Inflation : le versement du chèque alimentaire encore repoussé, les explications

L'inflation n'en finit pas de sèmer le chaos ! Pour preuve, cette réforme sur le versement d'un chèque alimentaire cause du fil à retorde au gouvernement. A votre avis, passera, passera pas ? Objeko fait le point !

© major prepa

L’inflation pulvérise des records. Donc, elle panique les économistes les plus chevronnés. La série noire va-t-elle bientôt s’arrêter ?

L’inflation, seule responsable du chaos ?

Ce n’est pas la première fois qu’Emmanuel Macron affronte Marine Le Pen au second tour. Pour briller lors de ce récent débat, elle s’entraine pendant plusieurs jours. Encore traumatisée par son précédent essai, elle ne voudrait pas que l’expérience mute en désastre. Or, à de nombreuses reprises, le mari de Brigitte a le dernier mot. Constatant que le conflit a des répercussions sur l’économie, il balaie d’un revers de la main les propositions de la chef du Rassemblement national. Aux yeux de l’ancien banquier, le seul antidote capable de booster le pouvoir d’achat et de contrer l’inflation, c’est le chèque alimentaire. Or, Objeko va vous dévoiler que rien ne va se passer comme il avait pu l’anticiper !

Sur le papier, ça a l’air simple…

A peine a-t-elle enfilé son costume de Première ministre qu’Elisabeth Borne se met au travail. Si le parti de la majorité obtient le contrôle de l’Assemblée nationale, elle promet que l’inflation ne sera pas un obstacle à sa motivation, bien au contraire. Elle n’hésite pas à défendre le projet du chèque alimentaire. Dans son esprit, ce dernier est au cœur d’un « dispositif ciblé pour permettre à tous les Français d’accéder à des produits de qualité [mais aussi] bio« .

Hélas, de plus en plus de voix s’élèvent contre ce remède. Du côté des syndicats d’exploitation agricole, le torchon brûle. Ils estiment qu’il est temps que ce chèque alimentaire pointe le bout de son nez. Soulignant qu’il vaut mieux « un dispositif solide qu’un truc bancal », il aimerait que son versement s’installe dans la durée dans le quotidien des Français. Dès lors, Objeko se demande si ce rapide calcul est juste ou bien s’il s’agit que la pointe visible de l’iceberg ? Le mystère reste entier ! « S’il est distribué à 6 millions de nécessiteux et qu’il coûte dans les 6 milliards d’euros par an, cela représente [un peu près] 3 euros par personne et par jour. C’est un budget conséquent, mais l’Etat en a les moyens !« .

L’inflation complique tout !

Lors de la prime d’inflation, l’ancien chef de l’exécutif avait précisé les critères d’obtention. Malgré quelques couacs numériques, ces 100 euros ont permis de mettre un peu plus de beurre dans les épinards que d’habitude. Cette fois, ce n’est pas clairement défini. Dans les colonnes de Midi-Libre, une source proche du secteur agricole persiste et signe. « Donner ce type d’outil, similaire au ticket-restaurant, à des gens sans emploi ou précaires nous paraît équilibré et juste« .

D’ailleurs, comme pour justifier ses propos, il n’hésite pas à comparer le chèque alimentaire à ceux versés aux habitants du pays de l’oncle Sam. Il y a presque un siècle, un krach boursier avait semé la panique. Dans les livres d’histoire, on nous précise qu’un peu plus de 10% de la population américaine avait eu la chance d’en bénéficier.

Ce paradoxe qui pourrait tout gâcher

Après deux ans de crise sanitaire, l’inflation remet tout en question. Mais ce n’est pas le seul dilemme des Français. Pénurie et parfois rationnement d’ingrédients, augmentation massive des prix, comment faire pour se nourrir sainement quand on ne possède pas le budget ? Ce chèque alimentaire au montant encore sous silence aurait la capacité de nous aider à mieux sélectionner les produits !

D’ailleurs, à qui va revenir la tâche d’épauler les Français ? Grâce à des opérations à prix coûtant, les géants alimentaires tentent de redorer leur blason. Quant aux ONG venant en aide aux plus modestes, elles soulignent que ces tribus dans le besoin mangent des choses trop sucrées/salées plutôt que des ingrédients bio. Comble de l’horreur, vu le résultat des élections législatives, l’équipe d’Objeko n’est pas très optimiste. Suite dans le prochain numéro…

Merci à nos confrères de Midi-Libre