Denis Brogniart dévoile ce très grand trouble dont il souffre depuis la mort de son papa

Denis Brogniart a été grandement affecté parle décès de son père. Il était très jeune et en garde des stigmates invisibles.

© David Niviere / ABACAPRESS.COM

Denis Brogniart souffre d’un « trouble mental » pour ainsi dire. En effet, une certaine forme d’angoisse reste constamment attachée à lui. Elle s’est révélée à la mort de son père et ne le quitte plus. Invité dans l’émission d’Anne-Elisabeth Lemoine, C à Vous, il témoignait à ce sujet. Mais ce n’était pas là la première fois qu’il évoquait ce terrible traumatisme. En effet, tout le monde s’intéresse à Denis Brogniart grâce au succès de Koh-Lanta. Comme il sort un livre, les questions reviennent. Mais il avait donc déjà fait état, maintes fois, de ce trouble particulier au micro d’Anne Roumanoff notamment, sur Europe 1.

Denis Brogniart révèle ses peurs profondes

Denis Brogniart a vécu la tragédie de perdre son père quand il n’avait que 25 ans. À 53 ans aujourd’hui, il vit encore avec ce poids. Et surtout, il a dû affronter la réalité en face et réaliser qu’il était aujourd’hui plus vieux que son père. Un travail incommensurable de deuil pour celui qui vouait à son père une admiration sans failles. C’est lui qui lui a donné le goût de l’effort par exemple. Alors, depuis le départ de son père, qui a eu lieu beaucoup trop tôt, Denis Brogniart a développé une inquiétude croissante. Cette forme d’angoisse porte le nom d’hypocondrie. L’animateur de Koh-Lanta est terrifié à l’idée d’être malade ou que ses proches soient malades. Il ne tombe pas dans l’excès mais admet que c’est bien depuis que son père a été emporté par un satané cancer qu’il vit avec cette peur dans un coin de sa tête.

Denis Brogniart s’est depuis engagé à lever des fonds pour la recherche contre le cancer. C’est avec le cœur serré qu’il est heureux d’apprendre que le cancer qui emportait son papa est très bien soignée aujourd’hui. Il se bat ainsi pour que personne ne vive ce qu’il a vécu. Perdre son père a 25 ans était un drame qui l’a marqué pour toute sa vie. Il explique également qu’à présent, ce sont un cancer deux qui sont soignés. Et prochainement, deux sur trois jusqu’à ce que cette maladie ne viennent plus emporté les gens qu’on aime.

Un traumatisme qui semble insurmontable

La perte d’êtres chers peut laisser des séquelles psychologiques importantes. Alors, dans son livre, quand il parle des blessures psychiques de Stanislas, Denis Brogniart se retrouve parfois en lui. Il ne vit pas du tout la même chose mais comprend son traumatisme. Les personnes blessées par la vie se font échos malgré elles. Il tenait donc à partager l’histoire de cette homme qui a su le bouleverser. Stanislas était un héros de guerre dont la violence de ces actes le contraint à changer. Le traumatisme est tel qu’il est un survivant de l’horreur. Et en tant que tel, il est parfois, malgré lui, amené à perpétrer aussi des horreurs. Un récit poignant qui nous emmène de l’autre côté des violences.

Denis Brogniart ne sait que trop à quel point les épreuves de la vie peuvent marquer les personnes. Son expérience traumatique qu’était de perdre son père, il lui donne du sens à travers ses actes. Non seulement son engagement pour la lutte contre le cancer et pour la recherche, mais aussi à travers le « récit d’une vie ». Celui d’une personne qui perd le contrôle car son esprit a trop longtemps été mis à mal.

 

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Les séquelles ne sont pas des tares

Si son hypocondrie est un trouble de la santé mentale reconnu, Denis Brogniart l’assume pleinement. En effet, ce trouble fait partie de ceux qui sont les mieux acceptés dans la société. Et il n’est pas dupe au point de peser que le décès de son père ne lui laisse pas des stigmates invisibles. Il aura fallu des années à l’animateur de Koh-Lanta pour faire son deuil. Perdre son père quand on a que 25 ans, ce n’est pas dans l’ordre des choses. Un goût amer s’est transformé en crainte pour qu’il puisse aller de l’avant. Puis, encore une fois, c’est dans ses actes que se retrouvent des façons de continuer d’avancer malgré le choc.

L’esprit humain est ainsi fait qu’il fait en sorte de s’adapter malgré les coups. Mais parfois, certains coups sont plus puissants que d’autres. Ou bien pour deux personnes différentes, une même expérience traumatique ne résonnera pas de la même manière. Tout cela, Denis Brogniart le sait et l’accepte. Ecrire son livre sur la vie de Stanislas c’est aussi une façon de faire écho à toutes nos failles et de leur donner du sens.