Frederic (Sous le soleil) : son terrible handicap qui a fait basculer sa vie, une descente aux enfers

Ce célèbre comédien évoque le bouleversement profond de sa vie suite à son accident. Ce sont toutes les facettes de sa vie qui basculent brutalement, il témoigne.

© TF1 – Frederic (Sous le soleil) : son terrible handicap qui a fait basculer sa vie, une descente aux enfers

Frederic Deban est devenu célèbre grâce à son rôle dans Sous le soleil. Il le dit lui-même, il gagnait très bien sa vie et avait plutôt tendance à jouer les flambeurs. Puis du jour au lendemain, toute sa vie a changé. Victime d’un accident, il se retrouve avec des acouphènes terriblement handicapantes. Il a dû lutter pour reprendre sa vie en main, pour accepter cette nouvelle vie qui était si différente de la précédente.

En effet, ce n’est pas donné à tout le monde de trouver en soi les ressources nécessaires pour aller l’avant après un drame de la vie. Mais il faut croire que Frederic Deban avait en lui les forces attendues. Du haut de ses 57 ans, il témoigne sur ce chamboulement important de sa vie. Sa vie sentimentale a d’ailleurs elle aussi changé du tout au tout. Il passait de la lumière à l’ombre, du bruit enivrant au silence étourdissant.

Heureusement, avec du temps, il est parvenu à retrouver des repères plus ou moins stables sur lesquels s’appuyer pour se reconstruire. Et dans son livre, Vos gueules les acouphènes, je n’entends plus la mer, paru aux Editions Guy Trédaniel en 2016, Frederic Deban raconte comment il a sorti la tête de l’eau.

Frederic Deban dévoile des détails insoupçonnés de sa nouvelle vie imposée

Au détour de ses témoignages, Frederic Deban n’a pas eu peur de dépeindre la cruelle réalité de son handicap. En effet, souffrir de terribles acouphènes du jour au lendemain, à ses 50 ans, tout le monde ne peut pas réussir à s’en remettre. Et pour cause, ce sont absolument tous les aspects de sa vie qui se sont mis à changer. Professionnellement, financièrement, socialement et même sentimentalement, rien n’était plus pareil.

Avant toute chose, notons que Frederic Deban a bien failli perdre la vie le jour où il ne perdait finalement qu’une partie de ses capacités auditives. Bien que cela soit difficile à relativiser, ce sont les faits. « J’étais au Brésil dans une favela, on fêtait mes 50 ans. Il y avait une grosse fête et il y a eu une bagarre. J’ai foutu une tarte à un mec et il est revenu dix minutes après. Il m’a balancé une bouteille dans la tête. », déclarait-il.

Et lui lui fallu donc attendre le petit matin pour ouvrir les yeux et réaliser ce qui venait de lui arriver. « Le lendemain, quand je me suis réveillé, j’avais un bruit dans la tête totalement indéfinissable et, surtout, je n’entendais plus mes amis quand ils me parlaient. Je n’entendais que ce bruit. C’était assez puissant. C’était la force d’un Boeing 747 en phase de décollage, mais qui ne décollait jamais. », expliquait Frederic Deban.

Libido, caractère, finances… Une descente aux enfers

En perdant 80% de ses capacités auditives, l’acteur perdait son travail et entamait, comme il le dit « longue descente aux enfers ». Sa dépression qui suivait son accident a rendu très difficile ses relations avec son entourage. Son caractère ne serait plus jamais le même de toute façon. Mais il se morfondait sans doute plus que de raison au début de cette terrible épreuve, ce qui peut se comprendre.

« Tu changes, ton caractère change, ta vie sociale change, tu perds ta libido. Moi qui étais un chaud lapin… Quand même. Il faut le dire, il faut aussi parler de ça parce que ça fait partie de la vie. À 50 ans, on n’est pas mort. », disait ensuite Frederic Deban. Et là encore, une épreuve difficile que celle de constater que son goût de vivre n’était donc plus du tout le même qu’avant l’accident.

Il devait, tout en essayant de lutter pour aller mieux, se réapprivoiser lui-même et tenter d’apprécier cette personne qu’il devenait. Une personne qui était si différente de celle qu’il avait construite jusqu’ici. Evidemment, Objeko ne peut douter que ce bouleversement est d’autant plus complexe lorsque l’on a 50 ans. L’âge a permis d’ancrer des habitudes solides qui doivent donc être effacées au profit de nouvelles.

Enfin, Frederic Deban devait aussi faire avec une dégringolade financière importante. Lui qui avait l’habitude de flamber, qui gagnait très bien sa vie. Il se retrouve au RSA et ne peut reprendre une activité avant d’avoir vu des médecins et avoir de s’être habitué à cette nouvelle condition. « On peut difficilement passer de 1 200 euros par jour à une aide pour adultes handicapés. J’ai dû passer par la case RSA… », avait-il déclaré.

Mais aujourd’hui plus que jamais, Frederic Deban va mieux. C’est pourquoi son nouveau livre, paru le 6 mai dernier, s’intitule Journal d’une renaissance. Et nous ne doutons pas qu’il n’a pas fini de nous surprendre.