France : cette femme accouche chez elle, les gendarmes lui retirent la garde de ses enfants

Le plus beau jour de la vie de cette maman s'est transformé en cauchemar. On vous explique pourquoi la police lui a retiré ses enfants, dont son nouveau-né...

© Capture Facebook

Cette histoire circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Nous n’avons pas encore toutes les informations nécessaires pour avoir un avis totalement fiable, mais elle est quand même horrible pour cette femme et son bébé. On vous explique ce qu’il s’est passé dans ce foyer originaire de Bretagne.

Une femme accouche chez elle et la police lui enlève ses enfants

Ce vendredi 10 juin 2022, un jeune couple qui réside dans la ville de Vitré, en Ille-et-Vilaine, a été séparé de ses deux enfants très soudainement. En effet, les bambins ont été placés dans une famille gérée par les services de l’Aide sociale à l’enfance. Les parents sont scandalisés et demandent de l’aide sur la Toile… Pourtant, cela devait être un des plus beaux jours de la vie de cette femme… 

Un accouchement à domicile qui s’est déroulé à merveille

 

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En effet, la jeune femme avait décidé de donner naissance à son deuxième enfant, une petite fille, dans son domicile, sans assistance médicale. Après un premier accouchement, elle savait comment cela se passait et elle voulait réaliser ce projet de naissance. « C’était fabuleux, rapide, sans douleur », écrit la jeune maman sur les réseaux sociaux. « Un choix légal et bien préparé », précise Daliborka Milovanovic, une femme qui fait partie de l’association La révolte des mères. Cette dernière soutient les parents et les aide dans leur communication envers les journalistes et les médias pour les « protéger ».

Hélas, la suite de l’histoire est dramatique. Elle continue de témoigner sur la Toile : « Lorsque mon compagnon est allé déclarer la naissance de notre fille à la mairie, la dame a paniqué en voyant que nous n’avions eu aucune assistance médicale chez nous. Elle a appelé la PMI (Protection maternelle et infantile). »

La mairie se justifie en disant qu’elle a suivi les règles…

Ainsi, la famille est tout de suite pointée du doigt. Ce lundi 13 juin, la mairie de Vitré justifie son comportement en expliquant qu’elle a simplement « respecté la réglementation ». « L’officier d’état civil ayant constaté que l’enfant était vivant, les conditions de l’article 271 de l’instruction générale relative à l’état civil étant remplies, la déclaration de naissance a été rédigée au dernier jour du délai des 5 jours fixé par la réglementation, le mercredi 8 juin à 10h38″. Cependant, « au regard du risque pour la santé de l’enfant », l’agent de la mairie a relayé l’information de la naissance auprès de la PMI, « en l’informant des circonstances particulières et de l’absence de visite médicale ». Ensuite, la mairie rappelle que la PMI est « une compétence du Département, chargée d’assurer la protection des femmes enceintes, des mères et des enfants jusqu’à l’âge de l’obligation scolaire ».

Quel est le but du certificat médical ?

À la base, il permet de certifier que le bébé est en bonne santé et qu’il est né « vivant et viable ». Ensuite, il sert à préciser que la femme concernée dans la déclaration a bel et bien accouché. En effet, c’est pour éviter le « vol » d’enfant ou de gestation pour autrui. Bien sûr, les parents ont accepté la visite médicale de la PMI. « Le pédiatre nous dit que tout allait bien », explique la maman. Ensuite, on leur dit qu’un médecin de la PMI va venir les voir dans l’après-midi. La suite est horrible…

Trois voitures de police ont débarqué chez le couple. Pas moins de dix gendarmes sont entrés dans le domicile de la famille et l’un d’eux a annoncé : « Nous allons prendre vos enfants. Il y a suspicion de maltraitance. » « Les enfants ont été emmenés par les services sociaux, encadrés par des gendarmes, sans aucun document », déclare Daliborka Milovanovic. En effet, les parents viennent seulement de recevoir l’ordonnance de placement provisoire lundi dernier.

Un véritable enlèvement pour cette femme

La jeune femme est au plus mal. Elle accuse les autorités d’« enlèvement » et appelle au secours sur la Toile. Ses deux filles se trouvent en pouponnière à Chantepie, dans les alentours de Rennes. La maman n’a pas vu ses enfants depuis ce vendredi 10 juin. Les parents se sont rendus le dimanche 12 juin à la pouponnière, mais personne ne les a laissés voir leur progéniture. « On leur aurait dit qu’ils ne verraient plus leurs enfants », exprime avec colère Daliborka Milovanovic. Le Département d’Ille-et-Vilaine explique que cette décision a été prise, car il y a un « risque de danger sur la santé et le suivi médical » pour les deux enfants. Quels éléments trouvés sur place ?

Apparemment, le nourrisson n’aurait pris que 10 grammes depuis sa naissance, mais c’est difficilement prouvable puisqu’il n’y a pas eu de première pesée comme à l’hôpital. Ensuite, les autorités ont aussi indiqué que la fille aînée aurait une apparence de malnutrition. Mais s’agit-il d’une supposition ou d’un fait vérifié ? Est-ce que la fillette est en retard sur sa courbe de croissance ? Par ailleurs, la mère a refusé de se faire examiner, mais c’est un droit. Enfin, on reproche aussi à la jeune femme de vouloir s’exiler dans l’est de la France. Cette dernière a expliqué que c’était pour passer son congé maternité près de sa mère qui habite là-bas.

« On ne sépare pas un nouveau-né de sa mère »

La PMI a envoyé un dossier de signalement au Procureur de la République de Rennes. « Compte tenu des éléments exposés dans ce rapport, le Parquet a ordonné le placement provisoire de ces deux enfants auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) avant de saisir le juge des enfants pour statuer sur cette situation », explique le Département dans un communiqué officiel. Pour la militante de l’association La révolte des mères : « Les motifs de l’ordonnance de placement provisoire sont abusifs et sujets à interprétation. On ne sépare pas un nouveau-né de sa mère. » La jeune femme et son mari sont en train de commencer les démarches avec une avocate dans le but de supprimer la décision ou de modifier les conditions du placement. Affaire à suivre…