Chèque alimentaire : tout savoir sur cette aide du gouvernement en 3 questions

Après avoir été évoqué pendant la campagne, l'executif donne des informations claires sur le chèque alimentaire. Versement, ciblage, conséquences sur le pouvoir d'achat, Objeko vous raconte tout !

©par Camille Dubois

Ce chèque alimentaire n’est pas encore imprimé qu’il suscite déjà énormément de polémiques. Pour vous aider y voir plus clair, on a enquêté !

Dernières nouvelles autour du chèque alimentaire

Cher lecteur d’Objeko, si vous approchez de votre quarantième anniversaire, vous avez sans doute dû entendre parler de la précédente vague d’inflation ? Pour rappel, elle a eu lieu au milieu des années 80. De plus, à l’époque, nous n’avions pas autant de difficultés à trouver un travail. Une chose est sûre. Les économistes ont tendance à se remémorer cette ancienne crise afin d’apaiser le moral des Français. Hélas, ils n’y parviennent pas forcément. Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait évoqué la distribution d’un chèque alimentaire. Lors du débat d’entre deux tours, il se souvient même à quel point il avait dézingué sa rivale Marine Le Pen à ce sujet. Selon lui, ajuster la TVA sur les produits de première nécessité ne suffira pas. Dès lors, ses électeurs l’attendent au tournant et lui demandent d’agir en urgence. Deux mois après sa victoire, où en est ce projet ?

À quoi va-t-il ressembler ?

Pouvoir d’achat. Ces deux mots suffisent à réveiller la colère des foyers modestes. Depuis quelques semaines, les rayons se vident à la vitesse de la lumière. Et quand il reste quelques articles, ils se vendent à prix d’or. Est-ce qu’un chèque alimentaire de 30 à 60 euros va permettre de boucler les fins de mois difficiles ? Pour l’instant, nul le sait. En tout cas, le chef de l’État a l’air convaincu que sa solution est la bonne. C’est promis, on devrait en voir bientôt la couleur. Objeko se souvient comment la prime d’inflation avait suscité les doutes. Annoncé par l’ancien Premier ministre, il y a avait eu ensuite quelques couacs… À tel point qu’une plateforme spéciale a tenté de colmater les brèches.

Dans la presse régionale, le président réajuste la valeur de son chèque alimentaire. Elle pourrait varier entre 50 et 150 euros. S’agira-t-il d’un versement ou bien d’un bon papier ? D’ailleurs, est-ce que cela va dépendre de nos revenus mensuels ? De temps en temps, les ministres évoquent le nombre de personnes qui composent un foyer ? Du côté des gens qui vivent seuls, on ne comprend pas bien. Quand on a une petite retraite, ce n’est pas simple du tout de remplir son frigidaire. À moins que l’on ait un compte sur ses 6 applications, le chèque alimentaire pourrait être d’une grande utilité !

Allez-vous recevoir ce chèque alimentaire ?

Dans cet article, Objeko vous expliquait les tenants et les aboutissants de celui de l’énergie. Selon les statistiques fournies par le parti de la majorité, 38 millions de Français ont pu en bénéficier. Destiné aux « classes modestes et aux moyennes« , il avait pu permettre de faire quelques économies. Tout d’abord, on pouvait s’en servir pour payer sa facture d’électricité. Ensuite, si vous envisagez une rénovation de votre bien immobilier, les artisans l’acceptaient sous certaines conditions.

Juste avant le premier tour, invité chez Jean-Jacques Bourdin, l’ex-ministre en charge des agriculteurs avançait un argument de chic et de choc. « Aujourd’hui, le nombre de personnes concernées par cette inégalité nutritionnelle est de 8 millions. Moi, ma priorité, parmi eux, ce sont les jeunes, les 18-25 ans« . À ce sujet, on se rappelle que pendant la crise sanitaire, ils avaient souffert de ne pas avoir d’interactions sociales à l’université ou l’impossibilité d’avoir des loisirs. Vous l’avez compris, ce chèque alimentaire n’a pas fini de faire jaser. Il n’est pas encore imprimé qu’il crée déjà des remous dans l’opinion. Qui aura le dernier mot ?

De la qualité avant tout

Par l’intermédiaire du chèque alimentaire, l’objectif est d’essayer d’inciter les Français à revoir leur copie en matière de nutrition. En effet, Objeko a beau vous donner des conseils pour enlever les pesticides des tomates, ce n’est pas toujours en évitant d’acheter bio. Fraichement nommée, la Première ministre n’y va pas par quatre chemins. Un second « dispositif ciblé » sera amorcé juste après les législatives. Son leitmotiv ? «  Permettre à tous les Français d’accéder à des produits de qualité. »

Merci à nos confrères de La Dépêche