Henri Salvador : Catherine, sa femme, dévoile les derniers moments du chanteur avant de décéder

Henri Salvador nous quittait le 13 février 2008. Il reste toujours un chanteur incontournable de la scène française malgré son absence. Son épouse, Catherine Costa ouvre les portes de son studio personnel.

© Bestimage

Henri Salvador était un être lumineux. Son rire, son sourire, sa joie de vivre inondait l’espace dans lequel il se trouvait. Le chanteur décédait à l’âge de 90 ans des suite d’une rupture d’anévrisme. Et la veille de sa mort, il était encore au travail. Henri Salvador était toujours en train de préparer quelque chose. En effet, comme il disait souvent, « le travail c’est la santé », alors, il ne se prenait que de rares pauses. Néanmoins, il savait aussi croquer la vie à pleine dent. Pour le chanteur, le passé n’avait pas d’importance, il était en plein dans l’instant présent. Catherine Costa, sa quatrième et dernière épouse, a ouvert les portes du studio d’Henri Salvador à son domicile. Objeko vous propose de découvrir tout ce que nous pouvons apprendre dans les colonnes du Parisien à ce sujet. Un bel hommage à Henri Salvador et à sa carrière.

 

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Henri Salvador, une personnalité unique au talent inégalé

Henri Salvador fait une longue et brillante carrière dans la chanson. Il commence en tant qu’humoriste grâce à son rire à part et communicatif. Plus tard, il apprend à jouer plusieurs instruments de musique et à chanter. Il se fascine pour le jazz et commence à jouer dans quelques cabarets parisiens. De 1941 à 1945, il fait partie de l’orchestre de Ray Ventura. Ils effectuent une tournée en Amérique du Sud et c’est au Brésil qu’il connait son premier succès personnel. Grâce à une imitation de Popeye, il parvient à « sauver » la soirée car le public n’était pas très réceptif. À la suite de cela, la presse parle de lui et son succès ne faiblit plus.

Cela fait plus de 13 ans qu’Henri Salvador nous a quitté. Mais c’est encore un grand vide qui reste dans le cœur de ses fans. De même, son épouse, Catherine Costa, ne peut se résoudre à tourner la page. À son domicile, elle conserve religieusement le studio de son défunt mari. Tout y est intact et elle ne pouvait pas s’autoriser à déplacer la moindre de ses affaires. En effet, elle déclare ce 9 mai, dans les colonnes du Parisien, qu’il lui répétait souvent de ne pas venir toucher à ses affaires. Alors, cette injonction est restée bien après le départ d’Henri Salvador. Objeko vous parle de cet interview exclusive car c’est la première fois que Catherine Costa autorise la presse à visiter ce studio. Un studio établi au domicile d’Henri Salvador et qui reste intact tel un musée.

 

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La veuve du chanteur évoque aussi les deniers instants d’Henri Salvador, toujours en train de travailler à de nouveaux projets. Impossible pour lui de raccrocher, il tenait à sans cesse épater et surprendre ses fans. Le public était pour lui une entité chère à son cœur, celle qu’il voulait à tout prix satisfaire et impressionner.

Une interview rare, au numéro 6 de la place Vendôme

Le Parisien s’est rendu au domicile d’Henri Salvador, au numéro 6 de la place Vendôme à Paris. Catherine Costa épousait Henri Salvador en novembre 2001. Femme de radio et productrice d’émissions télévisées, elle avait rencontré Henri Salvador lors d’un tournoi de tennis à Monte-Carlo. Dans cet appartement, elle a tout conservé comme si il allait revenir travailler ses chansons. Elle ne pouvait pas se résoudre à déplacer quoi que ce soit de son studio. Elle déclare également que le chanteur préparait justement un nouvel album avant sa mort. Il avait prévu de partir enregistrer dans quelques semaines mais le destin en a décidé autrement.

 

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Henri Salvador préparait un album de jazz. Catherine Costa déclarait : « La veille de sa mort, Henri travaillait encore. Il préparait un album de jazz avec un big band. On devait partir quinze jours plus tard l’enregistrer à Los Angeles. » Puis, elle se souvient des ses habitudes quant à ce studio. Elle disait alors : « Henri passait ses journées enfermé dans cette pièce insonorisée (…) Il restait parfois en pilou-pilou car il était très frileux ». Décidément, Objeko vous l’accorde, c’est difficile de faire plus attachant. Henri Salvador avait pourtant la grande classe dans ses costumes colorés. Mais l’imaginer dans des tenues confortables et chaudes pour travailler ne lui enlève rien de sa splendeur. Cela le rend d’autant plus touchant. Ce grand artiste manque terriblement à ses fans et à ses proches. Mais sa carrière ne tombera pas dans l’oubli. Ses titres résonnent encore avec une sonorité singulière.