Gérard Depardieu, accusé d’agression sur une femme: Les images de ses caméras de surveillance dévoilées

Gérard Depardieu est mis en examen pour de lourdes charges. Pendant l'enquête, des images accablantes sont révélées.

© Geodakyan Artyom / Tass

Gérard Depardieu faisait la Une des journaux ce 23 février. Le Parisien faisait savoir que l’acteur était mis en examen, le 16 décembre, suite à une plainte déposée par une comédienne. La jeune femme portait plainte pour des faits qui remonteraient à l’été 2018. L’enquête avait d’abord été classée sans suite. Mais la voilà donc réouverte et les preuves s’accumulent contre l’acteur. En effet, les vidéos des caméras de surveillance de Gérard Depardieu dévoilent des images allant dans le sens de la plainte de la supposée victime. Des textos échangés entre le grand acteur et sa supposée victime sont aussi des éléments de l’enquête en cours.

Des images glaçantes qui mettent Gérard Depardieu en position délicate

C’est à nouveau Le Parisien qui prend le risque de révéler ces informations capitales dans la suite de l’affaire. Gérard Depardieu possède plusieurs caméras de surveillance dans son domicile parisien situé à Montparnasse. Elles couvrent une grande partie de son domicile mais ne vont pas pouvoir révéler ce qu’il se passe dans la chambre de l’acteur. En revanche, il est possible d’y voir la plaignante et son supposé agresseur dans le salon en train de discuter. Puis l’on y verrait également Gérard Depardieu mettre ses mains sur elle. Et d’une façon qui lève le doute sur toute ambiguïté de la nature de ses intentions. Ensuite, ils se déplacent dans la chambre et les images ne sont pas disponibles à l’étage.

Une précision s’impose ici car l’on pourrait croire que les enregistrements des caméras de l’étage aient disparu. Or, d’après l’article du Parisien, aucune caméra n’est en fait installée à l’étage du domicile de Gérard Depardieu. Les images dateraient du 7 août 2018 et il s’agit de la première date d’agression dénoncée par la plaignante. La seconde prend place au même endroit, le 13 août suivant.

L’acteur dément les accusations qui pèsent contre lui

Gérard Depardieu ne saurait nier les images. Pour lui, la relation entre lui et la jeune comédienne était consentie. Il continue donc de nier les faits et conteste également sa mise en examen. L’acteur est laissé libre mais sans contrôle judiciaire en attendant que le statut de l’affaire soit établi.

Si l’actrice dit avoir été tétanisée, pour Gérard Depardieu s’était consenti. La jeune femme évoque un déni et une sidération qui l’aurait conduite à retourner chez son supposé agresseur. Et ce ne serait qu’en discutant de ce qu’il s’était passé entre Gérard Depardieu et elle avec des proches qu’elle réalise ce qu’il s’est produit.

Enfin, l’acteur déplore que cette affaire soit rendue publique. Son avocat, maître Hervé Temime, rappelle que la présomption d’innocence est très importante. En effet, malgré l’ampleur de l’enquête et la médiatisation de cette affaire, il faut laisser la justice faire son travail. Seuls les enquêteurs et les tribunaux sauront dire si les accusations qui pèsent contre lui sont avérées.

Des faits gravissimes qui salissent le nom du comédien

Auditions psychologiques et confrontation de la supposée victime avec son supposé agresseur sont les prochaines étapes de l’enquête. Pour le moment, personne ne peut dire avec certitude ce qu’il s’est passé entre Gérard Depardieu et la jeune femme qui porte plainte. Les images des caméras de vidéosurveillance ont été remise à l’instruction. Certes, elles montrent qu’il y a eu un rapprochement entre eux. Mais de là à affirmer que l’acteur avait une emprise sur la jeune femme, les caméras ne peuvent malheureusement pas le dire avec certitude. C’est en écoutant les deux parties comme deux sons de cloche que les enquêteurs pourront conclure à un non lieu ou à une condamnation.

 

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Gérard Depardieu au cœur des débats médiatiques

L’acteur estime que sa mise en examen n’aurait pas du se retrouver médiatisée. La supposée victime non plus ne souhaitait pas que cette affaire soit rendue publique. En effet, son nom est gardé secret par les autorités et même lorsque l’histoire de la mise en examen est parue, ce n’est que deux mois plus tard que le nom de Gérard Depardieu est arrivée aux oreilles des médias. Se voir ainsi dans les journaux lui fait penser que l’opinion publique le tient déjà pour coupable.

C’est pour cette raison que son avocat rappelle que le principe de la présomption d’innocence est essentiel. Les réseaux sociaux ne se privent pas pour autant de donner leurs avis sur la question, blessant tour à tour les sentiments de Gérard Depardieu et ceux de la plaignante. Il faudra néanmoins savoir garder son sang froid jusqu’à ce que la justice rende son jugement pour connaître la vérité.