Alerte info : un produit alimentaire sur 8 est contaminé par des huiles potentiellement cancérigènes !

C’est un nouveau scandale alimentaire qui éclate. Alors que les consommateurs sont de plus en plus soucieux de manger mieux, en faisant attention aux produits qu’ils achètent et en faisant confiance à la France pour ne pas importer des produits contaminés, certaines huiles viennent jouer les trouble-fêtes. Elles contaminent en effet un produit sur huit comme le révèle l’association des consommateurs Foodwatch.

Un produit alimentaire sur huit distribué en France contaminé par des huiles possiblement cancérigènes !
© Mehrad Vosoughi / Unsplash

Alerte info : 152 produits testés par l’association 

Ce sont pas moins de 152 produits alimentaires achetés en France, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Autriche qui ont été testés par l’association des consommateurs Foodwatch. Parmi eux, 19 sont « contaminés par des hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH), soit un produit sur huit« . Cela ne nous parle pas vraiment quand on n’est pas connaisseur. Mais sachez que les hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH) sont, comme le rappelle l’association, « soupçonnés d’être cancérogènes et mutagènes. Leur influence sur le fonctionnement du système hormonal (perturbateurs endocriniens) a également été mise en évidence« . 

Pour mieux comprendre, sachez qu’un cancérogène (ou cancérigène et carcinogène) est le nom qu’on donne à un facteur qui provoque, qui aggrave ou qui favorise l’apparition et le développement d’un cancer. Cela peut être à la fois un produit chimique, une exposition professionnelle ou encore des facteurs liés au mode de vie. 

Un mutagène est une substance qui provoque des mutations, dans le domaine biologique notamment. Dans ce cadre-là, on parle de mutations pour parler de changements brusques du patrimoine d’un être vivant (en l’occurrence, nous, les consommateurs). 

Enfin, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « un perturbateur endocrinien (PE) désigne une substance ou un mélange qui altère les fonctions du système endocrinien et de ce fait induit des effets néfastes dans un organisme intact, chez sa progéniture ou au sein de (sous)-populations ».

 

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Foodwatch demande une tolérance zéro ! 

Pour l’association, il est difficile d’identifier la source de contamination. Mais le risque d’exposition est, selon Foodwatch, présent « tout au long de la chaîne de production pour tous les produits alimentaires« . Ces huiles sont en effet utilisées « comme liants anti-poussière, lubrifiants dans les machines de production, comme agents de démoulage, comme agents de polissage ou dans les adhésifs« . 

Suite à ces nouvelles révélations Foodwatch se veut alarmiste et demande « une réglementation qui impose une tolérance zéro pour les MOAH dans tous les aliments partout en Europe« . Il faut dire que, depuis 2015, l’association met en lumière la présence des MOAH dans plusieurs produits alimentaires couramment consommés. 

Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch France, se lamente dans un communiqué de cette situation préoccupante : « À chaque fois que nous testons des aliments, nous trouvons ces Moah en quantité inquiétante : les fabricants qui prétendent accorder la plus grande attention à la sécurité de leurs produits ne sont pas en mesure de garantir l’absence de ces contaminants toxiques. La solution est politique : il faut une réglementation de toute urgence pour protéger les consommatrices et consommateurs ». 

Une pétition européenne a été lancée par l’association. Elle demande à la Commission et à tous les États membres de l’Union Européenne de mettre en place une nouvelle loi afin d’obliger les industriels à s’assurer qu’ils ne distribuent plus des aliments contaminés. La santé des consommateurs est en jeu !

 

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Alerte: Consommez bien pour vos repas de Noël 

Alerte: Les fêtes de fin d’année approchent. C’est généralement l’occasion pour manger en famille de bons repas traditionnels, de se faire plaisir. Mais Foodwatch met en garde les consommateurs : ne vous faites pas avoir par des prix qui gonflent sans raison ou des étiquettes mensongères. En effet, certaines marques profitent des fêtes de Noël pour se jouer des consommateurs ! 

Foodwatch dénonce par exemple une boîte de dés de saumon fumé Lidl avec un emballage contenant « 63% de vide » (ou comment acheter de l’air), un foie gras en conserve Marque Repère (Leclerc) qui contient un conservateur, ou encore un pot de confit d’oignons de la marque Labeyrie qui, en fonction de sa place dans le magasin, est vendu quatre fois plus cher (s’il se trouve à côté des foies gras). Les consommateurs sont invités à faire attention, à comparer les prix, mais également à lire les étiquettes. Pour gagner du temps, vous pouvez aussi télécharger une application comme Yuka. Il vous suffit de scanner le code barre pour découvrir la note sur cent donnée au produit en fonction de sa composition. 

 


Pierre Lacoste

Passionné par l'écriture, je me suis tourné vers le métier de rédacteur web en 2018 après plusieurs années d'expérience pour plusieurs blogs. Les médias, la télévision, le sport et le cinéma n'ont aucun secret pour moi et j'aime faire partager mes passions aux lecteurs.