Alerte info sur l’huile de tournesol : le nouvel or jaune, les prix flambent comme jamais

La panique a gagné le marché des matières premières. Et notamment de l'huile de tournesol...

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Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la fin de l’importation de certaines ressources menace les approvisionnements et les prix. Le risque de rupture d’approvisionnement de l’huile de tournesol dans quelques mois est donc réel. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’Objeko, va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

Une pénurie sur l’huile de tournesol ?

Il y a quelques jours, notre rédaction écrivait un article sur les augmentations de prix. En effet, la guerre en Ukraine va avoir des conséquences désastreuses sur le porte-monnaie des Français. Outre le prix du baril de pétrole, plusieurs produits devraient être impactées par ce conflit. On pense notamment au pain, au porc ou encore à l’huile. Il faut dire que le maïs et le tournesol pourraient ne pas être plantés dans le pays ces prochains mois. Mais si les prix vont augmenter, on craint aussi des pénuries.

La Russie et l’Ukraine ont une position dominante dans la filière de l’huile. Par exemple, l’Ukraine représente à elle seule, la moitié des exportations mondiales d’huile. Il existe une vraie dépendance des industries agroalimentaires européennes à ces importations. Il faut préciser une chose, le tournesol est la fleur nationale du pays. En effet, depuis le milieu du XVIIIe siècle, ils sont cultivés dans le centre et dans l’est du pays. Les graines sont alors utilisées comme encas ou sont broyées pour fabriquer de l’huile de tournesol.

Un risque de rupture pour la campagne prochaine

Si l’huile de tournesol est aussi populaire en Ukraine, c’est en grande partie du fait de l’influence de l’Église orthodoxe. En effet, pendant le Carême, elle avait interdit l’utilisation du beurre pour la cuisine, le lait étant d’origine animale. Il avait alors été remplacé par l’huile d’olive, d’origine végétale. Dans ce contexte, le blocage des ports fait peser une menace forte sur les approvisionnements mondiaux de cet oléagineux et de son huile. Si le risque est possible, il ne sera pas immédiat. En effet, il se profile plutôt pour la campagne prochaine.

 

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Dans le cas de ce scénario noir, il serait quasiment impossible de trouver des provenances alternatives suffisantes pour compenser. Et faire des changements de process et de recettes n’est pas aussi simple que cela dans l’agroalimentaire. D’autant plus que les autres huiles ne sont pas beaucoup disponibles non. En effet, on connaît depuis un an des faibles stocks sur l’huile de palme et de soja. Alors comment faire ?

Comment faire ?

Comment s’approvisionner et surtout à quel prix ? Et bien la réponse n’est pas simple. Il faut dire que l’huile de tournesol est une huile que l’on utilise principalement. Les dernières transactions se sont faites entre 3 500 et 5 000 euros les 1 000 litres. En 2021, cela s’élevait à 1 100 euros donc ca va être compliqué. Si ça continue comme cela, ce sera difficile de tenir. Cela va aussi impacter les éleveurs de volailles et de porcs notamment, qui nourrissent en partie leurs animaux avec du tournesol.