Allocations : les conditions pour bénéficier du RSA vont-elles se durcir ? On vous dit tout

Les bénéficiaires du RSA doivent-ils s’attendre à des conditions d’attribution plus strictes ? On fait le point ici !

© La Dépêche d’Évreux

Le Revenu de Solidarité Active, ou RSA, permet aux personnes les plus démunies de toucher un revenu minimum. Apparu en 2008, il s’adresse aux personnes d’au moins 25 ans. Et peut s’élargir sous certaines conditions aux 18-24 ans jeunes actifs ou parents isolés. 

Les bénéficiaires du RSA doivent-il se faire du souci ? En effet, on entend dire que les critères d’attribution pourraient durcir. Notamment le conditionnement du versement à une activité ou une formation. Dans le contexte des élections présidentielles, cette question revient sur le tapis.

Près de 2 millions d’allocataires du RSA en France

En France, 1,91 million de Français bénéficiaient du RSA fin septembre 2021. Cette allocation concerne donc un grand pan de notre société. Si cette aide solidaire n’est pas prête de disparaître, ses conditions d’attribution, pourraient, elles, évoluer.

 

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En effet, certaines personnalités du monde politique souhaitent ajouter un conditionnement de l’aide à un minimum d’activité. Emmanuel Macron et Valérie Pécresse se sont notamment exprimé à ce propos. Par ailleurs, le ministre de la Santé regrette que les bénéficiaires du RSA le reste pendant une longue durée., « Je suis pour qu’on arrête la situation actuelle qui fait qu’un bénéficiaire sur 2 est encore bénéficiaire quatre ans plus tard. L’accompagnement, l’insertion n’est pas suffisamment effectué dans notre pays.« , expliquait ainsi le ministre de la Santé au micro de France Info le 16 mars dernier.

Quelles seront les nouvelles règles d’attribution du RSA ?

Il semble donc que l’on se dirige vers un durcissement des règles d’attribution. Mais impossible de dire comment cela se traduirait-il concrètement. Un autre grand changement se met en place en 2022. Il s’agit de la pension de réversion. Essentielle pour aider les retraités qui ont perdu leurs conjoints, elle voit ses critères d’attribution évoluer cette année. 

Chaque année, des millions de retraités touchent cette aide. Elle a bénéficié ainsi à 4,4 millions de personnes en 2016. Soit une augmentation de 6,4% en 10 ans d’après les données de la Drees. Au total, cela concerne donc près d’un quart des Français retraités. Cette aide contribue à  réduire les inégalités de revenus quand femmes et hommes accèdent à la retraite.

En effet, c’est avant tout les femmes qui bénéficient de la pension de réversion car 89% des pensionnés sont des femmes. “Leur longévité et le fait qu’elles sont en moyenne deux à trois ans plus jeunes que leur conjoint expliquent pour une bonne part cette situation”, rapporte ainsi la Drees. L’organisme souligne également : “En outre, lorsqu’ils sont veufs, les hommes, en raison de leur niveau de pension de droit direct souvent plus élevé, ont des revenus qui dépassent plus fréquemment le plafond de ressources pour être éligibles à la réversion, quand celle-ci est soumise à condition”.

D’autres changements prévus en 2022 !

L’Assurance Retraite ne verse cette pension de réversion qu’à partir de 55 ans. Cet organisme prend également en compte la totalité des revenus. A savoir : les revenus professionnels, les pensions (retraite, invalidité, etc) mais aussi les indemnités (journalières maladie, accident du travail, etc) et les allocations (chômage, par exemple).

Chaque année, cette précieuse aide peut changer en fonction des fluctuations de vos revenus. Ainsi, vous devez avertir votre caisse tout changement dans vos ressources. Mais il existe des exceptions. Ainsi, votre pension de réversion ne peut pas changer 3 mois après la date d’effet de l’ensemble de vos retraites personnelles de base et complémentaires. Et également si vous ne pouvez pas prétendre à des retraites personnelles au 1er jour du mois qui suit votre âge légal de départ en retraite.

Pour obtenir cette aide, il faut avant tout signaler le décès de son mari ou de sa femme. Ainsi, il s’agit concrètement de déposer le formulaire de demande. Vous le trouverez sur le site de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Si vous pensez pouvoir prétendre à une réversion complémentaire, faites la demande auprès du régime dont dépendait l’assuré.

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