Jean-Jacques Goldman en colère : son message complètement hallucinant !

Jean-Jacques Goldman est sorti de son silence le 30 mai dernier pour défendre les droits des artistes. Il s’opposait à une proposition de loi, dans une tribune musclée, qui a finalement été promulguée ce 15 novembre 2021.

Jean-Jacques Goldman en colère : son message complètement hallucinant !
© Sipa

Jean-Jacques Goldman quittait le devant de la scène il y a de longues années maintenant. Et il a même récemment fait savoir, par des proches, qu’il ne reviendrait plus. Mais, malgré sa retraite musicale, Jean-Jacques Goldman reste l’une des personnalités préférées des Français. Il ne peut donc pas douter que sa voix compte pour l’opinion publique. Et justement, il brisait le silence le 30 mai dernier. Cela afin de signer une tribune farouchement opposée à un texte de loi. Une loi sur l’empreinte environnementale du numérique, et une tribune plus précisément opposée aux changements concernant la rémunération des artistes pour copie privée. Jean-Jacques Goldman se ralliait ainsi à une cause défendue par plus de 1 600 artistes. Mais d’après les recherches d’Objeko, ce texte de loi que craignait de voir passer Jean-Jacques Goldman et tant d’autres artistes, a été promulgué ce 15 novembre 2021. On vous raconte tout !

Jean-Jacques Goldman choisit ses luttes et n’hésite pas à monter au créneau

Jean-Jacques Goldman quittait le devant de la scène à partir de 2004. Et en 2016, il quittait même la France pour s’installer avec sa famille en Angleterre. En effet, Jean-Jacques Goldman s’était installé dans une banlieue résidentielle londonienne avec son épouse, un deuxième mariage, Nathalie Thu Huong-Lagier et leurs trois filles. Depuis son retrait de la scène médique et le début de sa retraite de la scène musicale, Jean-Jacques Goldman savait se faire discret. Mais il a aussi su revenir pour les causes importantes. Par exemple, il revenait pour soutenir toutes les personnes au front pendant la première vague de la pandémie. Saluant le travail et le sacrifice de toutes ces personnes indispensables et pourtant si peu reconnues par la société, avec une chanson.

Puis, c’était donc le 30 mai dernier qu’il intervenait dans les colonnes du JDD. Mais il n’était pas seul. Sa voix résonnait avec celle de 1 660 artistes. Tous signaient une tribune pour défendre le milieu de la culture. Et plus précisément la rémunération sur la copie privée. Ils se révoltaient donc avant que le texte de loi ne soit discuté à l’Assemblée nationale. « Nous sortons d’une année sans spectacle, sans public, une année de lieux fermés, de culture sinistrée. Mais au moment où la vie culturelle en France commence à repartir, nous devons faire face à une autre bataille qui opposerait l’écologie à la culture », écrivaient-ils. Et Objeko vous l’assure, il était possible de lire dans toute la presse la colère de Jean-Jacques Goldman et des artistes.

Un échec pour les artistes en révolte ?

Jean-Jacques Goldman et ses anciens camarades ne pouvaient tolérer de voir s’opposer écologie et culture de la sorte. « L’argent collecté grâce à la copie privée sert à aider chaque année 12 000 événements culturels. 64% des festivals de musique sont financés en partie par ce mécanisme. Deux cent mille auteurs, écrivains, cinéastes, artistes-plasticiens, photographes, scénaristes, auteurs-réalisateurs, auteurs de théâtre ou encore compositeurs de musique sont soutenus dans leur travail. », pouvait-on lire.

« Mais voilà, les vendeurs de produits reconditionnés refusent de contribuer à ce système vertueux. Leur argument est de dire : ‘On est pour l’écologie, on favorise l’économie circulaire, on ne peut pas respecter en plus les règles européennes sur le droit d’auteur en participant au financement de la vie culturelle de notre pays.’ Il faut choisir : écologie ou culture. », était-il enfin déploré. Jean-Jacques Goldman et les autres signataires étaient déterminés à lutter. « Nous ne laisserons pas détruire un des piliers du financement de notre travail pour que les grandes plateformes du numérique accumulent plus de milliards au détriment du plus grand nombre. Le 10 juin, à l’Assemblée nationale, refusons l’amendement qui fragiliserait encore un peu plus le monde culturel, déjà très affecté par la crise sanitaire. », concluait la tribune.

Mais c’est officiel… Et Objeko a pu le constater sur le site de l’Assemblée nationale. La loi n° 2021-1485, visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France a été promulguée le du 15 novembre 2021. Néanmoins, le gouvernement se laisse une année pour étudier les impacts réels de cette nouvelle loi sur la rémunération des artistes. Jean-Jacques Goldman et les autres signataires de cette tribune en avaient pourtant déjà une idée précise. Mais il faut donc croire que leur révolte n’aura pas suffit à faire flancher nos représentants politiques. Pourtant, ce n’est en effet que très rare que Jean-Jacques Goldman sorte de sa retraite médiatique. Reviendra-t-il alors si les artistes déplorent la mise ne place effective de cette nouvelle loi ?


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.