Notre test de l’Apple Watch

Présentée en fin d’année 2014 et disponible depuis presque 3 mois maintenant chez nous, il était temps de se pencher sur le nouveau produit de chez Apple, l’Apple Watch. Avec sa montre connectée, la firme à la pomme espère refaire le coup de l’iPod, de l’iPhone ou de l’iPad, à savoir sortir un produit qui existait déjà en donnant l’impression pourtant d’ouvrir un nouveau marché.

À l’inverse de la tablette, du baladeur, du smartphone ou encore de l’ordinateur, la montre est un produit que l’on porte tout la journée à même la peau et qui ne nous quitte qu’au soir venu, au moment de se mettre au lit. Avec l’arrivée sur ce nouveau marché, Apple a donc la possibilité de réinventer l’objet du quotidien qui est bien plus qu’un objet technologique comme elle le faisait jusque là.

La première difficulté d’Apple résidait donc dans ce compromis entre un bel objet, que l’on pourrait prendre plaisir à porter au quotidien, et un objet technologique qui apporte une véritable plus-value. C’est donc cette double ambition que l’on va essayer de décortiquer dans notre test aujourd’hui. Voilà plus d’un mois et demi que l’Apple Watch est à mon poignet, le moment d’en faire un bilan est donc venu.

Présentation vidéo de l’Apple Watch

L’Apple Watch, qu’est-ce que c’est ?

À cette question, on pourrait simplement répondre une montre. Pourtant, comme l’iPhone n’est pas qu’un simple téléphone, l’Apple Watch est en réalité bien plus qu’une montre. Il faut bien le reconnaitre toutefois, c’est en tant que montre que je m’en sers le plus souvent, là où l’iPhone me sert très peu à téléphoner.

L’Apple Watch est donc une montre de forme carrée à bords arrondis qui est disponible dans trois matériaux (aluminium, acier inoxydable et or) et dans deux tailles (38 mm et 42 mm). Les bracelets proposés avec la montre peuvent être changés rapidement et facilement et là encore, il y a une variété de matériaux et de modèles pour accompagner la montre.

L'Apple Watch existe dans trois versions.

L’Apple Watch existe dans trois versions.

Au dos de la montre se trouvent des capteurs dont le principal intérêt sera de mesurer le rythme cardiaque en temps réel. Le premier point négatif réside dans ce peu de capteurs là où l’on attendait un produit capable de mesurer bien plus de paramètres santé. L’arrivée de l’application Santé laissait présager de multiples capteurs sur la montre, il n’en est rien.

Enfin, l’Apple Watch possède aussi une molette sur le côté droit, qui surmonte un bouton physique qui servira à éteindre sa montre ou à accéder rapidement à ses contacts. La montre est assez sobre au final, elle se fond rapidement à votre poignet et son incroyable légèreté fait que vous l’oublierez très vite. La molette est aussi un bouton physique puisqu’il est possible d’appuyer dessus, pour revenir à la fonction montre par exemple.

À travers ce descriptif de la montre, vous aurez compris que celle-ci sert aussi de capteur santé. Bien entendu, sous le capot elle embarque de multiples composants que l’on retrouve dans les smartphones qui lui permettront de suivre vos mouvements ou encore de se connecter. De fait, l’Apple Watch devient un traqueur d’activité ou encore la télécommande de votre iPhone.

L'Apple Watch est capable de suivre votre rythme cardiaque.

L’Apple Watch est capable de suivre votre rythme cardiaque.

Pour en revenir à mon cas, l’Apple Watch me sert par exemple à changer la musique jouée sur mon iPhone sans que j’aie besoin de sortir celui-ci de ma poche. Il en sera de même pour les Podcasts (avec Overcast) et la radio (avec TuneIn Radio). Avec l’Apple Watch, je pilote aussi l’Apple TV de mon salon ou encore la présentation Keynote stockée sur mon iPhone.

