Arnaque au chômage partiel : cette dirigeante d’une société poursuivie par la justice…

Chaque système possède ses failles. Découvrez comment cette société a arnaqué le dispositif de chômage partiel du gouvernement.

©netPME

Les entreprises françaises et les salariés ont eu la chance de pouvoir profiter des aides du chômage partiel mises en place par le gouvernement. En effet, ces aides « Covid » ont permis de combler le manque de salaire quand les sociétés ont arrêté partiellement ou totalement leurs activités pendant les différents confinements. Mais, comme dans tout système, il existe des failles et certains en ont profité pour arnaquer l’État.

C’est le cas d’une femme de 41 ans qui a profité de ces aides, mais dont l’entreprise n’exerçait plus aucune activité depuis plusieurs années. Dommage pour elle, elle s’est fait rattraper par la direction des finances publiques ainsi que les autorités policières. Aujourd’hui, elle doit rembourser toutes les sommes dues… Un sacré pactole ! On sait que les escroqueries sont monnaie courante dans notre société moderne. Mais l’arnaque au chômage partiel, on n’aurait pas imaginé à ce point !

L’arnaque au chômage partiel est plus répandue qu’on ne le croit

Le dispositif de chômage partiel existe depuis longtemps, mais il a été modifié par le gouvernement pendant la crise sanitaire afin d’aider tout le monde à passer cette période compliquée. Ainsi, la France a profité du système le plus protecteur en Europe. Mais, quand est-ce qu’une entreprise a recours à ce système ? Quand une société baisse son activité en dessous du temps légal ou stoppe pour un moment donné tout ou partie de son activité, mais qu’elle ne souhaite pas rompre les contrats de travail de ses salariés, alors, elle utilise le dispositif du chômage partiel. Et comme il y a des escrocs dans tous les domaines, et bien l’arnaque au chômage partiel ne s’est pas fait attendre.

À quoi sert le chômage partiel ?

À la base, ce système a été mis en place pour permettre à une entreprise de gérer une baisse d’activité temporaire sans licencier ses salariés. En effet, le but premier est que les personnes conservent leur travail et que les entreprises possèdent moins de charges pendant cette période de difficulté. Quand le chômage partiel perdure après 6 semaines, le contrat de travail des employés est considéré comme suspendu. Ces derniers deviennent alors des demandeurs d’emploi et ils peuvent même toucher les prestations sociales, comme l’allocation d’aide au retour à l’emploi, appelé ARE. Pendant la crise sanitaire, tout ce système s’est assoupli pour permettre aux entreprises de faire face à la pandémie.

 

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Découvrez la société qui a abusé de cette arnaque au chômage partiel

Depuis l’arrivée de la Covid-19 et des protocoles sanitaires, le ministère des Finances chiffre à près de 20 milliards, la somme de l’arnaque au chômage partiel. La DGFIP (Direction générale des finances publiques) essaye de récupérer ce montant faramineux. Par exemple, le 3 mars, nous avons eu vent du cas de cette entreprise toulousaine. La police de la ville a pointé du doigt une dirigeante locale qui aurait reçu les aides « Covid » alors qu’elle n’y avait pas droit. En effet, la PME existe, mais n’a plus d’activité depuis plusieurs années. Bizarrement, la société a refait son apparition pendant la crise sanitaire de 2020 et elle a touché du chômage partiel. Le 23 mars, la responsable de cette entreprise se rend au commissariat avec son avocat pour un interrogatoire. Elle essaye de se justifier avec une histoire hallucinante face aux policiers.

Une grosse somme à rembourser

Elle raconte qu’une personne habillée comme un cadre supérieur est venue à son logement. Celle-ci lui aurait suggéré cette arnaque au chômage partiel pour escroquer l’état. Comme par magie, sans rien faire, elle perçoit sur son compte bancaire la somme de 16 500 euros… Au début, la DGFIP lui avait demandé de rembourser cet argent touché par erreur, ce qu’elle n’a pas effectué. Mais, étrangement, quelques jours avant sa venue au commissariat, elle avait réalisé un plan de remboursement. De plus, elle est attendue le 12 septembre dans le cadre d’une CRPC (reconnaissance préalable de culpabilité).