Coronavirus: un médecin de Nancy a trouvé une solution pour retrouver une vie normale

Une solution toute trouver pour revivre comme avant ?

Coronavirus: un médecin de Nancy a trouvé une solution pour retrouver une vie normale
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Coronavirus: Parce qu’il est médecin urgentiste à Nancy, Loïc Libot a réfléchi au problème des urgences trop souvent saturées. Il propose une solution pour accélérer le retour à la vie normale, même avec la circulation de Coronavirus !

Loïc Libot parcourt tous les jours les couloirs des urgences. Il a donc le temps de voir en long, en large et en travers les limites du système de soins français. Ce médecin propose ainsi une autre voie, radicalement différente. Au sein de la rédaction d’Objeko, on vous propose d’en savoir plus.

En effet, les services des urgences sont connus pour être engorgés. Trop souvent, des personnes vont se faire soigner aux urgences alors qu’elles devraient consulter par exemple un simple médecin. En tous cas, la solution que propose Loïc Libot a déjà été adoptée par d’autres pays. Alors, pourquoi pas la France ?

Loïc Libot a quinze ans d’expérience professionnelle derrière lui. Alors certes, sa proposition peut faire sourire certains, mais elle a été mûrement réfléchie. Elle ne date pas de la crise sanitaire du coronavirus ! En effet, ce médecin explique depuis longtemps qu’il faut “améliorer l’organisation actuelle des soins d’urgence”.

Déjà en 2019, dans une interview pour Esanum, il reparle du concept qu’il a créé en 2012 : celui de concept de “Centre de soins immédiats”. Loïc Libot part d’une constatation de base très simple : “70 à 80 % des patients n’ont rien à faire aux urgences”.

“Il faut sortir des idées standard.”

Mais aujourd’hui, à cause de la crise sanitaire, ces personnes qui engorgent les urgences démultiplient le problème. C’est l’effet boule de neige. Au micro de France Inter, le médecin urgentiste avance une idée pour faciliter le fonctionnement des urgences. Et aider l’ensemble des Français à retrouver une vie normale. “Il faut sortir des idées standard, on peut imaginer des espaces abrités, des gymnases, des halles, qu’on pourrait cloisonner et qui permettraient de décharger les hôpitaux des réanimations coronavirus les moins lourdes.”, commence-t-il ainsi par indiquer. “On pourrait former des internes à la réanimation pendant quelques semaines et les faire travailler dans ces structures.”, poursuit-il ensuite.

On n’y soignerait pas forcément avec autant de qualité que dans les services traditionnels des hôpitaux. Mais ça permettrait aux hôpitaux justement de se concentrer sur le hors coronavirus. Et bien sur les coronavirus en réanimation les plus graves.”, explique-t-il par ailleurs.

Pas plus cher que les milliards dépensés depuis un an !

“Ces structures ne se montent pas en trois jours, mais avec un peu de volonté, on pourrait les installer en quelques semaines”, ajoute cet originaire de Nancy. Quant à leur coût éventuel, “ce ne sera jamais plus cher, même si ça dure des mois, que les milliards dépensés depuis un an pour maintenir fermés les restaurants, les commerces et les salles de spectacles.”, tient-il fermement à relativiser.

“Combien de temps tout cela va-t-il durer ?”

Pour Loïc Libot, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Car l’urgentiste fait face à un problème qui dure depuis trop longtemps. “Combien de temps tout cela va-t-il durer ?”, s’interroge-t-il en effet. Il explique se sentir concerné par les désastres économiques dus à la crise sanitaire, tout autant que l’impact psychologique de cette situation qui perdure et qui s’enlise.

“Autour de moi tout le monde est à bout.”

“On est au bout d’un système, poursuit-il, autour de moi tout le monde est à bout, les soignants, les chefs d’entreprise, les jeunes… et le problème, c’est que personne n’est capable de prédire jusqu’à quand on va devoir vivre avec ce virus. Personne ne peut prédire quand on en sortira, de même que personne n’avait prédit que des variants arriveraient aussi vite en portant autant d’incertitudes”, finit-il par lâcher.

Personne ne peut prédire quand on en sortira”, tient-il ainsi à rappeler. Sa solution pourrait au moins permettre aux restaurants, aux bars, aux commerces mais également aux lieux de culture de ré-ouvrir leurs portes au public.

Car les mesures du gouvernement n’ont d’autre but que d’éviter de saturer le système de soins. Or ces structures en dehors des hôpitaux pourraient justement doubler la capacité de réanimation. L’économie pourrait ainsi reprendre son souffle. “Ce ne sera jamais plus cher, même si ça dure des mois, que les milliards dépensés depuis un an pour maintenir fermés les restaurants, les commerces et les salles de spectacles”, rappelle-t-il.


Alix Brun

Alix Brun

Passionnée de rédaction, je m’intéresse à tous les sujets qui animent l’actualité française et mondiale. Rédactrice web de profession, j’ai à coeur d’informer le lecteur de la manière la plus précise possible, tout en offrant une information qualitative. Pigiste pour Objeko, j’ai également pour but de contribuer à un canal d’information distinct des grandes rédactions journalistiques omniprésentes sur le web, offrant ainsi un point de vue différent sur notre actualité quotidienne.