraper rapidement son retard et s’aligner avec le reste du monde.

Une connectivité en plein essor

L’adoption de l’internet des objets en Afrique n’a rien de fantaisiste. Selon une étude publiée par McKinsey, la pénétration d’internet sur le continent va tripler d’ici 2025 pour dépasser les 50%. Ce pourcentage représente 600 millions d’internautes réguliers. L’étude présage également un fort potentiel pour l’internet des objets dans les pays en voie de développement. D’ici 2020, ces pays pourraient représenter 40% de la valeur du marché mondial de l’IoT.

Actuellement, 15% de la population mondiale réside en Afrique. Plus de la moitié de la croissance de la population mondiale d’aujourd’hui à 2050 pourrait provenir de ce continent. Par conséquent, le déploiement d’un système connecté est à présent primordial.

Perspective de l'iot en afrique

De nombreuses promesses

L’internet des objets a le potentiel pour résoudre de nombreux problèmes sur le continent africain. Beaucoup de pays africains se sont d’ailleurs déjà embarqués dans l’aventure IoT. Les fournisseurs de soins en Ethiopie surveillent l’état de santé des patients pour ajuster les traitements. Les feux de signalisation connectés de Nairobi aident à réguler le trafic. En Afrique du Sud, les fournisseurs utilitaires utilisent des outils de mesures connectés pour prévenir d’éventuelles surcharges. La faune est surveillée et préservée grâce à des applications connectées d’analyse ADN et d’imagerie satellite.

Le potentiel de l’internet des objets en Afrique est illimité. Plus la technologie avance et s’intègre au quotidien de la plupart des citoyens, on peut attendre toujours plus de solutions IoT pour résoudre les problèmes de la région, par exemple l’agriculture.

Une solution pour les problèmes agricoles

agriculture et iot

En Afrique subsaharienne, 95% des terres exploitables dépendent de la pluie. Par conséquent, les récoltes de nourriture sont souvent minimes, et le risque de famine continue de planer comme une menace. Grâce à l’IoT, les capteurs sans fil peuvent surveiller la croissance, l’humidité du sol et les niveaux des réservoirs d’eau. Des véhicules sans pilote peuvent réduire le travail physique nécessaire. Ainsi, les cultures peuvent être plus prolifique, pour un coût moins élevé. Selon l’United Nations Food and Agriculture Organization, la production agricole doit augmenter de 60% pour nourrir toute la population qui devrait atteindre neuf milliards en 2050.

À titre d’exemple, John Deere s’est associé à SAP pour utiliser l’internet des objets et le Big Data dans les champs afin augmenter le rendement de chaque hectare exploité. L’inter-connectivité entre les propriétaires, les opérateurs, les vendeurs et les consultants agricoles aide les fermiers à augmenter leur productivité et leur efficacité. 

Les capteurs sur leurs équipements aident les fermiers à gérer leurs véhicules et réduit le temps d’utilisation des tracteurs tout en permettant d’économiser du carburant. L’information est combinée avec les données historiques et météorologiques, ou encore les données relatives à l’état du sol.

Limiter les effets des catastrophes naturelles et des épidémies

Les robots connectés peuvent aider à limiter les effets des catastrophes naturelles. Encore en développement, les futurs robots connectés et les technologies IoT, ainsi que les mécanismes de contrôle comme SORMAS de SAP, pourrait permettre de réduire l’impact d’épidémies comme Ebola.

Plusieurs obstacles à surmonter

Ce futur semble radieux, mais il reste de nombreux obstacles à surmonter. Le coût d’implantation de l’internet des objets est très élevé, et les investissements proviendront probablement de pays extérieurs. Par ailleurs, les risques de hacking sont une menace d’envergure. En outre, il est impératif de déployer des programmes de formation pour éduquer la population et lui permettre d’exploiter les opportunités offertes par cette nouvelle technologie.

La connectivité globale est essentielle. Pour l’heure, beaucoup de nations africaines sont en retard dans ce domaine. Le manque d’infrastructures peut cependant être bénéfique pour l’Afrique. Au lieu de mises à jour techniques graduelles, le continent peut directement sauter dans le wagon des nouvelles technologies d’une manière qui n’est pas possible pour les pays développés.

L’Internet des Objets arrive en Afrique, et les entreprises africaines ne peuvent ignorer cette nouveauté. Par ailleurs, être prêt à affronté les défis en termes de sécurité, et être capable d’articuler le retour sur investissement sont deux points essentiels pour profiter de ce nouvel essor.

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