Caroline Margeridon choque la toile avec un placement de produit très trompeur !

Caroline Margeridon est très présente sur les réseaux sociaux. Elle en profite parfois pour faire des placements de produits. Mais cette fois-ci, elle aurait pu s'en passer.

© Jacques BENAROCH/SIPA

Très active sur les réseaux sociaux, Caroline Margeridon est devenue une véritable influenceuse. D’ailleurs, l’acheteuse d’Affaire Conclue en profite pour faire parfois des placements de produits. Malheureusement, le dernier, a fait polémique. La rédaction d’Objeko va vous explique ce qui s’est passé exactement.

Caroline Margeridon fait la publicité de patchs anti-ondes

Caroline Margeridon est une décoratrice et acheteuse professionnelle. Elle est notamment connue pour sa participation à l’émission d’enchères Affaire conclue, présentée par l’animatrice Sophie Davant tous les jours sur France 2. Et justement, quand elle n’est pas en train d’enregistrer un numéro de l’émission ou tient sa boutique, elle passe du temps sur son smartphone. Si elle a l’habitude de faire un carton sur les réseaux sociaux, ce dimanche 9 mai, elle a fait parler pour tout à faire autre chose. En effet, ce jour-là, elle a évoqué auprès de ses abonnés Fazup, une société qui vend des patchs à coller sur nos smartphones.

 

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D’après ce que l’on sait de ce produit, c’est qu’il promet de réduire les ondes émises par le téléphone afin de nous protéger. Mais évidemment, cette promesse n’est pas très certaine. Ainsi, la marque est régulièrement pointée du doigt pour la communication qui l’entoure. Nous pouvons vous dire qu’en 2020, Fazup avait par exemple été accusée d’effrayer les futures mères pour vendre ses patchs. En effet, par le biais d’une publicité, on pouvait voir une femme enceinte en train de consulter son smartphone. En légende : « Cette maman ne sait pas que son bébé est en danger ». 

Une marque qui joue sur les mots

En jouant sur la peur, Fazup espère donc faire un carton. Mais pour éviter de dire des mensonges et être punissable par la loi, la marque joue sur les mots : « Nous écrivons par exemple que notre produit élimine la sensation de maux de tête, non qu’il élimine les maux de tête », ont notamment assuré les fondateurs de la marque à BFM Tech. Pour eux, si les gens comprennent autre chose, ce n’est pas de leur faute. De son côté, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait mené une enquête sur ce domaine et conclu qu’il s’agissait d’un « marché qui exploite l’anxiété des consommateurs ». Rien de répréhensible donc.

 

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Mais attention, les influenceurs peuvent être attaqués, eux. En effet, dans son document pour la publicité, la marque met en avant le fait que les patchs réduisent certaines maladies. On peut donc lire : « En caractères rouges, Fazup incite les influenceuses à préciser les effets de ses patchs sur leur santé, en leur demandant de mettre l’accent sur la réduction de maux de tête, d’acouphènes, de troubles du sommeil, de picotements, d’échauffement de l’oreille, ou encore de vertiges. Autant d’éléments que l’on retrouvera dans les différentes publications, ou stories ».

Un procédé illégal ?

Après avoir partagé à ses abonnés plusieurs avis de personnes vantant les mérites de la marque, Caroline Margeridon a partagé un code promo. Ceux qui souhaitent s’acheter un patch, pourront donc profiter de 30% de réduction grâce à elle : « Les amours, bénéficiez de -30% sur le site de Fazup avec mon code CAROLINE30. Satisfait ou remboursé sous 30 jours ». Un avantage pour les internautes, mais également pour l’acheteuse d’Affaire Conclue. En effet, les influenceuses avec lesquelles travaille la marque sont « rémunérées par une commission sur les ventes ». Mais attention, pour faire de la publicité, il faut respecter les règles.

Ce que l’on peut d’ores et déjà vous dire, c’est que ce type de procédé est illégal. Pire même, il est passible de poursuites. En effet, pour faire de la publicité, il faut toujours mentionner l’intention commerciale d’un contenu. Et ici, Caroline Margeridon ne l’a pas fait: « Ne pas mentionner l’intention commerciale d’un contenu est considéré comme une pratique commerciale trompeuse, punie par la loi. Les pratiques commerciales trompeuses sont punies d’une amende pouvant aller jusqu’à 300.000 euros et jusqu’à deux ans d’emprisonnement », nous explique l’ARPP. Mais évidemment, comme vous pouvez vous en douter, rares sont les influenceurs à être réellement poursuivis.