Cancer de la prostate : voici les 5 signes qui doivent vous alerter !

Les hommes le savent, à l'âge de 50 ans, il est vivement conseillé de se faire dépister du cancer de la prostate. On conseille de faire le test entre 50 et 70 ans, même sans aucun symptôme. Mais quels sont-ils, d'ailleurs ? On fait le point avec vous sur ces signes qui doivent vous alarmer.

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Les premiers symptômes du cancer de la prostate

Comme pour tous les cancers, les symptômes de celui qui touche la prostate peuvent tout à fait être bénins. Cependant, il est toujours encouragé de consulter son médecin dès que vous êtes témoin d’un ou plusieurs de ces symptômes. Le premier de ces symptômes est le besoin fréquent d’uriner, et avoir certaines difficultés une fois installé aux toilettes. On parle d’un jet d’urine peu puissant, et qui s’interrompt régulièrement. Ce besoin d’uriner se fait également ressentir pendant la nuit. D’après l’étude de l’ANFUC, parmi les 159 sujets atteints de ce cancer, 90% avaient ce symptôme bien significatif

Attention toutefois, ne paniquez pas pour autant si tel est votre cas. Pour La Dépêche, le cancérologue et chirurgien urologue Guillaume Ploussard rappelle que ce symptôme peut être également totalement bénin : « La majorité des symptômes de difficulté à uriner chez l’homme, que ce soit le fait d’y aller fréquemment ou d’avoir du mal à uriner, est souvent le fait que la prostate grossit de manière normale avec l’âge, et c’est totalement bénin« .

Dans le cadre d’un cancer de la prostate, ce symptôme peut s’accompagner d’un autre, celui de la présence de sang dans l’urine et dans le sperme. Une nouvelle fois, ce symptôme peut tout aussi bien venir d’une simple infection urinaire. Mais si votre urine est rosée et que vous avez en plus de difficulté à uriner malgré une envie pressante, et plusieurs fois dans la journée, alors il est conseillé de voir rapidement votre médecin pour, dans le pire des cas, être rapidement pris en charge. 

Comment soigne-t-on le cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate évolue lentement. De ce fait, il n’y a pas d’urgence à le traiter, surtout s’il est découvert à un stade avancé (et c’est justement à cela que sert le dépistage, dès 50 ans). Plusieurs traitements existent pour en venir à bout. Il peut s’agir de chirurgie (pour enlever la prostate), de radiothérapie, de médicaments d’hormonothérapie et plus rarement de chimiothérapie. 

C’est aux médecins de rapidement voir si le cancer représente un faible risque, un risque modéré ou un risque élevé. Les décisions quant au choix du traitement sont prises en suivant. La chimiothérapie est généralement indiquée quand le cancer est métastasé. Mais elle est surtout utilisée pour contrôler les symptômes dus aux métastases, notamment la douleur. Elle n’est pas la priorité des médecins pour ce cancer, d’autant plus qu’on sait à quel point un traitement de chimiothérapie est lourd. 

 

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Un cancer qui se soigne bien… mais qui est encore tabou ?

Le toucher rectal qui permet dans certains cas de déceler la présence de ce cancer est-il à l’origine de ce tabou qui plane autour du cancer de la prostate ? Difficile à dire. Les progrès de la médecine étant ce qu’ils sont, le cancer de la prostate est un cancer qui est aujourd’hui bien pris en charge. Le pronostic vital, surtout si le dépistage se fait tôt, n’est que très rarement engagé. On se rappelle tous de la prise de parole de Jean-Pierre Pernaut quand il a annoncé très tôt être touché par ce cancer. 

Le célèbre journaliste n’a pas hésité à parler publiquement de son cancer. Hospitalisé, il a pu être opéré. Quelques jours après son hospitalisation, il s’était adressé à ses fans : “Tout va pour le mieux comme vous pouvez le constater. Tout s’est bien passé. Je voulais surtout vous remercier pour vos innombrables messages de soutien après cette opération. Ils me sont allés droit au cœur et cela m’a fait beaucoup de bien. Salut à tous et à bientôt, le temps de me remettre complètement.”

Dans Quotidien, il n’a pas hésité à en dire plus sur son opération et les jours qui ont suivi, sans tabou ni honte : “L’opération est lourde et après c’est un peu compliqué parce qu’on a une sonde urinaire pendant une semaine ou deux, ce n’est pas agréable. Et puis, ce n’est pas une honte de se balader avec une couche-culotte pendant quelques semaines ou quelques mois, puis après d’avoir des petits problèmes de couple. Ça, c’est sûr que ça met un petit peu de temps à revenir de manière normale.”  

 

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