Drone : définition & lexique pour les télépilotes débutants

Vous débutez dans le pilotage de drones et vous vous sentez perdu avec les termes techniques ? Notre lexique devrait vous simplifier la vie.

Pas facile quand on fait des premiers pas dans le monde des multirotors de s’y retrouver avec certains termes. Qu’est-ce qu’un ESC ? Quelle est la différence entre un moteur coreless et brushless ? Que sont les modes 1 et 2 ? Cet article va faire le tour de toutes ces notions. Vous pourrez ensuite lire ou relire notre guide d’achat des drones afin de pouvoir choisir le multirotor qui vous conviendra vraiment. N’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires, nous y répondrons avec plaisir.

ARTF/BNF/RTF

Vous croiserez ces trois abréviations sur les fiches techniques des drones. Elles indiquent si votre multirotor est prêt à voler ou s’il faut prévoir du matériel supplémentaire. Pour un pilote novice, l’idéal est de choisir un modèle RTF (Ready To Fly). Celui-ci pourra décoller dès la sortie de boite. Les pilotes plus expérimentés pourront choisir un multirotor BNF (Bind’N’Fly). Dans ce cas, il revient au pilote d’acheter une radiocommande adaptée au contrôleur de vol. Le reste du drone est inclus dans la boite et ne demande pas d’assemblage. Pour terminer, on a les modèles ARTF (Almost Ready To Fly) à réserver aux bricoleurs. En effet, ces kits sont les plus minimalistes : un châssis, des hélices et un contrôleur de vol. A vous de trouver les autres pièces et de tout assembler à coup de soudures !

Appairage

Que vous pilotiez avec une télécommande ou un smartphone, vous devrez procéder à un appairage. Cela consiste à connecter votre télécommande au drone. Chaque marque a sa propre procédure d’appairage, mais en général il ne faut pas plus de cinq minutes pour effectuer cette opération nécessaire à tout vol.

L'appairage consiste à lier (bind en anglais) le drone à sa télécommande.

L’appairage consiste à lier (bind en anglais) le drone à sa télécommande.

Boussole

Ce composant électronique permet à votre multirotor de savoir se situer dans l’espace. La boussole (nommée compass en anglais) peut ainsi servir à stabiliser l’appareil en vol stationnaire en conjonction avec les autres équipements embarqués (gyroscope, accéléromètre).

Brushless/Coreless brushes

Deux types de moteurs sont utilisés dans le monde des multirotors : brushless et coreless brushes. Les premiers ont une excellente durée de vie et possèdent un bon rendement (peu de pertes électriques et de chaleur). Ils sont plus chers que les coreless brushes, souvent utilisés dans les micro et mini-drones. Ces derniers ont une durée de vie moindre car ils chauffent vite, mais ils sont moins imposants que les brushless.

Contrôleur de vol

Voyez le contrôleur de vol comme le cerveau de votre drone. C’est une carte qui comporte tous les composants électroniques nécessaires au maintien en vol d’un multirotor. Sans lui, votre appareil ne pourrait même pas démarrer ses moteurs. Certains contrôleurs peuvent être flashés avec des firmwares alternatifs qui permettent de régler les paramètres de vol plus finement. C’est néanmoins réservé aux pilotes expérimentés.

Voici un contrôleur de vol, indispensable pour faire voler un drone.

Voici un contrôleur de vol, indispensable pour faire voler un drone.

CW/CCW

Vous trouverez ces sigles sur les hélices. Ils indiquent dans quel sens elles tournent. CW est l’acronyme de ClockWise (sens horaire) et CCW CounterClockWise (sens anti-horaire). Les quadricoptères sont ainsi équipés de deux modèles de chaque.

Effet de sol

Faire voler un multirotor trop bas présente le risque de générer une sorte de coussin d’air dû à la surpression produite par les pâles d’hélices. C’est cet effet qu’on nomme effet de sol. Certains drones peuvent se retrouver déséquilibrés et se crasher à cause de ces turbulences, attention donc si vous volez trop prês du sol sans être sûr de vous.

Effet Jello

Sous ce nom amusant se cache un phénomène détesté par les vidéastes. L’effet Jello est une déformation de l’image causée par les vibrations du drone. Il produit une sorte de vague très désagréable. L’utilisation d’une nacelle stabilisée et d’une bonne caméra empêche en général de souffrir de telles perturbations.

ESC

Encore un sigle barbare ! ESC signifie Electric Speed Control soit contrôleur électrique de vitesse. C’est ce circuit électronique qui permet au contrôleur de vol du drone d’ajuster la vitesse de rotation de chaque moteur. Chaque moteur est lié à un ESC.

Voici l'ESC d'un Hubsan H109S.

Voici l’ESC d’un Hubsan H109S.

