Cancer colorectal : ce traitement prometteur a guéri 100% des patients !

Quand on est atteint d'un cancer colorectal, tout s'effondre. Or, si on a le soutien de ses proches, tout devient possible. C'est pourquoi, cette étude devrait mettre du baume au coeur des proches. On fait le point !

©PHOTO : ISTOCK / CHRISCHRISW

Le diagnostic du cancer colorectal fait peur. Pourtant, cette étude devrait changer la donner et éloigner ce cauchemar sanitaire.

La fin du calvaire des malades du cancer colorectal ?

Pour bien différencier les symptômes du cancer colorectal des autres pathologies de cette même famille, Objeko ne compte pas insérer un vocabulaire scientifique. Ce genre de mots est bien trop compliqué à comprendre. Comme toujours, notre objectif est de synthétiser les choses afin que vous puissiez vous faire une idée globale. Sur le site de L’Assurance Maladie, on nous précise qu’elle  « se développe à partir d’une cellule initialement normale. [Puis elle] se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une masse appelée tumeur maligne ».

Alors qu’on pensait que celui de la prostate était le plus « fréquent » chez les hommes, on se trompait. Même son de cloche du côté de la gent féminine. Ce n’est pas le s*in ou le vag*in, mais bien le cancer du r*ctum qui est le plus souvent diagnostiqué. Ces dernières heures, la presse spécialiste est en ébullition. Après une longue étude, les résultats sont si prometteurs qu’ils méritent votre coup d’œil. C’est parti, suivez le guide !

Avancée de taille pour les malades du cancer colorectal

Les spécialistes du Memorial Sloan Kettering Cancer Center se souviendront toute leur carrière de ces longs mois compliqués. Ce dimanche, ils ont partagé leur optimiste en faisant la couverture du New England Journal of Medecine. Comme vous pouvez vous en douter, c’est le cancer colorectal qui était au centre de leurs microscopes. Cher ami d’Objeko, retenez bien ce nom : dostarlimab. Après l’avoir fourni aux patients pendant soixante jours, la tumeur a disparu des radars.


Dans les colonnes du New York Times (rien que ça !), le second auteur de cette étude partage sa joie. Il annonce fièrement. « Je crois bien que c’est la première fois que cela se produit dans l’histoire » de cette maladie. De son côté, le docteur Hanna Sanoff est admiratif. Bien qu’elle n’est pas participé à ce test, elle ne peut que saluer cette prouesse.

Une révolution médicale

Vous l’avez compris, les experts ont choisi le cancer colorectal pour mener leurs investigations. Plus spécifiquement, ils ont ciblé celui qui possède un souci d’ordre génétique. Surnommé MMrD à cause de ses nombreuses mutations, il vire rapidement à la catastrophe. Aussi, pour éviter que les choses génèrent et que d’autres organes en subissent les conséquences, décision est prise de changer le protocole. De janvier à juin, tous les 21 jours, ils recevront du dostarlimab. Si vous avez une amie, mère ou sœur qui a eu un souci à l’endomètre, elles ont sans doute eu affaire à lui.

Qu’est-ce que le dostarlimab ?

Classé dans la famille des « inhibiteurs de point de contrôle » et plus largement de tout ce qui concerne « l’immunothérapie », ce comprimé tient de l’exploit. Qu’on se le dise. Contrairement à ce que l’on préconisait jusqu’à présent, il ne cible pas la tumeur du cancer colorectal. Par contre, il sollicite « le système immunitaire d’une personne » afin que ce dernier puisse se défendre correctement. Parmi les 12 patients sélectionnés pour participer avec le dostarlimab, aucun n’a eu d’effets secondaires. Cependant, nos confrères du New York Times soulignent la quantité de cobayes. Comme Objeko vous l’a précisé plus haut, dans les services gynécologiques, les experts notent qu’une malade de l’endomètre sur « cinq a une forme de réaction indésirable« .

Dès la fin du traitement au dostarlimab, les patients ne sont pas lâchés en pleine nature. Pendant l’année qui a suivi, ils avaient souvent des rendez-vous afin de vérifier la taille de la tumeur. Lorsqu’on a constaté sa disparition, il y a eu aussi des investigations pour contrôler qu’elle ne se soit pas déplacée ailleurs.

Dernier scoop pour la route

Cerise sur le gâteau, l’étape de la chirurgie et de la chimiothérapie ont été rayées de la carte. Quand on souvient des nombreux désagréments de ce type de protocole, on ne peut qu’être ému de ne pas devoir perdre ses cheveux ou encore ces nausées épuisantes. Aujourd’hui, les chercheurs insistent bien sur le fait qu’ »aucun cas de progression ou de récidive. » Et c’est tant mieux !

Des résultats à prendre avec des pincettes ?

Revenons un peu au témoignage d’Hannah Sanoff. Habituée à commenter des données sur le cancer colorectal, elle souhaite nuancer les choses. Aussi, elle estime avoir peu d’informations à sa disposition afin de se faire une opinion. Elle est incapable de savoir si la « réponse clinique complète au dostarlimab équivaut à une guérison. »

Attention, elle ne balaie pas les efforts de ses collègues de la main. Pour preuve, elle se montre optimiste, mais tient à ce que l’on reste sur nos gardes. Ce cancer colorectal est tellement compliqué à gérer et répandu qu’il mérite tant une méthode thérapeutique adaptée. De quel côté êtes-vous ? Ceux qui croisent les doigts pour que le dostarlimab soit un « traitement révolutionnaire » ou dans le camp des méfiants ? Suite dans le prochain numéro d‘Objeko !

Merci à nos confrères du New York Times