Arnaques : voici toutes les escroqueries dont il faut le plus vous méfier et vous protéger

Le nombre de plaintes déposées pour des arnaques a connu une hausse de 7 % en mai 2022. Quelles sont les dernières tendances et comment y faire face ? Voici ce que nous apprennent les études de l’Insee et du ministère de l’Intérieur. Objeko vous donne tous les détails.

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En mai 2022, les arnaques répertoriées par la gendarmerie et la police ont progressé de 7 % avec 36.755 victimes enregistrées, alors qu’elles étaient en petite baisse (- 2 %) en avril, d’après le bilan mensuel rendu public par le Service statistique ministériel de la Sécurité intérieure (SSMSI) le 7 juin 2022. De quoi faut-il le plus se méfier ?

De nouvelles arnaques

Alors qu’elles étaient stables sur le premier semestre 2019 après la forte hausse de janvier avant de repartir à la hausse jusqu’à la crise sanitaire, maintenant, les arnaques se situent à des niveaux supérieurs à ceux d’avant le premier confinement de 2020, indique ce service du ministère de l’Intérieur. Il répertorie les plaintes pour escroqueries et abus de confiance, usages frauduleux de chèques et de cartes bancaires, et types de faux.

 

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Sur l’année 2021, le nombre d’arnaques répertoriées par le SSMSI était en hausse de 15 %, d’après le rapport « Insécurité et délinquance en 2021 : une première photographie » édité en janvier 2022. Contre une progression de 1 % en 2020 – année du Covid-19, marquée par deux confinements de la population – et de 11 % en 2019. En 2021, les forces de l’ordre ont comptabilisé 423.000 arnaques ou infractions, contre 318.200 en 2016.

De nombreux dépôts de plainte

Ces chiffres restent partiels, car peu de personnes déposent plainte. D’après l’enquête Cadre de vie et sécurité (CVS) de mars 2022, conduite auprès de la population par l’Insee avec le SSMSI sur les atteintes subies en 2020 et le sentiment d’insécurité en 2021, seules un quart des victimes d’escroquerie bancaire se sont déplacées à la gendarmerie ou au commissariat de police, et 17 % déclarent avoir formellement déposé plainte.

Un nouvel outil existe : parmi les victimes d’arnaque qui ont déposé plainte en mai 2022, un peu plus de 10 % l’ont fait sur le site THESEE consacré aux arnaques en ligne, lancé en mars 2022.

 

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La hausse des escroqueries se retrouve dans toutes les régions et départements selon le SSMSI, qui se réfère au lieu de résidence de la victime, beaucoup d’escroqueries ont lieu sur le net. En 2021, les départements les plus touchés sont Paris (+ 1,4 point), les Hauts-de-Seine (+ 0,7 point), les Bouches-du-Rhône (+ 0,6 point), le Rhône (+ 0,5 point) ou encore la Haute-Garonne (+ 0,5 point).

Quels sont les bons réflexes à avoir ?

Entre 2010 et 2018, la proportion de foyers ayant été victimes de débit frauduleux sur leur compte a été multiplié par deux. Cela concerne des retraits faits sans leur accord en utilisant des données personnelles comme un numéro de carte bancaire obtenu de manière illégale. « En 2020, 1,3 million de ménages ont indiqué avoir été victimes d’une escroquerie, soit 4,4 % de l’ensemble des ménages.

 

Pour 71 % des victimes, le débit frauduleux a été fait après un achat avec une carte bancaire, dans deux tiers des cas sur le net. Il faut veiller à payer sur des sites ou dans des lieux sécurisés. Les seniors seraient moins concernés que les plus jeunes, selon cette enquête. En 2020, la proportion de victimes est de 2,7 % parmi les ménages dont la personne de référence est âgée de 60 ans ou plus contre 6,0 % pour les moins de 30 ans.

Depuis 2018, l’enquête CVS recense aussi les arnaques. Il peut s’agir d’une commande qui n’a jamais été livrée ni remboursée, d’une annonce qui s’est révélée être frauduleuse, d’un service jamais rendu, de fausses factures ou d’appels malveillants demandant d’appeler un numéro surtaxé, etc. Cela a pu se passer sur internet, par téléphone, par courrier ou par contact direct.

En 2018, 1,2 million de Français âgés de 14 ans ou plus avaient été victimes d’une arnaque, d’après les derniers chiffres disponibles. À l’époque, il s’agissait à 36 % de transactions qui n’avaient pas fourni les produits attendus. Les chantages ou les pièges progressaient, alors que les autres types d’arnaques baissaient.