Amazon Prime : cette pratique douteuse trompent volontairement tous les clients, méfiez-vous

En un clic, on trouve et on commande tout ce qu'on veut à Amazon ! Hélas, de plus en plus de voix s'élèvent contre le géant du e-commerce. Objeko fait le point !

© AFP

Entre les internautes et Amazon, le torchon brûle ! En effet, plusieurs associations de consommateurs dénoncent son manque de clarté. Aïe…

Amazon dans la tourmente ?

Amazon a totalement révolutionné le monde. Pourquoi chercher pendant des heures alors qu’on est certain que la plateforme peut nous le livrer en 24 heures ? Plus qu’un bouleversement, certains magasins traditionnels en paient le prix fort, allant jusqu’à déposer le bilan. On pense notamment aux librairies qui ont des difficultés à s’aligner. Vu qu’il est unique, ce n’est pas qu’une question de tarif. Non, le souci provient davantage lié à la logistique. Aujourd’hui, même les enseignes alimentaires se plaignent du géant du e-commerce. Contre toute attente, une poignée de clients grognent contre ce dernier. Pourquoi et surtout quel recours ont-ils à disposition pour manifester leur colère ? Objeko brise le silence sur les tenants et les aboutissants de cette sombre affaire.

Le bouton de la discorde

À la fin d’une commande, on a tous été confrontés à ce dilemme. Combien de temps sommes-nous prêts à patienter pour l’avoir entre nos mains ? Pour un cadeau ou bien satisfaire un besoin momentané, les magasins de la Toile précisent toujours une date de réception. Or, chez Amazon, on tient à se distinguer des autres. S’il est comblé par la rapidité de prise en charge et de livraison, le client reviendra et fera passer le message autour de lui, c’est l’évidence. Donc, par l’intermédiaire d’un bouton proposant la gratuité et la garantie d’un délai de 48 heures, tout contribue à marquer des points dans l’inconscient. Hélas, ce qu’on ignore, c’est que ce lien est un guet-apens !


Avoir accès à un mois de livraison gratuite, ça ressemble presque à un miracle ! Hélas, dès que la période d’essai se termine, Amazon vous fera payer un abonnement à sa version Prime. En d’autres termes, après avoir cru quelques jours qu’elle vous faisait une fleur, la plateforme change de visage… et se transforme en démon ! Même si vous ne consommez rien après, la cotisation sera automatiquement prélevée sur votre compte. Aïe… pour ceux qui ont un petit budget, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Soucieux de faire des économies, ils cherchent un moyen de se désabonner. S’engage alors lent et pénible parcours semé d’embûches. Ce clic a changé votre vie, pour le meilleur et sans doute aussi le pire !

Une fois inscrit chez Amazon, c’est pour toujours ?

Récemment, nos confrères de Business Insider jettent un pavé dans la mare. Tout d’abord, la réputation de mauvais patron auprès de ses employés, Amazon doit y faire face tous les jours. Quant à ces nouveaux membres de Prime qui se sentent dupés puis lésés, ce n’est pas un scoop. C’est là que le projet Iliad rentre en scène. Au lieu de redorer son blason, il aurait été créé afin d’empêcher toute annulation. Oui, le bouton existe et la direction semble assumée… du mois en partie !

Un vent de révolte souffle dans les couloirs. Une poignée de salariés ne supporte plus cette manière de tromper la vigilance du consommateur lambda. Un simple calcul suffit pour savoir si la souscription à Prime est rentable ou pas. Si vous passez votre temps branché sur les rayons d’Amazon, pourquoi pas ! Par contre, si c’est une fois de temps en temps, car vous ne trouvez pas le produit ailleurs ou qu’il y a une promotion spéciale, ce n’est pas du tout intéressant. Aussi, les rebelles rassemblent des idées qui vont dans le sens du client trahi. Hélas, après un court test, elles sont aussitôt rejetées.

Qui aura le dernier mot ?

Dans les colonnes de Protocol, le second d’Amazon Prime tente d’éteindre l’incendie. « La transparence et la confiance des clients sont des priorités absolues pour nous. Par conception, nous faisons en sorte qu’il soit clair et simple de s’inscrire ou d’annuler leur adhésion à Prime. Nous écoutons continuellement les commentaires et cherchons des moyens d’améliorer l’expérience. » Ce problème n’est-il pas que la partie visible de l’iceberg ?

Aux États-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) analyse la colère des clients. Soucieux d’apaiser la concurrence et de faire respecter la loi, l’organisme a Amazon dans son collimateur depuis bien longtemps. En Europe, sa position de leader inquiète les autorités.

Alors, est-ce déjà la fin du règne de Andy Jassy ? En remplaçant le mythique Jeff Bezos, s’attendait-il à de tels ennuis ? Suite dans le prochain numéro d’Objeko !

Merci à Business Insider et Protocol