Intermarché mis à l’amende par Bercy, d’autres enseignes dans le collimateur : aïe ça pique

En raison d'un défaut de traçabilité dans ses contrats, Intermarché, via ITM alimentaire international, écope d'une amende importante de 19.2 millions d'euros annonce Bercy. Le ministère de l'Économie pointe en effet du doigt un manque de transparence dans des contrats avec des fournisseurs du groupe.

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Ce n’est pas la première sanction pour Intermarché…

Intermarché: Si l’enseigne écope d’une amende de 19.2 millions d’euros, c’est en raison d’un manque de traçabilité dans « les contrats signés en France par un grand nombre de ses fournisseurs » lors des précédentes négociations commerciales. Plus précisément, le manque de transparence reproché porte sur les sommes qui sont versées par les fournisseurs à une centrale d’achat internationale « pour des services de coopération commerciale« , explique Bercy. 

Cette sanction survient dans un contexte tendu, celui de négociations commerciales entre grande distribution et industrie agroalimentaire. Chaque année, ces négociations (qui se terminent à la fin du mois de février) permettent de déterminer le prix des produits qui sont vendus en grandes surfaces pour l’année à venir, jusqu’aux prochaines négociations. 

Il y a un an, Intermarché était déjà assigné pour « pratiques commerciales abusives » de ses centrales d’achat, et plus particulièrement AgeCore. Le gouvernement demande 150.75 millions d’euros de sanction, mais le Tribunal de commerce de Paris ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. 

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 Ils soignent les consommateurs

La guerre dans la grande distribution fait rage et il est important pour chaque enseigne de rapidement tirer son épingle du jeu. La présence de plus en plus écrasante des magasins discount voire hard discount est également une concurrence non négligeable. Il est important de fidéliser les clientèles et avant tout, de l’attirer. Intermarché a décidé de miser sur les carburants pour faire parler. Et dans cette période trouble où le plein de sa voiture n’a jamais coûté aussi cher, Intermarché frappe fort. 

Trois magasins de l’enseigne, situés à Marennes, La Tremblade et Dolus d’Oléron proposent des carburants… à moitié prix. Vous avez bien lu ! Le litre tombe alors sous la barre des 0.99 euros. Cette offre va se prolonger jusqu’au 6 mars, l’occasion parfaite de faire le plein sans avoir l’impression de faire brûler sa carte de crédit. Pour tout plein qui coûte plus de 40 euros, un bon d’achat de 20 euros est remis au consommateur. Bon qu’il doit dépenser dans le magasin où il a fait le plein. Un coup de pouce très intéressant. 

 

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Alerte concernant le pain de mie 

En revanche, le coup de pub est moins bon pour Intermarché concernant le pain de mie. Le pain de mie de la marque Chabrior, vendu par les magasins Intermarché entre le 19 janvier et le 16 février 2022 contient des pesticides. C’est le site du gouvernement rappel.conso qui l’indique et invite les consommateurs à vérifier leurs placards. Il en est de même avec la gamme 7 céréales de la même marque, disponible en rayon entre le 24 janvier et le 16 février, et la version Cœur de mie 7 céréales, disponible entre le 1er et le 16 février: ces produits ne doivent pas être consommés. Jetez-les ou ramenez-les en magasins. Vous serez immédiatement remboursé, même sans avoir le ticket de caisse.

Les scandales concernant des produits qu’il faut impérativement ramener en magasin se multiplient ces derniers mois. Récemment, l’association Foodwatch s’inquiétait de nombreuses contaminations aux hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH). Ces hydrocarbures sont « soupçonnés d’être cancérogènes et mutagènes. Leur influence sur le fonctionnement du système hormonal (perturbateurs endocriniens) a également été mise en évidence« .

Pour l’association, il est difficile d’identifier la source de contamination. Mais le risque d’exposition est, selon Foodwatch, présent « tout au long de la chaîne de production pour tous les produits alimentaires » . Ces huiles sont en effet utilisées « comme liants anti-poussière, lubrifiants dans les machines de production, comme agents de démoulage, comme agents de polissage ou dans les adhésifs« . 

Suite à ces nouvelles révélations Foodwatch se veut alarmiste et demande « une réglementation qui impose une tolérance zéro pour les MOAH dans tous les aliments partout en Europe » . Il faut dire que, depuis 2015, l’association met en lumière la présence des MOAH dans plusieurs produits alimentaires couramment consommés. 

Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch France, se lamente dans un communiqué de cette situation préoccupante : « À chaque fois que nous testons des aliments, nous trouvons ces Moah en quantité inquiétante : les fabricants qui prétendent accorder la plus grande attention à la sécurité de leurs produits ne sont pas en mesure de garantir l’absence de ces contaminants toxiques. La solution est politique : il faut une réglementation de toute urgence pour protéger les consommatrices et consommateurs« .