Alerte, cette arnaque vide votre compte bancaire ! Il se fait passer pour un banquier…

Ce n'est pas évident d'être au centre une arnaque. Surtout quand le fauteur de trouble semble bien élévé. Visiblement loin d'être un cas isolé, la victime jette une bouteille à la mer !

©Weerapat/Epictura

Face à cette arnaque, on hallucine. Surtout que la banque ne veut pas rembourser Ah si la victime avait su, elle n’y aurait pas cru !

Une arnaque haute en couleur !

Dans les colonnes de La Chronique républicaine, cette histoire fait la une. L’action se déroule en Bretagne, et plus spécifiquement dans la cité médiévale de Fougères. Juste avant les fêtes de fin d’année, un appel téléphonique va bouleverser le quotidien de cette quadragénaire. En se faisant passer pour un employé de la banque, il souhaite faire le point sur ses finances. A-t-elle effectué ce paiement sur un site marchand ? Visiblement pas ! Affolée, elle ignore tout des procédures. Mais qu’elle se rassure… dans son malheur, elle a de la chance. L’instigateur de l’arnaque lui propose de régler le litige avec lui en direct, sans qu’elle ait besoin de se déplacer ni de signer des papiers. Les yeux fermés, elle accepte. Et là, tout va basculer !

Une arnaque bien rodée

Dans un premier temps, il commence par lui envoyer un faux lien où elle doit rentrer ses informations bancaires. Ce n’est pas la peine qu’elle précise ses coordonnées ainsi que son numéro de carte bleue. Eh oui, en tant qu’employé modèle, il les a déjà en sa possession. Objeko trouve que l’organisation de cette arnaque est tellement solide qu’elle réduit le moral des usagers à zéro. Aujourd’hui, c’est elle… mais demain, c’est peut-être l’un des membres de votre famille qui va être roulé dans la farine par une personne sans le moindre scrupule ?

 

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D’ailleurs, afin qu’il n’y ait pas de doublon, le faux salarié de sa banque lui demande de faire une mise à jour de ses questions de sécurité. L’objectif est de s’assurer qu’une telle méprise ne se reproduise plus et que tout « fonctionne correctement« , précise-t-elle à La Chronique républicaine. Après quelques simulations, il lui suggère d’effectuer un virement test, de trois puis de quatre chiffres. Pas de panique, il reste à ses côtés jusqu’à l’étape de la validation. Au moment de dire au revoir à la malheureuse, il pousse le vice et la félicite. « L’alerte a bien fonctionné et que mon compte est donc sécurisé. » À peine a-t-elle raccroché, qu’elle constate que ses économies ont fondu comme neige au soleil… Oups !

Rien ne se passe comme prévu

Objeko a bien compris que les soi-disant essais étaient en réalité plusieurs virements auprès de l’auteur de l’arnaque. Lorsque la victime décide de porte plainte, on l’informe que le contenu de ses maigres finances a été transféré sur un établissement en ligne. Il n’a donc pas la possibilité de le récupérer. Tout en lui précisant que plusieurs dossiers de ce genre attendent d’être traités, il lui recommande de prévenir sa banque. Et là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase déjà plein à ras bord. Contre toute attente et après quelques semaines d’investigations, son conseiller veut rester en dehors de toute cette affaire. Estimant que la mère de famille a fourni et validé ses codes d’accès de son plein gré, elle n’a pas à rembourser le moindre centime.

On l’aura compris, l’affaire prend une autre tournure. En déposant une plainte tout se manifestant auprès de la justice, elle espère faire bouger les lignes. Grâce à l’association UFC Que choisir, on lui recommande un avocat spécialisé dans ce genre d’arnaque. Et là, surprise ! Dans sa ville, quelqu’un a déjà vécu le même enfer. Cette fois, après de nombreuses négociations, la banque a été condamnée à procéder au remboursement.

Un homme averti en vaut deux !

Jamais rassasiés, les faussaires rivalisent d’ingéniosité pour détourner des fonds ou bien pour prendre le contrôle de nos données personnelles. Sans sombrer dans la paranoïa, il convient de ne faire confiance qu’à une poignée de proches. Du site marchant en passant par l’organisme officiel (Trésor Public, Pôle emploi, Ursaaf, Caisse d’Allocations Familiales, etc.), aucun agent n’osera vous demander vos codes d’accès ou un RIB. Baptisée phishing ou hameçonnage en français, cette arnaque a fait le tour du monde et a mis sur la paille beaucoup de gens sans défense. Suite au prochain épisode ! Prenez soin de vous, faites passer le message et ouvrez l’œil…

Merci à nos confrères de Capital et de La Chronique républicaine