Allocations de rentrée : une loi pour contrôler son utilisation et lutter contre la fraude…

Depuis toujours, les Français guettent le versement de l'allocation rentrée. Or, les Républicains viennent de jeter un pavé dans la mare. En voulant contrôler son usage, ne risque-t-elle pas de s'attirer les foudres des familles modestes ? Objeko fait le point !

© Skillz-Allocations de rentrée : une loi pour contrôler son utilisation et lutter contre la fraude…

Ancrée dans nos mémoires, l’allocation rentrée est-elle sur le point d’évoluer ? Les députés s’écharpent à ce sujet. Aïe, ça pique !

L’allocation rentrée sur le banc des accusés !

Si votre enfant rentre au cours préparatoire cette année, vous avez droit à l’allocation rentrée. Dans un premier temps, avant l’inscription au collège, l’État verse un peu près 400 euros . Il faudra attendre le lycée, et jusqu’aux 18 ans de l’élève, pour que la barre soit franchie. Revue à la hausse en 2022, le gouvernement espère convaincre les septiques. Hélas, la majorité peine à persuader l’opposition. Depuis les élections législatives, les autres députés sont en ébullition. Par exemple, le jour du discours de politique générale de la Première ministre, la NUPES crie au scandale. Tous les prétextes sont bons pour mettre des bâtons dans les roues à Elisabeth Borne. Cette fois, ce sont les Républicains qui sortent de leurs gonds. En osant malmener les fondements de cette mesure, ne risquent-ils pas de braquer les Français ?

A peine versée, aussitôt critiquée !

 

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Les députés Pierre-Henri Dumont et Annie Genevard jettent un pavé dans la mare. Juste après son versement à la mi-août, celle qui assure l’intérim précise que leur projet serait indispensable pour gérer « l’absence de contrôle sur les dépenses effectuées » ! Sans ce que cela soit vraiment officiel, certains « bénéficiaires » puisent dans l’allocation rentrée d’une bien étrangère manière. En tout cas, elle ne correspond en rien aux « besoins de leurs enfants. » Pour y remédier sans faire de vague, les rivaux d’Emmanuel Macron ont l’antidote. Pourquoi ne pas mettre « trousseau de fournitures » à disposition des étudiants ? Quant au moyen de distribution, elle muterait en « bons d’achats ». L’objectif assumé est que les « familles puissent habiller ou [se procurer] les livres et outils nécessaires. » Dès lors, ils proposent aux parents de produire une preuve telle qu’un « justificatif de scolarité pour éviter la fraude. »

Qui aura le dernier mot sur l’allocation rentrée ?

Interrogé à ce sujet, l’ancien ministre de la Santé Oliver Véran s’insurge. Pour le porte-parole du parti d’Emmanuel Macron, pas question de toucher au fond comme à la forme de cette aide. Qu’on ne compte pas sur lui pour ne pas atomiser les fauteurs de trouble. L’allocation rentrée demeure « une aide précieuse pour trois millions de familles pour financer les fournitures des enfants et faire face aux dépenses de rentrée. » En trois mots, il prend la température et donne l’état d’esprit d’un grand nombre de députés. « Arrêtons les stigmatisations« .

Une fois n’est pas coutume, c’est le même son de cloche du côté de la gauche. Celle qui défend la planète en a plus qu’assez d’entendre des débats autour de ce « marronnier ». Lassée par ce discours un brin paranoïaque et atomisant sur le comportement des parents qui utiliseraient cet argent pour s’offrir des « écrans plasma, jantes neuves [ou] smartphones » N’y tenant plus, elle tire à boulets rouges les gaullistes en les accusant d’entretenir « le vieux f*nt/sme des pauvres qui boivent l’argent des allocs ». Qui aura le dernier mot ? Suite dans le prochain numéro !