Quand l’impression 3D est au service de l’objet connecté

Impression 3D et objets connectés sont les technologies de demain. D’ailleurs, elles sont déjà liées comme nous allons le voir dans ce dossier à travers divers exemples concrets.

Des imprimantes 3D connectées

L’impression en 3D est une technologie en plein essor, bien que pour le moment orientée vers les professionnels. De grands constructeurs y ont donc vu un marché à conquérir, notamment Intel, premier fondeur au monde de processeur. La société américaine a créé un module nommé Edison destiné aux concepteurs d’objets connectés de tous genres. Mais quel est le rapport avec les imprimantes en 3D ?

Impression 3D

Il s’avère que le module Edison a été intégré à l’imprimante chinoise Mostfun Pro qui se dédouane ainsi d’un problème récurrent sur ce type de produit : la connexion physique à un PC. Grâce à Edison, l’imprimante peut se connecter sans fil via un navigateur sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Le concept permet d’aller plus loin encore en envoyant une notification quand une impression est terminée ou s’il se passe quelque chose d’anormal. Un concept qui va probablement se généraliser dans les années à venir, permettant une connexion plus simple et rapide entre les imprimantes et les utilisateurs.

 

Bientôt des vêtements 3D connectés ?

L’impression 3D permet presque toute sorte de création. Pourquoi pas des vêtements connectés ? La société CHROMAT a inventé une ligne de vêtements contenant des composants 3D qui interagissent avec des capteurs Intel Curie. Ainsi, la robe Adrenaline Dress peut réagir au niveau de stress de la porteuse et déploie des “ailes” imprimée en fibres de carbone selon la quantité d’adrénaline émise par le corps. Pour le moment, le concept est plus esthétique que réellement utile, mais l’idée est déjà là : mélanger impression 3D et objets connectés.

Photo par digitaltrends.com

Photo par digitaltrends.com

 

Un autre objet de ce même studio allie impression 3D et capteurs : un soutien-gorge. l’Aeros Sport Bra de son petit nom permet de détecter diverses variables comme le rythme cardiaque, la transpiration et la température du porteur. Les éléments à mémoire de forme imprimés en 3D peuvent immédiatement agir afin d’évacuer la chaleur et laisser le corps respirer. Bien qu’à l’état de prototype, nul doute qu’un tel vêtement aura un énorme succès à l’avenir auprès des sportifs.

 

Des drones 3D dans nos cieux

Alors que les débats sur l’utilisation des drones font rage un peu partout dans le monde, penchons-nous sur les possibilités offertes par l’impression 3D auprès de ces petits gadgets. Loin des moyens de conception habituels, Aurora Flight Science et Stratasys ont créé en 2015 le premier drone à réaction imprimé en 3D. D’une envergure de 3m et d’un poids de seulement 15 kg, le drone peut atteindre une vitesse de 240 km/h ! Une prouesse pour une machine qui contient 80% d’éléments créés par impression 3D. Du métal au nylon, l’engin volant piloté à distance a bénéficié du top de la technologie 3D comme vous pourrez le voir dans la vidéo ci-dessous.

D’autres sociétés surfent sur ce secteur, l’une d’entre elles est française et se nomme FlyLab. Créée en 2013, la start-up parisienne s’est spécialisée dans les drones DIY (Do It Yourself). L’impression 3D est bien sûre utilisée afin de personnaliser les drones aux besoins des clients. L’avantage ? Un gain en temps et en argent énorme. Là où un constructeur classique peut prendre plusieurs années pour sortir un prototype d’usine, l’impression 3D permet la conception et le test d’un drone en quelques heures seulement. Une équipe gagnante pour le futur !

 

La médecine, futur de l’impression 3D

S’il y a bien un secteur qui a démontré les avantages de l’impression 3D, c’est la médecine. Les prothèses sont les premières concernées. Encore une fois, la facilité d’utilisation et les faibles coûts ont vite produits des résultats. La firme japonaise Exiii a ainsi créé une prothèse de main qui est non seulement construite en 3D, mais peut aussi se connecter à une application pour smartphone. Les mouvements du bras endommagé sont transmis à des capteurs puis au smartphone qui indique ensuite à la prothèse Handiii quel mouvement réaliser. L’engouement a été tel que la société a dû revoir à la hausse toute sa production et mettre en place une file d’attente pour les futurs acquéreurs. Difficile en effet de résister à l’attrait de cette prothèse qui ne coûte que 300$, peut se personnaliser et permet une précision impressionnante.

Ce n’est là que la première prothèse connectée et d’autres suivront immanquablement dans les années à venir, permettant une interaction avec d’autres objets connectés. Le potentiel de la médecine allié à l’imprimante 3D et aux objets connectés est vraiment énorme et pour ma part j’ai hâte de voir les progrès réalisés dans ce domaine.

 

L’impression 3D comme support des réseaux IoT de demain

Les réseaux de capteurs sont encore balbutiants et doivent se développer. Ils disposent pourtant d’avantages indéniables : faible consommation, longue portée. Amsterdam est l’une des premières villes à tester ce type de réseau qui permet de lier les objets connectés entre eux (Notre point sur les réseaux M2M dédiés à l’internet des objets) avec la mise en place du réseau LoRaWAN.

ioT Smart City

Conjugué à l’impression 3D, ce réseau peut s’étendre rapidement. Il est possible de créer des capteurs en toute simplicité et pour de nombreux usages. Par exemple, des capteurs pour relever la température, pour gérer les places de parking ou mesurer la pollution. Conçus avec des éléments issus de l’impression 3D, leur coût serait très faible, ce qui se conjugue admirablement bien avec les nouveaux réseaux IoT eux aussi très économiques. Le potentiel économique et les enjeux technologiques sont énormes pour nos villes de demain.

 

PLEN2 : le robot à construire soi-même

Depuis longtemps, l’homme a cherché à recréer son image sous forme de machine. La robotique est un secteur qui fascine de nombreuses personnes et en particulier les japonais qui ont inventés des robots incroyablement bluffants ces dernières années. PLEN2 est l’un de ces projets. Ce robot humanoïde qui se pilote grâce à une application connectée est certes petit, mais il a du charme. Il peut être personnalisé avec des pièces conçues via l’impression 3D, la société fournissant les plans de base. Une carte compatible avec Arduino permet de donner les instructions au petit être de plastique : danser, marcher ou même copier les mouvements humains. Le tout est open-source et a remporté un franc succès sur Kickstarter. Grâce à l’impression 3D, les tarifs sont abordables, ce qui met ce petit robot à la portée du grand public. Et heureusement, on reste loin de l’image du vindicatif Terminator !

Quels que soient les secteurs, les imprimantes 3D vont clairement s’imposer auprès des particuliers et professionnels dans les années à venir et elles serviront aux objets connectés. Les avantages de cette technologies sont nombreux : faible coût, polyvalence et intégration avec les objets connectés.

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