Charles Aznavour : un proche balance ses terribles excès, « La rechute avait pris la forme…”

Des proches du chanteur font d’incroyables révélations dans le livre Aznavour vu de dos, qui paraîtra le 19 mai. On vous en donne des extraits.

© JC Tardivon/SipaPress

Charles Aznavour : Ces deux-là ont bien connu Aznavour. Alors, ils ont décidé de lui consacrer un livre, Aznavour vu de dos, l’homme derrière l’artiste. L’ouvrage paraîtra le 19 mai. Les auteurs, ce sont le pianiste Erik Berchot et l’éditeur Gérard Davoust. Chacun revient sur sa connaissance de l’homme. Car ils ont beaucoup côtoyé le chanteur.

 

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Ils ont notamment observé son penchant pour les excès. « Il m’avait rapporté une anecdote survenue dans les années 1950, lorsqu’il se trouvait au Québec. Il ne se sentait pas bien, il avait des malaises. Inquiet, il a pris rendez-vous avec un médecin. Celui-ci l’ausculte tout en lui posant des questions », raconte ainsi dans les pages de , Télé-Loisirs celui qui a connu Charles Aznavour dans les années 1970. 

« Je ne vous donne pas plus de trois mois à vivre ».

Le chanteur a alors répondu au médecin boire « un peu de tout, mais surtout du whisky ». Alors le docteur lui a tendu un cadeau assez particulier. Il a pioché dans son armoire parmi « une multitude de mignonnettes«  : « Profitez-en bien, dégustez-la, parce que, si ce n’est pas la dernière que vous buvez, je ne vous donne pas plus de trois mois à vivre ».

Charles Aznavour a pris une grosse claque ce jour-là. « Il n’a même pas voulu goûter la topette que lui proposait le praticien. », confie ainsi Gérard Davoust. Alors Charles Aznavour prend une décision radicale : il « arrêtera net sa consommation d’alcool ». Malheureusement, ce ne sera que pour un temps.

« Bien plus tard, il buvait modérément, raisonnablement, sans jamais faire d’excès », se rappelle-il ainsi, selon Télé-Loisirs. Sauf « une des rares fois », du côté de Saint-Tropez. « La rechute avait pris la forme de bouteilles de champagne. Là, il a vraiment bu la coupe de trop », explique en effet l’éditeur de l’artiste. Il souhaite d’ailleurs partager une anecdote : « Alors qu’il avait passé la cinquantaine, il se sentait tellement euphorique qu’il s’est lancé dans une danse traditionnelle russe très acrobatique qu’il avait apprise avec le fameux maître de ballet Yeltsoff quand il était adolescent ».

Charles Aznavour : son penchant pour l’alcool

« Il ne pouvait plus marcher. Il s’était bousillé un ménisque ! Et il a fallu l’opérer et il a mis du temps à s’en remettre », poursuit le collègue  de Charles Aznavour, qui nous a quittés en octobre 2018. 

En 2014 dans les colonnes de Paris Match, le chanteur ne cachait plus son penchant pour les boissons alcoolisées. Au contraire, il osait alors en plaisanter. « J’ai bu, oui. Avec Pierre Roche, quand on travaillait au ­Faisan doré, à Montréal, on avait chacun un verre sur la table et on goûtait tout ce qui passait. Jusqu’au jour où j’ai eu des ­palpitations, avouait-il à confrères. (…) Maintenant, je prends un verre de vin avec mes amis, un porto parfois. Mais avant de chanter, je ne touche même pas un verre d’eau. Quand on m’offre une bouteille avant le ­spectacle, je la bois à la maison. Je suis un cas particulier… », expliquait-il alors.

 

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Et de poursuivre : “Je ne suis pourtant pas un auteur humoristique. Mais j’ai de l’humour au quotidien, je manie aussi l’ironie quand je dis “mes allers sont sans retour”. Ça m’amuse et je sais que je vais être ­compris. Je suis souvent fier de ce genre de trouvailles. Car ma seule fierté finalement est dans mon écriture, pas dans mon métier de chanteur. Tout le monde peut chanter, tout le monde ne peut pas écrire. Pourquoi je suis sur scène ? Parce que j’écris des chansons.” Et il avait un talent incroyable…