Elle fait payer les courses de ses sœurs 30€ au lieu de 3000€ avec son plan redoutable, personne n’y avait pensé

La caissière avait un plan sans faille, ou presque…

© Capture Facebook

Certaines caissières profitent de leur position pour faire sortir en douce des produits de leurs supermarchés. Cela est assez commun, et la plupart du temps il ne s’agit que de petites sommes. Pour cette caissière, on est à un tout autre niveau ! Avec des milliers d’euros passés en douce à ses sœurs, l’enseigne de supermarchés a très vite cherché à savoir qui était l’auteure du méfait. L’équipe Objeko vous dit tout dans cet article.

Le plan de la caissière

Le travail de caissière est souvent considéré comme ingrat. Toute la journée assis devant un tapis roulant, à scanner de la nourriture et des biens de consommation, cela peut être aliénant. De plus, c’est un métier qui est souvent mal rémunéré, en plus d’être mal considéré. Une caissière du Carrefour de Thionville, en Moselle, a ainsi décidé de prendre son avenir en main, et de s’octroyer une belle petite prime.

Nous sommes en 2020. Cette personne, qui n’est pas nommée, est embauchée dans le Carrefour de Thionville pour un CDD de 4 mois. C’est un type de contrat commun pour ce genre d’emploi, qui fluctue grandement selon les saisons. La jeune femme effectue du bon travail, et ne se fait pas particulièrement remarquer. Toutefois, elle a échafaudé un plan redoutable pour sortir des biens gratuitement -ou presque- de l’enseigne. Pour cela, elle fait appel à ses deux sœurs. Ces dernières arpentent les rayons munies d’un lecteur de code-barre portatif. Elles remplissent à ras bord les caddies, mais ne scannent que les produits les moins chers. Elles se rendent ensuite à la caisse de leur sœur. La caissière encaisse alors le montant très faible des courses, environ 30 €, au lieu des 3000 € de marchandises contenues dans les caddies. Ni vu, ni connu. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

Le vigile déjoue le plan

La caissière du Carrefour de Thionville avait un plan parfait. Enfin, presque. Car, en effet, un déficit de marchandise de plusieurs milliers d’euros, cela se remarque ! Si vous avez déjà travaillé dans la grande distribution, vous savez que les inventaires de produits se font très régulièrement. Ainsi, il est facile de savoir quel produit manque, et en quelle quantité.

Une fois le déficit remarqué, les employés ont procédé à la vérification des caméras de surveillance de l’enseigne de supermarché. Ils ont ainsi pu repérer ses deux femmes “oubliant” de scanner des produits, et partir en ne payant qu’un maigre pécule.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Marynn (@marynn_officiel)

À partir de ce moment-là, la caissière et ses sœurs sont surveillées.  Mais elles ne le savent pas, et tentent leur chance. Elles procèdent ainsi à la même méthode. Sauf que, cette fois-ci, le vigile les rattrape sur le parking, avant qu’elles ne puissent mettre leurs biens dans leur véhicule. La police est alors appelée pour procéder à l’interpellation des voleuses. Les gérants de l’enseigne apprennent à ce moment-là qu’il s’agit des sœurs de la caissière, et celle-ci se retrouve également interpellée.

Une caissière qui en rappelle une autre

Le jugement de la caissière et de ses sœurs a eu lieu en avril 2021. Les trois ont reconnu les faits. Elles ont toutefois plaidé des problèmes financiers, expliquant leurs agissements. Bien entendu, le juge n’a rien voulu savoir. Il s’agit d’un vol en bande organisée. Toutefois, la justice a été clémente. La caissière doit simplement effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général. Si elle ne les effectue pas, elle devra alors purger une peine de deux mois de prison ferme…

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Shackled gals (@shackled_gals)

Ce n’est pas la première fois que ce genre d’histoire arrive. La même année, en 2020, une affaire similaire a eu lieu à Nantes. Cette fois-ci, il s’agissait d’une caissière du centre commercial Atlantis. Cette dernière faisait passer les courses de ses complices sur le tapis roulant, mais ne scannait pas tout. Au final, deux chariots d’une valeur totale de 900 € ont été facturés une trentaine d’euros. Elle s’est bien entendu faite pincer.

Ces techniques fourbes de caissières peuvent paraître juteuses, mais le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Non seulement ces personnes risquent la prison, elles ont en plus une faute grave sur leur CV qui risque de les poursuivre pendant un bon moment…