Fêtes de fin d’année : Le Conseil scientifique appelle à « des restrictions significatives »

Les français craignent de voir les fêtes de fin d'année être gâchées par la pandémie. Le nouveau variant dénommé Omicron s'est implanté il y a peu sur le territoire français et se développe à grande vitesse. De quoi pousser le Conseil scientifique à faire un communiqué !

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Fêtes de fin d’année : Le nouveau variant dénommé Omicron s’est implanté il y a peu sur le territoire français et se développe à grande vitesse. De quoi pousser le Conseil scientifique à faire un communiqué !

Fêtes: Le variant Omicron joue les trouble-fêtes

Si l’été dernier le covid-19 semblait presque derrière nous, la réalité est tout autre aujourd’hui. Le gouvernement agit, et prend des décisions qui sont contestées par l’opposition et certains citoyens. Le pass sanitaire va se transformer en pass vaccinal (autrement dit, il faudra être vacciné et plus seulement testé) tandis que la dose de rappel est obligatoire pour que ce pass fonctionne. Ce sont donc trois doses qui sont nécessaires désormais (ou deux pour ceux qui ont déjà eu le covid par le passé). 

Ce sont les chiffres qui poussent la majorité à prendre ces décisions. Selon le média indépendant Covitracker, le variant Omicron est pour le moment suspecté de représenter jusqu’à 8.6% des cas positifs. Les scientifiques le disent, s’il faut évidemment se méfier de ce nouveau variant, la préoccupation actuelle c’est bien le variant Delta. 

Fêtes: En effet, le taux d’incidence est de 530. Il est stable depuis quelques jours mais reste très élevé puisque le seuil d’alerte est établi à 50. Le taux de positivité des tests est de 6%, un chiffre modéré qui est lui aussi stable. La bonne nouvelle vient du taux de reproduction R qui est de 1.16. Au-dessus, de 1, cela signifie que l’épidémie progresse. Mais ce chiffre est en baisse. 

 

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Les hôpitaux de plus en plus rempli 

Toujours d’après ce même média, la tension hospitalière (« nombre de lits de soins critiques occupés par les patients Covid19 par rapport au nombre de lits fin 2018 ») est de 57%, un pourcentage considéré comme modéré et stable. Il y a en moyenne 264 admissions en soins critiques chaque jour et 147 décès.

Les chiffres ne mentent pas et les fêtes de fin d’année font craindre le pire au Conseil scientifique. Les experts le savent, ces fêtes provoquent des déplacements entre les régions, des réunions en famille ou entre amis et les gestes barrières peuvent être rapidement oubliés (surtout si l’alcool s’invite à la fête). Pour autant, le Conseil scientifique vise surtout le nouvel an, plutôt que les fêtes de Noël, quitte à demander la mise en place de mesures comme le couvre-feu : 

 « Au regard de l’accélération de l’épidémie, et des risques liés aux activités festives de fin d’année, des mesures de restriction significatives doivent pouvoir être prises par les autorités à l’occasion du réveillon (y compris le cas échéant sous la forme de limitation d’activités collectives ou de couvre-feux), avec la possibilité d’une déclinaison territoriale »

 

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Le nouvel an plus dangereux que Noël ? 

Fêtes: Dans son communiqué, le Conseil scientifique indique clairement que les fêtes de Noël auront un impact bien moindre que le nouvel an sur la propagation du virus : « Le Conseil scientifique anticipe que les mesures de protection seront particulièrement bien suivies durant les fêtes de Noël. (…) Nos concitoyens auront à coeur de passer cette fête de Noël 2021 en nombre plus limité, de se faire tester avant, de s’assurer que les plus anciens ont bien reçu leur dose de rappel ». Mais cela n’est pas le cas pour le nouvel An, raison pour laquelle le Conseil lance l’alerte : « pour les festivités du Nouvel An, le Conseil scientifique alerte sur un comportement des citoyens qui pourrait être différent avec une activité festive plus ou moins contrôlée ».

Très clairement, le Conseil demande au gouvernement d’agir et de prendre une décision rapidement afin de lutter contre la propagation du virus, et plus précisément contre le variant Omicron. Il « souhaiterait une démarche pour éviter qu’à l’occasion du Jour de l’an, se constitue une série de mini-clusters à Omicron, qui pourraient diffuser rapidement dans les jours qui suivent sur l’ensemble du pays, compte tenu des mouvements de populations à cette période ». 

Il ne reste plus qu’à attendre pour savoir si Emmanuel Macron prendra une décision qui mettra en colère une grosse partie de la population, surtout les jeunes qui sont déjà privés de boîtes de nuit et qui souffrent plus que quiconque de cette crise qui leur arrache une partie de leur jeunesse.