Inflation : voici la somme mensuelle qu’il manque aux Français pour vivre correctement

Cela n'a échappé à personne : les prix augmentent. L'inflation est telle que, chaque semaine, le coût d'un panier de courses ne cesse de grimper. De quoi plonger bien des français dans un profond désarroi, eux qui avaient déjà du mal à boucler les fins de mois avant cette inflation. Après enquête, on connaît aujourd'hui la somme moyenne qui manque aux citoyens pour mieux vivre.

© major prepa

Près de 500 euros pour ne pas vivre dans le rouge

490 euros. C’est la somme dont ont besoin des millions de français, en moyenne, pour vivre correctement et ne plus se soucier, dès les premières semaines du mois, de se retrouver dans le rouge. Selon les données de ce baromètres CSA Research/cofidis, c’est 23 euros de plus que l’année dernière. Un nouveau record est établi.

Il faut dire que les ménages font face à des augmentations brutales, surtout depuis le début de la guerre en Ukraine. Les répercussions ont été immédiates avec une hausse du prix des carburants, de l’électricité, et du gaz. Mais dans les rayons des supermarchés, c’est la même chose. Quelques centimes en plus par semaine, cela commence à faire beaucoup. Ainsi, si les fins de mois étaient déjà compliquées pour des millions de personnes avant la crise, elles sont aujourd’hui impossibles à gérer, et c’est dans le rouge qu’ils terminent le mois, en attendant leur salaire.

Qui sont les français les plus touchés ?

L’inflation ne fait pas de différence entre les riches et les pauvres. Tout le monde est touché. Mais cette inflation a plus d’impact pour les seconds que pour les premiers, capables de mieux s’en sortir grâce à leur salaire plus important. En règle générale, deux familles sur trois se sont préparées à perdre en pouvoir d’achat dans les mois à venir, plus encore qu’aujourd’hui. Les plus touchés par cette inflation sont notamment les familles monoparentales. Elles sont 78% à déclarer avoir vu fondre leur train de vie ces dernières semaines. Un constat fait également par trois ouvriers sur quatre, tandis que ce sont les jeunes actifs, ceux entre 25 et 34 ans, qui sont le plus bouleversés. Et certains cumulent ces trois profils.

 

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Des aides de l’État sont-elles prévues ?

C’est la première mesure mise en place par le gouvernement d’Emmanuel Macron : la suppression de la contribution à l’audiovisuel français. C’était une des promesses de campagne du Président sortant fraîchement réélu. Quelques jours seulement après sa réélection, et alors qu’il vient tout juste d’annoncer le nom du nouveau premier ministre Elisabeth Borne), son gouvernement travaille déjà sur la suppression de la fameuse contribution à l’audiovisuel français.

« La contribution à l’audiovisuel public sera supprimée de manière pérenne dès cette année et le financement de l’audiovisuel public sera assuré dans le respect de l’objectif à valeur constitutionnelle de pluralisme et d’indépendance des médias », indique le gouvernement, dans la retranscription d’une communication du ministre de l’Économie Bruno Le Maire à l’occasion du conseil des ministres.

À Bercy, il est confirmé que l’objectif est bien d’entériner la suppression de cette taxe en 2022. Cela pourra se faire via le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté après les élections législatives de juin. « Dans le cadre de la campagne présidentielle, le PR a pris un certain nombre d’engagements sur la question du pouvoir d’achat. Un PLFR sera présenté pour traduire ces engagements dans le quotidien des Français », a notamment déclaré Gabriel Attal (le porte-parole du gouvernement), sans manquer de citer « la suppression de la contribution à l’audiovisuel public« .

Le bouclier visant à limiter la hausse des prix du gaz et de l’électricité se poursuit jusqu’en décembre, mais la ristourne de 15 à 18 centimes à la pompe pour les carburants se termine dès la fin du mois de juillet. Elle sera remplacée par une aide jugée plus juste, qui concerne uniquement ceux qui roulent le plus.

En outre, un chèque d’un montant de 60 euros et envoyé aux ménages les plus touchés par l’inflation est envisagé. Il permettrait de payer ses courses.

Aujourd’hui, les espoirs d’une partie de la population reposent sur les législatives. En effet, le candidat Jean-Luc Mélenchon est passé à quelques centaines de milliers de voix du second tour. La gauche s’est donc unie (mieux vaut tard que jamais) afin que le parti ait le plus de sièges parmi les députés. Si cela arrive, alors le gouvernement sera en cohabitation, cela signifie que le président et le premier ministre n’appartienne pas au même bord politique.

Emmanuel Macron n’aura cependant pas l’obligation de choisir Jean-Luc Mélenchon comme premier ministre. Pourtant, ce dernier demande clairement aux français de voter aux législatives pour l’élire premier ministre, mais cela ne fonctionne pas comme ça. S’il est d’usage de choisir le leader du parti, le président est libre de choisir, parmi le parti en question, une personnalité politique pour tenir le rôle.