L’Apple Watch sert aussi à mesurer mon effort physique quotidien (même si je lui préfère le Fitbit Charge HR, que je porte sur l’autre bras). On pourra d’ailleurs s’étonner que la montre d’Apple soit incapable de dire précisément combien j’ai fait de pas dans la journée. Pour cela, il faudra aller voir du côté de l’iPhone. Sur iPhone, les données sont récupérées au sein de l’application Activité, dont l’interface n’est pas ce qu’Apple a fait de plus beau, et l’application Santé.

L’Apple Watch permet aussi d’envoyer des messages, soit en les dictant, soit en sélectionnant votre réponse dans une liste prédéfinie et s’appuyant sur le contexte de la conversation. Elle permet aussi de recevoir ses notifications (que l’on pourra paramétrer via l’application Apple Watch sur l’iPhone) et pourra permettre, via Apple Pay, de régler ses achats dans un futur plus ou moins proche. Dans les faits, tous les usages que je viens d’énumérer deviennent assez rapidement naturels et le premier point positif est qu’avec l’Apple Watch, on a tendance à sortir bien moins son iPhone de sa poche.

Apple Watch

Voici le côté droit de la montre avec une molette et un bouton physique.

Une petite précision, depuis tout à l’heure je parle beaucoup d’iPhone en même temps que d’Apple Watch, cela est très simple, l’une ne peut pas aller sans l’autre. L’Apple Watch ne fonctionne pour le moment que jumelée à l’iPhone (à partir du 5) et si avec WatchOS 2 l’Apple Watch gagnera un peu en indépendance, le téléphone d’Apple reste toujours obligatoire pour le moment.

Enfin, comme sur iPhone et iPad, l’écosystème installé sur la montre permet aux développeurs de s’en emparer pour proposer de nouveaux usages. En vrac, je dirai que la montre me sert aussi à savoir sur quel quai se trouve mon train et s’il sera à l’heure (SNCF), à identifier le titre d’un morceau qui passe à la radio (Shazam), à suivre mes colis (Parcel), à accéder à mon agenda ou encore à gérer mes tâches quotidiennes (Clear). L’Apple Watch est donc une montre connectée, mais dans les faits, elle est capable de faire bien plus que de donner l’heure.

Comment fonctionne l’Apple Watch ?

Dans la première partie, nous vous rappelions que celle-ci possédait deux boutons sur le côté droit et que ces boutons avaient chacun un rôle. En réalité, la montre est avant tout un objet tactile que l’on prendra plaisir à tapoter ou caresser pour agir avec elle (je parle bien d’une montre hein). Pas de double tapotement ici, mais Apple invente un nouveau geste accompagné d’une nouvelle technologie, Force Touch.

Tapoter une fois avec le doigt permettra d’ouvrir une application ou encore de sélectionner un élément. En revanche, laisser son doigt appuyer fortement sur l’écran de la montre permettra d’accéder à un autre menu. Apple réinvente ici une sorte de clic droit qui permet de se différencier du simple clic. L’idée est très bonne et le geste entre vite dans la panoplie des gestes à effectuer pour interagir avec nos objets connectés du quotidien. Il se murmure qu’Apple aurait dans l’idée d’amener ce nouveau geste sur les futurs iPhone, preuve supplémentaire de la capacité qu’à la firme à la pomme de toujours innover.

Apple Watch

Force Touch permettra de personnaliser son cadran.

Si Force Touch est une excellente trouvaille, on ne peut pas en dire autant du bouton présent sur le côté droit qui n’a que 3 utilités. Il servira à allumer ou éteindre la montre, via un appui prolongé, à ouvrir la liste des contacts préférés et, couplé à l’appui sur la molette, à prendre une capture d’écran. Il y a fort à parier que ce bouton disparaitra dans une future version de l’Apple Watch.

