Jean Lassale en dévoile plus sur le montant de ses dons aux partis endettés

Dès l'annonce des résultats, la candidate des Républicains annonce être en grosse difficulté financière. Elle doit 5 millions d'euros, qui ont été utilisés pour financer sa campagne (qui en aurait coûté 15). Elle demande donc aux Français d'être généreux avec elle et de l'aider, elle qui doit rembourser cette colossale somme avant le 15 mai. Jean Lassalle a entendu son appel et a décidé de l'aider.

© Maxppp – Jonathan Mari

Valérie Pécresse fait moins de 5% au premier tour 

Loin semble le temps où Valérie Pécresse était annoncée à 20%. Pendant quelques semaines, les portes du second tour semblaient ouvertes. On disait même qu’elle pourrait battre Emmanuel Macron. Mais les sondages ne sont pas la réalité. Et surtout, sa campagne a pris une toute autre tournure. Moquée dans la presse, délaissée par ses électeurs, elle n’a pas réussi à créer un projet suffisamment solide pour que les électeurs se rangent derrière son parti. C’est son incarnation qui lui empêche d’accéder au second tour. 

On le savait depuis quelques semaines déjà, les sondages la plaçaient loin derrière le trio de tête, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Mais jamais les sondages n’ont estimé qu’elle finirait avec moins de 5% des voix. Et pourtant. Après le décompte total et officiel, c’est avec le score de 4.7% que Valérie Pécresse termine à la cinquième place. C’est d’abord une énorme déception. Et c’est ensuite extrêmement problématique. En effet, les frais de campagne sont remboursés si les candidats font plus que 5%. Valérie Pécresse n’a donc pas droit aux 8 millions d’euros versés par l’État, qu’elle attendait. Elle implore de l’aide. 

L’appel à l’aide de Valérie Pécresse

« Ma valeur c’est le travail, pas l’assistanat » disait fièrement Valérie Pécresse avant les élections. C’est moins fière qu’elle s’est présentée face aux micros et caméras pour demander de l’aide : « La situation financière de ma campagne est désormais critique, souligne la désormais ex-candidate à la présidentielle. Nous n’avons pas atteint les 5% qui auraient pu permettre d’obtenir 7 millions de remboursement. Ces 7 millions manquent pour boucler ma campagne. Les Républicains ne peuvent pas faire face à ces dépenses. Je suis endettée personnellement à hauteur de 5 millions d’euros« .

« Je lance un appel national aux dons, à ceux qui m’ont apporté leur suffrage mais aussi à ceux qui ont préféré le vote utile, et enfin à tous les Français qui sont attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression, a lancé Valérie Pécresse. J’ai besoin de votre aide d’urgence d’ici le 15 mai pour boucler le financement de cette campagne présidentielle ». 

 

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Jean Lassalle décide d’aider sa collègue et rivale 

Le candidat aux élections, qui a fait un peu plus de 3% (et qui ne rembourse sa campagne, bien plus modeste, qu’à 800 000 euros, les frais minimums qui sont automatiquement remboursés), a décidé de venir en aide à Valérie Pécresse et Yannick Jadot, également sous la barre des 5%. Pour Le Journal Du Dimanche, il accepte d’expliquer les raisons de son geste :

 « J’étais avec mon équipe de campagne et on me rapporte les appels aux dons de Valérie Pécresse et de Yannick Jadot. Quelqu’un lance alors : « Eh bien nous devrions participer ». J’ai trouvé que c’était une très bonne idée. Comme le trésorier de campagne était avec nous, nous avons décidé de le faire en se disant qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi », explique-t-il, avant d’ajouter que « les chèques sont déjà envoyés ».

Le journaliste veut logiquement savoir combien l’homme politique a pu envoyer aux deux candidats déçus des élections présidentielles. On le sait, son parti est petit et ne bénéficie pas d’une trésorerie sans limite. Mais pour Jean Lassalle, la question du montant compte peu : 

 

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 « Cela n’a aucune importance, c’est du domaine du symbolique, pour montrer que nous avons entendu l’appel. Quand vous entendez quelqu’un qui vous crie « au secours, je me noie », vous ne faites pas rien. Je suis en fin de campagne moi aussi, je n’ai pas de canot de sauvetage ultra-moderne, plutôt des bouées. Le trésorier a donné son accord : il fallait faire un geste, mais en restant raisonnable. Le geste vaut autant que le montant qu’on lui alloue. Je ne veux pas estimer cette petite bouée de sauvetage, je suis comme le Petit Prince, elliptique… »

Une main tendue qui a été félicitée sur les réseaux sociaux et sur le plateau de Touche pas à mon poste, où Jean Lassalle s’est rendu après le premier tour des élections.