Café : voici pourquoi son prix va augmenter dans les bars et les entreprises, on vous dit tout

Le café n’échappe pas à l’inflation. En cause : de mauvaises récoltes en Amérique du Sud… mais pas seulement !

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Préparez-vous à déguster encore plus vos café ! Car le prix du café en terrasse va augmenter. En effet, depuis plusieurs mois, les coûts de production ont excessivement augmenté. Et l’inflation n’arrange rien. Les professionnels doivent donc augmenter leurs prix pour rentrer dans leurs frais. En un an, le prix du café arabica a ainsi bondi de 39,2% !

 

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« On a augmenté les prix de nos cafés de 10 à 15%. Moi, je n’avais jamais connu ça! On n’a jamais augmenté nos prix en cinq ans, mais là on n’avait pas le choix », témoigne ainsi Laurent Bouchet-Guillaume, torréfacteur à Paris, au micro de BFMTV.

Mais pourquoi assiste-t-on à une hausse du prix du café ? Les grains les plus consommés au monde augmentent. Ce sont notamment les grains en provenance du Brésil, qui demeure le premier pays producteur de café au monde. Mais ce pays a souffert d’un important épisode de gel, suivi de fortes inondations. Résultats : ces intempéries ont détruit une partie des récoltes du café… jusqu’à 30% dans certaines régions !

5 centimes de plus à la machine à café !

Ainsi, les Français doivent s’attendre à bientôt payer plus cher leur café. Ces mauvaises récoltes couplées à l’inflation galopante expliquent ainsi la hausse du prix du café. Mais ce ne sont pas les seules raisons ! Car le transport coûte également de plus en plus cher ! En moyenne, le prix d’un conteneur vaut désormais 7000 euros, contre 3000 euros il y a peu !

Ainsi, dans les entreprises, le prix devrait grimper de 5 centimes de plus par café à la machine. « Dans le contexte de surinflation généralisée, les gestionnaires se trouvent dans une situation inconfortable, voire périlleuse »,  explique ainsi à nos confrères du Parisien Yoann Chuffart, le directeur général de la Fédération nationale de vente et services automatiques. « Ils subissent les hausses de prix, sans pouvoir les répercuter immédiatement et facilement sur le consommateur final », poursuit-t-il en effet.

5 centimes, ça parait peu. Mais quand on fait l’addition à la fin du mois, si l’on boit 2 à 3 café par jour, ça fait quand même 25 euros de plus pour les consommations les jours de semaine ! Heureusement, le café ne périme pas. Il se conserve en effet presque sans limite. Il perd seulement légèrement son goût au fil du temps. Le café moulu peut ainsi être bu jusqu’à 6 mois après la date limite que vous voyez sur l’emballage. Aucun risque sanitaire ici. Mais le café peut perdre certaines de ses qualités et de ses saveurs.

Mauvaises récoltes, inflation, hausse du prix du transport…

Sachez en effet qu’il faut distinguer la DLC de la DDM ! La DLC signifie « date limite de consommation ». Elle concerne principalement les produits frais tels que les viandes, les poissons, certains plats cuisinés, la charcuterie. Sur les paquets, impossible de se tromper : la date limite de consommation apparaît toujours sous la forme « À consommer avant le… ». Ainsi, le fabricant indique une date exacte à partir de laquelle il y a un risque microbiologique. Ici, pas question de jouer avec sa santé : on vous déconseille ainsi de manger ces produits après cette date.

 

 

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Mais il y a la DLC et la DDM. La DDM est ainsi une « date de durabilité minimale ». Sur les paquets, impossible de confondre avec la DLC : la date de durabilité minimale apparaît toujours sous la forme « à consommer de préférence avant le… ». Parce que la DDM indique une date à partir de laquelle les propriétés du produit se dégradent. Ainsi, il peut s’agit du goût, de l’aspect ou encore de l’odeur. Mais le produit se conserve très bien au-délà de la DDM. Ainsi, les conserves, les épices, les produits secs à l’image des pâtes, du riz, du quinoa, etc. présentent des DDM et non des DLC. Et aussi le café. Alors, si vous faites la chasse aux économies, c’est le moment de débusquer les vieux paquets de café dans vos placards !


Alix Brun

Passionnée de rédaction, je m’intéresse à tous les sujets qui animent l’actualité française et mondiale. Rédactrice web de profession, j’ai à coeur d’informer le lecteur de la manière la plus précise possible, tout en offrant une information qualitative. Pigiste pour Objeko, j’ai également pour but de contribuer à un canal d’information distinct des grandes rédactions journalistiques omniprésentes sur le web, offrant ainsi un point de vue différent sur notre actualité quotidienne.