La molette, en revanche, a parfaitement été exploitée par Apple et son utilisation est vraiment simplifiée. Celle-ci roule bien entre nos doigts et elle peut se servir à parcourir un texte ou des images, à agrandir une zone et son clic physique à sélectionner un élément. Les amoureux des montres y verront là un clin d’œil que fait Apple à l’univers de l’horlogerie. La molette ne sert plus à remonter votre toquante, mais à naviguer au sein de celle-ci, bienvenue au 21e siècle.

En parlant de remonter sa montre, les premières critiques de l’Apple Watch visaient essentiellement son autonomie. Alors oui, la montre n’est pas capable de tenir plus de 24 heures sans qu’elle ait besoin de venir prendre place sur son galet qui la recharge par induction. Mais dans la réalité, l’autonomie ne pose pas vraiment un problème si on s’est résolu à recharger sa montre toutes les nuits. L’Apple Watch est largement capable de vous suivre toute la journée sans vous donner des suées lorsque vous allez jeter un œil sur le niveau de la batterie. Pour le moment, la charge n’est jamais descendue en dessous des 25 %, même lorsque ma journée était très longue.

Apple Watch

Ma montre est posée sur un socle (vendu séparément) qui la recharge.

Pour autant, nous n’aimerions pas qu’Apple pense que recharger une montre toutes les nuits nous amuse et qu’elle fasse comme avec l’iPhone, proposer des modèles toujours plus fins avec une autonomie toujours égale sur les modèles à venir. J’aimerai beaucoup que ma montre soit au moins capable de tenir 4-5 jours sans avoir à la recharger à l’avenir, comme pour les traqueurs d’activité.

Enfin, l’Apple Watch fonctionne surtout grâce au Bluetooth qui permet de faire le lien entre la montre et l’iPhone et au WiFi, qui permettra à l’Apple Watch de se connecter en totale autonomie. La montre d’Apple est capable de récupérer les informations des réseaux WiFi de votre iPhone et s’en servira pour se connecter directement à un réseau. Pour le moment, la montre est totalement dépendante de l’iPhone à ce niveau-là.

La montre a pour le moment besoin d'être rechargée tous les jours pour que Mickey vous donne l'heure.

La montre a pour le moment besoin d’être rechargée tous les jours pour que Mickey vous donne l’heure.

Comme on n’arrête pas de le dire dans ce test, l’Apple Watch ne fonctionne pas toute seule, car elle a encore besoin de l’iPhone pour quasiment toutes les opérations. Si elle est appelée à prendre de l’indépendance dans les mois, et les années à venir, ce n’est pas encore le cas pour le moment. Outre le fait qu’il faudra donc disposer d’un iPhone pour faire fonctionner l’Apple Watch, vous serez obligé en plus de l’avoir en permanence près de vous… pour le moment.

L’application qui accompagne l’Apple Watch

Avant de commencer, si vous nous lisez et que vous n’avez pas encore d’Apple Watch, mais un iPhone, vous enragez peut-être de ne pas pouvoir supprimer l’application éponyme sur votre téléphone. En effet, depuis iOS 8.3, l’application Apple Watch est venue s’installer sur nos portables avec impossibilité de la retirer. Il ne restera plus à celles et ceux qui ne comptent pas s’acheter la montre, de la glisser dans un dossier baptisé applications Apple (ou poubelle).

Pour les autres, les heureux possesseurs de la montre connectée, l’application s’avère indispensable, ne serait-ce que pour configurer la montre. Si un menu réglages existe sur l’Apple Watch, c’est depuis l’application que vous installerez ou supprimerez les applications, que vous autoriserez les applications à envoyer les notifications ou que vous redisposerez ces mêmes applications sur l’écran de votre montre.

Il faudra paramétrer sa montre depuis l'iPhone.

Il faudra paramétrer sa montre depuis l’iPhone.