FPV

FPV signifie First Person View, soit vue à la première personne dans la langue de Molière. Les multirotors équipés de caméras embarquées permettent ainsi de filmer le vol et de le visualiser après coup. Mais FPV est aussi un terme utilisé pour désigner les vols en immersion. La caméra embarquée permet au pilote qui est équipé de lunettes spécifiques de voir directement la même chose que la caméra. Sensations fortes garanties !

Le vol en immersion est souvent appelé FPV.

Le vol en immersion est souvent appelé FPV.

Gimbal

Un gimbal désigne une nacelle stabilisée destinée à supporter une caméra pour les vols FPV. Certaines nacelles pivotent sur un seul axe et les meilleures ont trois axes, ce qui est idéal pour faire de belles vidéos sans vibrations.

Headless mode

Le mode Headless est très pratique pour les débutants. Celui-ci permet en effet de conserver les mêmes contrôles quelque soit la direction dans laquelle pointe le drone. Ainsi si le nez du drone pointe vers le pilote, tourner vers la droite ne fera pas aller l’engin vers la gauche, mais toujours vers la droite du pilote. Attention par contre à ne pas utiliser le Headless mode si vous volez en immersion.

Hover

Vous croiserez ce terme sur de nombreux drones. Il signifie vol stationnaire en français. Cette technique consiste à faire rester le multirotor sur place, sans dévier. La plupart des drones grand public sont capables de rester en vol stationnaire sans intervention du pilote grâce à des dispositifs comme le GPS (GPS Hovering).

KV

Le KV (à ne pas confondre avec kV pour kiloVolt) est une unité de mesure pour les moteurs électriques. Cette mesure indique le nombre de tours/minute/volt du moteur à vide.

Mode 1/Mode 2

Que vous utilisiez un smartphone ou une vraie radiocommande, vous avez certainement eu à faire un choix entre ces deux modes (voire plus, les 3 et 4). Chaque mode indique un fonctionnement différent des manettes. Ainsi, le mode 2 (le plus répandu) utilise le joystick gauche pour les gaz et la rotation et le joystick droit pour le roulis et la profondeur. C’est l’inverse pour le mode 1. Les modes 3 et 4 sont moins répandus et proposent eux aussi des réglages différents. Si vous débutez, choisissez votre mode préféré et évitez d’en changer afin de ne pas commettre d’erreur de pilotage.

Chaque télécommande utilise un mode de fonctionnement, souvent le 2 qui est le plus répandu.

Chaque télécommande utilise un mode de fonctionnement, souvent le 2 qui est le plus répandu.

OSD

Un autre sigle anglais qui signifie On Screen Display ou affichage à l’écran. Certaines télécommandes ou lunettes FPV permettent de recevoir la télémétrie du drone en vol et de les afficher sur un écran. Ce système est très pratique car il permet de garder un œil sur des données essentielles comme l’altitude, la vitesse ou même l’inclinaison par rapport à l’horizon.

L'écran LCD permet d'obtenir les relevés télémétriques du drone.

L’écran LCD permet d’obtenir les relevés télémétriques du drone grâce à un affichage OSD.

RTH

Voici une fonction qui sauvera plus d’un drone : le Return To Home. Avec l’aide du GPS, le mode RTH permet à un multirotor de revenir sans pilote vers son point de départ. On peut activer ce mode manuellement ou alors il se déclenche parfois seul, comme par exemple en cas de perte du signal avec la radiocommande.

RX/TX

Ces abréviations désignent le récepteur (RX) et le transmetteur (TX). Dans le cas de l’aéromodélisme, c’est la télécommande qui est un transmetteur et le récepteur est situé dans le drone qui peut ainsi être piloté à distance. Pour la vidéo, c’est l’inverse : l’émetteur du drone qui envoie la vidéo est le transmetteur alors que le récepteur sera par exemple un masque d’immersion FPV. On croise des fois le sigle vTX et vRX pour la vidéo.

Trim

Le trim consiste à corriger la dérive du drone afin d’assurer sa stabilité. Si par exemple il part vers la droite suite à un choc, il faudra “trimmer” vers la gauche afin d’équilibrer le vol. La plupart du temps, les commandes de trim sont situées sur la radiocommande, à côté des joysticks.

Nous espérons que ce guide vous sera utile, n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires ou à proposer des termes qui vous semblent obscurs.

2 Comments
  1. Reply
    Mario Bruneau février 20, 2017 at 17:40

    Enfin quelqu’un qui se décide d’afficher un lexique des termes du drone.
    Merci car cela va aider les dronistes comme moi de mieux se faire comprendre.

    • Reply
      Johan février 21, 2017 at 10:48

      Bonjour,

      Merci pour votre retour Mario, ça fait plaisir ! N’hésitez pas à partager ce lexique, il sera mis à jour régulièrement.

      Cordialement,
      Johan

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