Chèque inflation… Les options du gouvernement face à la flambée des prix, le point ici

Le gouvernement envisage plusieurs scénarios pour faire face à une inflation record. Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, fait le point sur les différentes options.

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L’inflation atteint des record en ce début d’année 2022. Et la hausse des prix de l’énergie pesait déjà sur les budgets des Français à la fin de l’année 2021. Or, depuis le 2 mars, le président de la République avait fait savoir lors de son allocution concernent la guerre en Ukraine qu’il avait demandé « au Premier ministre d’élaborer, pour les prochains jours, un plan de résilience économique et social pour répondre à toutes ces difficultés ». Des difficultés directement en lien avec les « perturbations des flux commerciaux et l’augmentation des prix ». La deuxième semaine du mois de mars 2022 démarrait donc avec des discussions entre jean Castex et les « partenaires sociaux sur le pouvoir d’achat ».

Nos confrères du journal L’indépendant ont fait le point sur les différentes options envisagées par le gouvernement à ce stade. Car, l’inflation continue de s’attaquer aux prix de l’énergie et les Français attendent des mesures radicales pour qu’elle soit freinée au plus vite. Objeko vous donne tous les détails concernant ce sujet brulant de l’actualité. Puisque la guerre en Ukraine appelle des sanctions économiques contre la Russie. Or, elle fournit 40% du gaz utilisé chez les membres de l’Union européenne, dont 20% en France.

L’inflation se combat sur le terrain de l’économie

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, avait fait savoir qu’il ne reculerait pas devant l’idée de sanctionner la Russie économiquement. Mais qu’il fallait aussi se préparer à des contre-sanctions de la part de Vladimir Poutine et de son gouvernement. En effet, l’objectif est de se diriger rapidement mais surement vers une indépendance énergétique de l’Europe. Mais ce chemin est long et les conséquences sont déjà en train de peser sur le pouvoir d’achat des Français. Alors, invité ce 7 mars pour une interview d’Apolline de Malherbe, le ministre de l’Economie a envisagé plusieurs scénarios. Admettant qu’il était sage de se préparer à des catastrophes pour ne pas être pris de court.

Les discussions sont houleuses et le contexte est compliqué. La guerre en Europe, l’inflation qui gagne du terrain, la pandémie, les élections présidentielles qui approchent… Le gouvernement fait face à des situations sans précédents.

Des solutions concrètes qui deviennent urgentes

Selon les confères d’Objeko chez L’indépendant, il est question d’un potentiel nouveau chèque inflation notamment. Mais aussi de la baisse des taxes du carburant ainsi que de la mise en place d’un bouclier tarifaire. La nouvelle indemnité envisagé par le gouvernement viendrait s’ajouter à celle déjà mise en place pour 38 millions de Français. Un chèque de 100 euros pour toutes les personnes aux revenus inférieurs à 2 000 euros net par mois. Mais nos confères soulignent, à juste titre, que le caractère ponctuel de cette réponse à l’inflation serait jugée insuffisante. Puisque les prix de l’énergie ne cessent de grimper et que les sanctions contre la Russie vont compliquer la situation rapidement.

Concernant la possibilité de la baisse des taxes sur les carburants, le gouvernement avait déjà fait savoir que c’était beaucoup trop onéreux. En effet, avant de mettre en place l’indemnité inflation c’était une option qui était sur la table. L’indépendant signale alors que Bruno Le Maire expliquait, sur les ondes d’Europe 1 en octobre dernier, que c’était une option peu rentable. Non seulement pour les finances de l’Etat mais aussi pour celles des Français, Objeko vous l’accorde.

Enfin, la solution d’un « bouclier tarifaire » arrive sur le tapis. Une solution qui pourrait donc se mettre en place pour éviter de voir exploser les prix du gaz dans les prochaines semaines et es prochains mois. D’ailleurs, un tel dispositif existe déjà pour lutter contre l’inflation. Bloquant l’augmentation des prix de l’électricité à hauteur de 4%. Selon Bruno Le Maire, sans cette décision du Premier ministre, les Français accuseraient déjà le coup d’une augmentation de 40% des tarifs. Ce « bouclier tarifaire » pourrait alors se généraliser et surtout se voir prolongé. Néanmoins, le gel des prix de l’énergie aura un coup. L’inflation ne disparait pas, elle se déplace des finances des Français sur celles de l’Etat.