L’application ressemble à la section Réglages du même iPhone, mais pour éviter toute confusion, elle est dotée d’un fond noir. Vous aurez besoin de celle-ci pour jumeler l’iPhone avec l’Apple Watch, mais c’est aussi depuis celle-ci que vous pourrez stopper le jumelage et remettre l’Apple Watch à zéro.

La disposition des applications est la première fonctionnalité qui apparaît sur l’application, et si la montre permet de disposer les applications comme on l’entend, il faut toujours qu’elles soient en contact avec deux autres applications sur l’écran. On peut ainsi se laisser aller à dessiner des formes avec son nuage d’applications. Personnellement, je trouve que disposer les applications sur le springboard n’est pas la chose la plus aisée.

Si vous ne voulez pas être dérangé toutes les deux secondes avec le fameux « toc » sur le poignet (une vibration propre à la montre), on vous conseillera d’aller faire un tour dans la rubrique notifications afin de choisir les applications qui auront le droit de s’inviter sur votre montre.

L'application Activité reprend les éléments de votre montre.

L’application Activité reprend les éléments de votre montre.

Depuis l’application, vous pourrez aussi sélectionner les amis que vous souhaitez voir apparaître sur l’écran circulaire parmi la douzaine d’amis que vous pouvez choisir (écran qui ne sert que très rarement). Vous pouvez paramétrer les applications installées par défaut sur la montre et changer les paramètres généraux de votre toquante du futur. Bref, l’application vous permet de régler votre montre selon vos goûts et vos envies.

Dès que vous avez appairé votre montre avec votre iPhone, une seconde application apparaît sur l’écran du smartphone, l’application Activité. Cette application est donc distinctive de l’application Apple Watch, bien qu’elle en reprenne la couleur dominante, le noir.

Comme vous vous en doutez, ce programme ne s’intéressera qu’à la partie traqueur d’activité de l’Apple Watch. Cette application servira en réalité de journal de bord de votre activité avec possibilité d’y consulter votre historique et voir la galerie des trophées. La montre vous permet d’atteindre trois objectifs symbolisés par des cercles qu’il faudra remplir. Être debout au moins 12 heures dans la journée, faire 30 minutes d’activités sur la journée (la marche entre en ligne de compte) et brûler des calories. Ce dernier élément est le seul qui puisse être configuré.

L'application vous permet d'accéder à l'historique de vos performances.

L’application vous permet d’accéder à l’historique de vos performances.

Votre mission sera donc de remplir les 3 cercles et l’Apple Watch n’oubliera jamais de vous le rappeler dans la journée. Le fait que l’on ne puisse pas totalement personnaliser ses objectifs est tout de même un point négatif. De même, on est étonné de voir que marcher 10.000 pas par jour ne fasse pas partie des objectifs (bien que celui-ci soit difficilement réalisable).

L’autre partie de cette application sera réservée aux trophées qui symbolisent vos succès du quotidien. Si dans les faits l’idée est bonne, dans la réalité, on ne fait même pas attention à leur obtention. Apple a encore du travail à faire de ce côté-là pour proposer de vrais challenges aux utilisateurs et l’on n’est pas encore totalement persuadés de la pertinence de l’application Activité. Il faut voir dans le temps comment elle va évoluer.

Et l’interface de la montre ?

Intéressons-nous maintenant à l’interface de la première montre connectée d’Apple. Si la firme à la pomme s’est appuyée sur quelques principes mis en place avec l’iPhone et l’iPad, comme le springboard qui regroupe les applications, WatchOS met en place pas mal de nouveautés. On commencera pas rappeler Touch Force que l’on abordait plus haut et qui permet, via un appui prolongé, d’ouvrir un menu contextuel permettant d’effectuer une ou plusieurs actions. Jusqu’à présent, un tapotement sur l’écran permettait de sélectionner un élément ou d’ouvrir quelque chose, maintenant il permet d’ouvrir un nouveau menu. Voilà pourquoi plus haut nous comparions Touch Force avec le clic droit de la souris.

