Carole Bouquet résignée: L’actrice parle de l’amour comme une “illusion”. Ses ultimes confidences !

Carole Bouquet campe une psychanalyste dans la série "En Thérapie" sur Arte. Et pour elle, l’amour ne soignerait rien du tout !

© Starface

L’ancienne James Bond Girl a récemment été plébiscitée sur ARTE. La série “En Thérapie” a en effet reçu un accueil phénoménal du public. Le programme a rassemblé 2,1 millions de téléspectateurs dès son lancement, le 5 février dernier. Puis en moins d’un moins, ce sont 26,5 millions d’internautes qui ont rattrapé cette fiction en replay. La belle Carole Bouquet incarne l’un des rôles-phare, celui d’une psychanalyse.

“Son histoire d’amour avec Jean-Pierre Rassam, peut-être la plus grande de sa vie”

A cette occasion, la comédienne s’est confiée auprès de nos confrères du Point sur sa vie amoureuse. Il faut savoir qu’elle a connu de nombreuses histoires tout au long de sa vie. Si la plus médiatisée est sans conteste celle avec Gérard Depardieu, celle qui a le plus compté serait sûrement celle avec le producteur Jean-Pierre Rassam, au début de sa carrière. Aujourd’hui, la comédienne vit en couple avec Philippe Sereys de Rothschild. Malgré ces différentes unions, d’après elle, elle attacherait une plus grande importance à sa carrière qu’à ses états d’âmes amoureux. Découvrez pourquoi !

“On avait le sentiment de vivre quelque chose d’exceptionnel.”

Lors d’un entretien avec nos confrères de Ouest France, Carole Bouquet a expliqué avoir adoré participé au tournage de la série “En Thérapie”. “Les réalisateurs étaient tellement confiants que je les ai suivis. Il y a aussi la qualité de l’image. Un acteur sent tout de suite quand il est bien regardé. On avait le sentiment de vivre quelque chose d’exceptionnel. C’est à la fois très inquiétant et très jouissif. Comme sauter d’un pont très haut, se jeter dans le vide, même si je me sentais protégée.”, leur a-t-elle ainsi confié.

Carole Bouquet a ensuite joué le jeu de leur pitcher cette fiction signée ARTE. “C’est une série sur l’écoute, la parole, et, ce qui nous manque en ce moment, la présence. La présence physique de l’autre. Avec le personnage de Frédéric Pierrot, nous représentons deux formes de psychanalyse, deux discussions pointues mais totalement compréhensibles par tous. Nous avons d’ailleurs réécrit ensemble quand ça nous semblait trop abscons ou trop répétitif.”, a-t-elle ainsi fait savoir. “Lui ne peut pas travailler sans empathie, sans se mettre à la place de, sans avoir autour de lui le monde qui interfère, et moi dans une position plus dure, de psychanalyse plus ancienne. Il réclame La Puissance de la douceur, un livre d’Anne de Fourmantelle, une philosophe psychanalyste que je suis en train de lire.”, a-t-elle ensuite détaillé dans les colonnes de Ouest France.

La comédienne n’est pas une adepte de la psychanalyse

Si la série parle des traumatismes liés à l’acte terroriste du Bataclan, pour l’actrice, cette thématique résonne dans n’importe quel moment du quotidien. “Indépendamment de la psychanalyse, cette série, qui parle du Bataclan, fait écho à ce qui nous arrive et elle est malheureusement très pertinente. La privation de la proximité de l’autre fait remonter énormément de fragilité et d’inquiétude chez tout le monde.”, a-t-elle en effet poursuivi pour Ouest France.

Carole Bouquet fait en effet un parallèle avec la crise de la pandémie qui nous a tous éloigné les uns des autres. Pour elle, ce fut une épreuve très difficile à traverser. “Oui je vis mal de ne pouvoir toucher, embrasser, de ne pas regarder vraiment physiquement les gens, cette distance qui nous est imposée. Peut-on vivre comme ça ? Est-ce ce que cette vie est souhaitable ? Est-ce que cette vie est soutenable ? Cette distance nous évite d’être en danger de mort mais on peut aussi mourir de ne pas avoir affaire à des êtres humains.”, s’est-elle ainsi interrogée.

« J’ai longtemps vécu avec la certitude que l’amour pouvait guérir »

Plus récemment, Carole Bouquet a accordé un entretien au magazine Le Point pour parler de son propre rapport à la thérapie. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas proche du personnage qu’elle incarne dans la série ! « Je ne pense pas un mot du personnage de psychanalyse que j’interprète dans En Thérapie. Esther est du côté de l’empathie et de la compassion. J’ai déjà été en analyse. Je crois en la parole, mais uniquement comme idée. Je ne connais personne que la psychanalyse ait sauvé. Elle peut épauler, mais non soigner« , a-t-elle ainsi lâché.

Si la solitude du confinement a été très douloureuse pour elle, Carole Bouquet ne pense pas que l’amour puisse aider en quoi que ce soit pour soigner les blessures de la vie. »Qu’est-ce qui aide réellement à vivre ? J’ai longtemps vécu avec la certitude que l’amour pouvait guérir. Je pourrais même dire que c’est ma vie. Je sais maintenant qu’il s’agit d’une illusion« , a-t-elle ainsi révélé à nos confrères du Point. « Ce qui me rend heureuse aujourd’hui, c’est que j’arrive à construire des choses avec l’homme que j’aime, avec sa famille, et avec la mienne. »