Alerte arnaque à l’Assurance maladie : ce message peut vider votre compte bancaire, méfiez-vous

Lassée d'entendre parler de fraude, la rédaction d'Objeko décide de faire le point sur l'arnaque qui concerne l'Assurance Maladie. C'est tellement fourbe qu'on se doit de vous dire la vérité sur ces techniques malintentionnées !

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Après avoir cerné les banques, les créateurs d’arnaque mettent la barre haut. Cette fois, c’est l’Assurance Maladie est au cœur des débats !

Quand l’arnaque s’empare de l’Assurance Maladie !

Depuis sa naissance, autres pays jalousent les performances de l’Assurance Maladie. En effet, cet organisme surveille les Français comme le lait sur le feu. En nous indemnisant en partie des frais de médicaments, traitements et des désagréments de cet acabit, on sait qu’on peut compter dessus. Certes, les employeurs ont maintenant l’obligation de participer aux adhésions de mutuelle de leurs salariés. C’est une bonne chose puisque cette dernière va collaborer au remboursement à sa manière. Quoiqu’il en soit, si ces faussaires ne tentaient pas régulièrement de mettre à jour cette arnaque, tout irait bien dans le meilleur des mondes. En cette période de pandémie, Objeko vous demande de rester sur vos gardes. Le danger est partout  !

Qu’est-ce que le phishing ?

Que l’on dise « phishing » en anglais ou bien « hameçonnage » dans la langue de Molière, ça revient au même. Cette arnaque prend généralement les traits d’un banal mail ou d’un texto. Là où ça commence à sentir mauvais, c’est que l’expéditeur utilise les termes ou le logo des institutions (Trésor Public, Assurance Maladie, etc.) ou de sociétés célèbres (EDF, La Poste, etc.). Leur objectif est de récolter le maximum de données secrètes. Dans le cas qui nous occupe, ils exploitent des arguments tels que le « remboursement de soins » ou bien « des frais d’exception de la carte Vitale ». Quelle imagination… ça fait peur !

Après avoir rempli le formulaire, la victime de l’arnaque ne se doute pas que ses économies vont disparaitre en fumée. Pire encore, son identité dérobée, elle va avoir de sacrés soucis avec l’Assurance Maladie. Attentive à préserver sa réputation ainsi que protéger ses adhérents, elle tire la sonnette d’alarme. Dans des communiqués de presse officiels disponibles sur la Toile, elle nous assure qu’elle « ne demande jamais la transmission, par email ou SMS, d’éléments personnels (coordonnées bancaires, informations médicales, numéro de sécurité sociale, ou mot de passe) »

Après les sms, méfiez de l’arnaque dans ces mails !

Dernièrement, les pirates vont encore plus loin. La technique précédente semble maintenant ringarde. Donc, ils poussent le bouchon en appelant directement leur victime. En nous faisant croire qu’ils sont mandatés par l’Assurance Maladie, leur travail consiste à nous aider à créer un compte. Et pour ça, ils ont besoin de notre identifiant et mot de passe France Connect. Cher lecteur d’Objeko, si vous ne connaissez pas ce service, sachez que c’est le lien pour mettre à jour ses papiers (carte grise, passeport, etc.) ou bien pour contacter les impôts ou bien l’organisme de santé. Oups… l’arnaque se referme !

Vu que ce genre d’arnaque se multiplie à la vitesse de la lumière sur toute le territoire, les techniciens de l’Assurance Maladie nous donnent une astuce incroyable. Si jamais vous avez des doutes sur l’expéditeur de ce courriel, « positionnez le curseur de la souris sur le lien, sans cliquer dessus, afin de faire apparaître l’adresse« . Seul assurance-maladie@info.ameli.fr est valable. Pour le reste, c’est sans doute une tentative frauduleuse de rentrer en contact avec vous ou l’un de vos proches.

Un dernier détail pour la route

Si jamais des conseillers de l’Assurance Maladie vous appellent, ils n’ont pas le droit de demander à avoir accès à votre relevé d’identité bancaire. Si ça arrive, c’est souvent les trois derniers ou premiers chiffres. Quant au combo pseudonyme/mot de passe, c’est encore moins crédible ! Voilà maintenant, vous savez comment repérer cette arnaque à des kilomètres à la ronde.

Merci à nos confrères de Midi-Libre