Sur le principe du centre de contrôle et de notifications, Apple a mis aussi en place deux volets qui apparaissent en glissant son doigt depuis le haut vers le bas ou du bas vers le haut. Lorsque je fais apparaître le volet situé en haut (en glissant vers le bas), je me rends compte qu’il est semblable au centre de notifications puisqu’il regroupe les notifications de la montre. Sur l’écran de la montre, un point rouge situé en haut vous indique d’ailleurs qu’il y a des choses à lire dans celui-ci. Un tapotement sur une notification ouvre l’application concernée, comme sur l’iPhone ou l’iPad.

Le Springboard de la montre est plutôt une réussite.

Le Springboard de la montre est plutôt une réussite.

En tirant vers le haut, on fait apparaître la fonctionnalité « glance », fonctionnalité qui permet de jeter un coup d’œil rapide à certaines applications. La fonction glance est une bonne idée, car elle permet en un geste d’accéder à certaines fonctions d’une application sans ouvrir celle-ci. C’est depuis cette fonctionnalité que vous pourrez régler le mode de votre montre (avion, silencieux ou normal).

Glance n’est pas disponible sur toutes les applications, mais les développeurs l’exploitent plutôt bien. Glance permettra ainsi de changer le volume de votre musique ou le morceau en train d’être joué sans lancer l’application musique. Vous pourrez aussi observer votre rythme cardiaque depuis cette zone, ou encore observer l’état de charge de votre Apple Watch. Glance s’avère bien pratique à l’usage et avec Force Touch, Apple tient ici une des bonnes trouvailles de son Apple Watch.

Pour ce qui est des cadrans, Apple en propose une dizaine par défauts que l’on peut personnaliser. Il est même possible d’y ajouter des informations comme le niveau de charge de la batterie, ses futurs rendez-vous, le lever ou le coucher du soleil, les fuseaux horaires et bien d’autres choses encore. Apple appelle ces petites options des complications, quasiment tous les cadrans en proposent. WatchOS 2 amènera son lot de nouveaux cadrans, en attendant qu’Apple permette aux développeurs de proposer les leurs.

La montre manque encore de cadrans.

La montre manque encore de cadrans.

Pour ce qui est du springboard, l’interface sur laquelle on retrouve les icônes des applications, Apple a opté pour des icônes circulaires dont on peut modifier l’ordonnancement via l’application Apple Watch installée sur l’iPhone. La molette permettra de zoomer ou dézoomer sur le springboard.

La qualité de l’écran de la montre connectée propose une résolution de grande qualité (du Retina) qui permet d’utiliser et de naviguer dans les applications avec un certain confort. L’affichage de l’heure selon la position du poignet permet de son côté d’économiser la batterie, ce qui est plutôt une bonne chose. Pour une première itération, on peut vraiment louer la qualité de cet écran protégé par un saphir de synthèse sur les modèles Edition et Classique et un revêtement Ion-X sur le modèle Sport.

Enfin, Apple a bien pris en compte le fait que le petit écran de la montre ne puisse pas accueillir de clavier digne de ce nom et permet, via l’assistant Siri, de répondre oralement à ses messages, ou via des réponses standards préparées à l’avance. Dans le premier cas, le résultat est plutôt probant et à la longue, la montre ne commet quasiment pas d’erreur dans la retranscription de ce que l’on dit. On pourra aussi envoyer le message vocal directement.

Bon point pour la qualité d'affichage de la montre.

Bon point pour la qualité d’affichage de la montre.

Pour ce qui est des emojis, Apple en intègre de nouveaux et Digitale Touch, autre nouveauté d’Apple, permettra d’envoyer de petits dessins ou les battements de son cœur à son interlocuteur/trice. Si la fonctionnalité est plutôt impressionnante et bien trouvée, dans la réalité on ne s’en sert quasiment jamais, sinon pour épater la galerie. Le faible nombre de montres en circulations est surtout l’explication du fait que cette fonctionnalité est délaissée pour le moment, il faut bien le dire.

