Chèque énergie : voici les dates de versement prévues selon les départements

Les Français les plus modestes vont recevoir un chèque énergie dont la somme est comprise entre 48 euros et 277 euros en fonction des revenus. Mais l'envoi de ces chèques diffère selon le département dans lequel vous vivez. On vous donne toutes les dates dans cet article pour savoir quand vous recevrez votre précieux chèque, celui qui vous aide à payer vos dépenses énergétiques.

©PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Stéphane Mortagne

Les chèques énergies : rapide état des lieux 

Ces aides de l’État ont été généralisées en 2018 dans le but de remplacer les tarifs sociaux de l’énergie. Elles sont versées à certains Français en fonction de leurs ressources pour payer les factures d’énergie, pour l’achat de combustibles et pour réaliser certains travaux énergétiques. Les chèques sont nominatifs : ils ne peuvent pas s’échanger. En 2022, l’État annonce que le montant des chèques varie entre 48 euros et 277 euros par an, en fonction des ressources. Vous pouvez savoir, en ligne, si vous êtes éligible. Vous n’avez, en tout cas, aucune démarche à faire pour demander le chèque. Il est automatiquement délivré aux personnes éligibles. 

Pour rappel, l’État a mis en place un nouveau chèque énergie d’une valeur unique de cent euros en 2021. Toutes les personnes qui touchent un chèque énergie ont reçu cette aide supplémentaire. En 2022, pour bénéficier de ce chèque, le revenu fiscal de référence divisé par le nombre d’unités de consommation doit être inférieur à 10.800 euros. 

 

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Le calendrier des versements pour l’année 2022

De nombreux Français attendent chaque année ce chèque qui les aide, surtout, dans le paiement des factures. Le versement se fait en cinq fois. La date dépend de votre lieu de résidence. Voici le calendrier : 

Du 30 mars au 1er avril : Pas-de-Calais, Nord, Bas-Rhin, Eure-et-Loir, Somme, Aisne, Oise, Isère, Corse, Gironde, Ardennes, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique

Du 4 avril au 8 avril : Marne, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Territoire de Belfort, Vosges, Haut-Rhin, Haute-Marne, Aube, Deux-Sèvres, Haute-Saône, Doubs, Jura, Saône-et-Loire, Nièvre, Yonne, Côte-d’Or, Haute-Savoie, Ain, Savoie, Drôme, Allier, Haute-Loire, Rhône, Ardèche, Loire, Cantal, Puy-de-Dôme, Seine-et-Marne.

Du 11 avril au 14 avril : Yvelines, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Orne, Val-d’Oise, Seine-Maritime, Eure, Loir-et-Cher.

Du 19 avril au 22 avril : Calvados, Manche, Sarthe, Cher, Loiret, Indre, Mayenne, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Vendée, Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine, Côtes-d’Armor, Finistère, Morbihan, Creuse, Corrèze, Haute-Vienne, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Gers.

Du 25 avril au 29 avril : Dordogne, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Landes, Hautes-Pyrénées, Pyrénées Orientales, Haute-Garonne, Ariège, Lot, Aveyron, Tarn-et-Garonne, Tarn, Aude, Hérault, Lozère, Gard, Mayotte, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes, Hautes-Alpes, Alpes de Haute Provence.

Les préoccupations énergétiques : un enjeu capital pour les élections

Avant le début de l’année 2022, les Français étaient inquiets de voir les factures d’électricité atteindre des niveaux tels que boucler les fins de mois devenait compliqué. Avec la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les jours à venir s’annoncent encore plus difficiles. Les pays occidentaux et européens ne veulent pas laisser le Président Vladimir Poutine impuni. Des sanctions ont donc été prises pour transformer l’immense pays en île coupée du monde. Le but ? Faire en sorte que ce conflit armé et inhumain cesse au plus vite. C’est pour cette raison que le Président Emmanuel Macron est en contact avec son homologue Russe. 

Mais voilà, la Russie est le premier exportateur mondial d’énergie (gaz, électricité, pétrole). Par conséquent, les prix augmentent. 

En France, cette guerre tombe en plein élection présidentielle. C’est l’occasion pour les candidats de travailler leur programme afin de mettre en avant, non pas des sujets qui font la une des médias sans inquiéter les Français (islam, immigration), mais le pouvoir d’achat. 

Le gaz et l’électricité doivent revenir dans le domaine public. Nous n’avons aucun besoin de la soit disant concurrence qui devait soit disant faire baisser les prix alors que c’est l’inverse qui s’est produit”, estime Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen veut baisser la TVA de 20% qui s’applique sur les taxes de consommation de gaz et d’électricité : « Ce qu’il y a de plus scandaleux dans les augmentations folles des prix de l’essence, du gaz, de l’électricité, c’est que grâce aux taxes et à la TVA sur les taxes, plus les français étouffent, plus l’État s’enrichit » indique-t-elle sur Twitter.

Anne Hidalgo souhaite également réduire la fiscalité sur les carburants : J’estime qu’on ne peut pas continuer à demander aux plus fragiles, aux plus modestes ou aux classes moyennes de payer le prix fort de la transition écologique« .