Alexandre Benalla en procès : ce proche d’Emmanuel Macron risque gros ?

Ce 13 septembre c’est la date de l’ouverture du procès d’Alexandre Benalla. L’ancien chargé de mission du président de la République devra répondre de plusieurs chefs d’accusation. Faisons le point sur les peines encourues.

Alexandre Benalla en procès : ce proche d'Emmanuel Macron risque gros ?
© Sipa

Alexandre Benalla faisait partie du cercle proche d’Emmanuel Macron. Il était en charge de la sécurité du président de la République. Mais il est amené à comparaitre devant le tribunal correctionnel car il aurait outrepassé ses droits. En effet, son procès se tiendra du 13 septembre au 1er octobre. Il est accusé de “violences volontaires en réunion” et d’avoir utilisé des passeports diplomatiques sans autorisation. Les violences en question seraient survenues le 1er mai 2018, pendant les manifestations de la fête du Travail. Quant au passeport diplomatique, il en aurait fait usage le 26 décembre 2018. Alors qu’il a été démis de ses fonctions au 1er août 2018 à cause de sa mise en examen pour violences volontaires.

 

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Alexandre Benalla se retrouve ainsi au cœur de ce que les médias appelleront l’affaire Benalla. Une affaire qui met en cause les pratiques douteuses, voire dangereuses, de l’ancien chargé de mission du président de la République. Et Objeko vous rappelle que, de fait, la réputation du gouvernement d’Emmanuel Macron était elle aussi entachée par les déboires d’Alexandre Benalla.

Alexandre Benalla sera entendu par la justice et jugé pour plusieurs chefs d’accusation

Les premières plaintes de civils contre Alexandre Benalla arrive au lendemain de la manifestions du 1er mai 2018. Mais ce proche d’Emmanuel Macron n’est pas vraiment inquiété. Bien que les civils disent avoir été battus par cet homme et qu’ils ont les preuves des coups sur eux. Il faudra attendre que la presse s’en mêle pour que des preuves fasse éclater l’affaire au grand jour. En effet, Alexandre Benalla était un homme de confiance aux yeux du président de la République.

Dans le journal Le Monde, en date du 18 juillet 2018, une vidéo circule et il est possible de reconnaître Alexandre Benalla. Il a un casque de policier sur la tête mais porte une tenue de civil. Il devait donc apparement être présent pour assister au travail des forces de l’ordre pendant la manifestation de la fête du Travail. Mais sur la vidéo, il se mêle à la foule et frappe un couple de manifestants. Objeko vous le disait, c’est donc deux mois après les faits que des preuves matérielles appuient les plaintes des manifestants malmenés par Alexandre Benalla.

Une résonance médiatique importante

Ainsi, le 19 juillet 2018, il est mis à pied et le parquet le met en examen et ouvre une enquête préliminaire. le parquet le place également en garde à vue au motif de “violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail”, “immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique”, “port et complicité de port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique”, “recel de violation du secret professionnel” et “recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection”. Et ce n’est qu’alors que l’Elysée entame une procédure de licenciement contre Alexandre Benalla. Le 1er août, il est démis de ses fonctions.

 

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Mais l’opposition doute que l’ancien proche d’Emmanuel Macron soit véritablement condamné pour ces méfaits. La polémique enfle alors sur la Toile et dans les médias. Cela prend de l’ampleur jusqu’à l’international. Et Emmanuel Macron est contraint, le 22 juillet, de reconnaître qu’il y a eu des dysfonctionnement au niveau de l’Elysée.

Quelles sont les peines encourues par l’accusé ?

Mais enfin le procès d’Alexandre Benalla commence. Du 13 septembre au 1er octobre, toute la lumière sera faite sur les faits qui lui sont reprochés. L’opinion publique attend des sanctions pour ne pas perdre confiance dans ses institutions. En effet, les proches du président de la République doivent respecter les lois au même titre que chacun des Français. Alexandre Benalla risque jusqu’à 3 ans de prison pour ses chefs d’accusation. Car il est non seulement en procès pour violences volontaires et pour s’être fait passer pour un policier, il est aussi jugé pour avoir utilisé des papiers diplomatiques sans y être autorisé.

 

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Ainsi, en plus des 3 ans de prison, la condamnation pourrait aussi s’assortir d’une amende conséquente. Ce sont 45 000 euros que risque de payer Alexandre Benalla pour les faits qui lui sont reprochés. Cependant, il nie avoir “tabassé” des manifestants. Il invoque les articles 53 et 73 du code de procédure civile qui stipulent que tout citoyen peut appréhender l’auteur d’un délit si il est pris sur le fait accompli, afin de le remettre aux forces de l’ordre. Objeko ne saurait prédire l’issue de ce procès. Mais nous pouvons au moins vous dire qu’il va faire couler beaucoup d’encre dans les médias. Et qu’Alexandre Benalla va se défendre pour éviter les lourdes peines juridiques qui planent au dessus de lui.


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.