Les points forts et les points faibles de l’Apple Watch

Commençons par les points forts de cette montre connectée qui a le mérite de parfaitement s’intégrer à l’environnement Apple. WatchOS est un système prometteur rempli de bonnes trouvailles comme Glance, Force Touch ou encore les complications, ces informations à afficher sur l’écran de la montre. La possibilité de personnaliser sa toquante, en changeant de bracelet, d’affichage de l’heure, est autant de petites choses agréables qui peuvent permettre de changer l’apparence de celle-ci sans changer de montre. L’Apple Watch devient aussi une télécommande et l’on s’imagine facilement dans le futur piloter son téléviseur depuis celle-ci ou encore lui parler pour interagir avec la télé ou d’autres objets connectés de votre quotidien (et c’est prévu). Enfin, même si les capteurs sont finalement peu nombreux, la montre est aussi un traqueur d’activité qui vous aidera à atteindre vos objectifs jour après jour.

Il doit exister une Apple Watch qui vous ressemble.

Il doit exister une Apple Watch qui vous ressemble.

Pour ce qui est des points faibles, l’Apple Watch n’en manque pas. La première déception vient de ses limitations comme traqueur d’activité. Par défaut, la montre n’est même pas capable de dire combien de pas nous avons parcourus dans la journée. Même si Apple s’est félicité de proposer 18 heures d’autonomie pour sa montre (dans la réalité c’est encore plus), celle-ci reste quand même très faible et il ne faudra jamais oublier de prendre son chargeur si l’on part en week-end. Bien que WatchOS évoluera déjà dans une version 2.0 à la rentrée, pour le moment le système d’exploitation est loin d’être parfait, même s’il est déjà bien abouti. Enfin, que dire de la lenteur de l’ouverture des applications sur la montre qu’il n’est pas rare de sortir son téléphone de sa poche pour accéder plus rapidement à une application, un comble. Ces quelques défauts de jeunesse sont autant de freins à l’utilisation d’une montre connectée au quotidien pour le moment.

On peut changer facilement le bracelet de sa montre.

On peut changer facilement le bracelet de sa montre.

8 Total Score
Des défauts mais séduisante !

Il est difficile de réaliser dès le premier coup le produit parfait et Apple ne l’a pas réussi. Entre une autonomie que l’on peut encore améliorer, la lenteur des applications à l’ouverture, un OS encore jeune et une application Activité presque inutile accompagnant des fonctions de tracking limitées, l’Apple Watch ne manque pas de défauts. Pourtant, Apple signe ici la première montre connectée séduisante dont on sent tout le potentiel à venir si on sait la faire évoluer dans la bonne direction à Cupertino. Avec WatchOS 2, la montre devrait s’affranchir un peu de l’iPhone par exemple. Les personnes réticentes à acheter cette première version ont presque raison tant on sent que les modèles à venir devraient apporter bien plus si Apple veut refaire avec sa montre le coup de l’iPhone ou l’iPod, à savoir devenir un produit incontournable, un maître étalon dans son domaine. Rendez-vous au test de l’Apple Watch 2 pour savoir si Apple a retenu les premiers enseignements de son nouveau produit. En attendant, l’Apple Watch est certainement à ce jour la meilleure montre connectée de ce jeune marché appelé à prendre du poids dans les années à venir.

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1 Comment
  1. […] Lors de notre test du premier modèle que nous avions fait l’an passé, nous répondions très largement à cette question. L’Apple Watch est avant tout une montre connectée. C’est-à-dire qu’en plus de vous donner l’heure, l’Apple Watch permettra aussi de retrouver sur votre poignet vos notifications, messages, mail ou applications favorites dans un format optimisé pour la toquante d’Apple. […]

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