Jean-Pierre Pernaut, 1er français à s’être rendu sur place le 11 septembre, son récit glaçant

Invité sur LCI ce samedi 11 septembre, Jean-Pierre Pernaut est revenu sur les attentats terroristes survenus il y a 20 ans en arrière à New-York. Alors qu’il a été l’un des premiers journalistes français à se rendre sur place, il se confie sur ses terribles souvenirs.

Jean-Pierre Pernaut, premier français à s'être rendu sur place le 11 septembre, son récit glaçant
© C8

Bien évidemment, ce samedi 11 septembre est un anniversaire tristement tragique. Une date qui rappelle malheureusement la tragédie vécue par New York et ses habitants il y a vingt ans jour pour jour. Parmi l’un des premiers journalistes français à se rendre à Ground Zero, Jean-Pierre Pernaut se souvient. Objeko revient donc pour vous sur cette émouvante évocation de ce souvenir terrible.

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Une vision d’horreur

Dans la vie, chacun de nous se souvient où il se trouvait lors d’événements importants. Bien évidemment, les attentats du 11 septembre 2001 sont encore gravés dans nos mémoires. Comment oublier ces images de deux avions détruisant les tours, symboles même de la ville de New York ? Très vite, le président américain Georges W Bush confirme l’attaque terroriste qui causera la mort de 2976 personnes et fera plus de 6 000 blessés. En France comme dans le reste du monde, les images défilent en boucle sur les écrans avec les premiers commentaires. Une journée particulière pour les rédactions tout autour de la planète et bien évidemment pour Jean-Pierre Pernaut, alors présentateur vedette de TF1.

Rapidement, la première chaîne décide d’ailleurs d’envoyer plusieurs de ses journalistes avec en-tête de liste Jean-Pierre Pernaut et quelques autres grands noms de l’info. Un moment dont le mari de Nathalie Marquay se souvient jusque dans les moindres détails : ” Avec Robert Namias, le patron de l’information de l’époque, on a décidé de louer deux jets : un pour Patrick Poivre d’Arvor et un pour moi. On a atterri à Montréal et on a roulé de nuit jusqu’à New York, une ville déserte, pleine de poussière et étonnamment silencieuse “. En effet, la Big Apple est complètement sonnée devant l’ampleur de la catastrophe. Objeko vous explique tout.

Un récit minute par minute

Mais avant de se rendre aux États-Unis, Jean-Pierre Pernaut avait bien évidemment assisté à l’horreur de la scène devant son écran. Il se souvient ainsi du premier impact alors qu’il est chez lui en train de bricoler. Bien conscient de l’importance de l’événement, il décide de se rendre immédiatement à sa rédaction même s’il n’a pas encore connaissance d’un acte terroriste : ” Les images sont tellement effarantes. Mais au départ, on ne sait pas que c’était un attentat. On se doute que ça l’est au moment où le deuxième avion heurte la tour. Puis ça monte crescendo dans l’après-midi ”.

 

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Peu à peu, Jean-Pierre Pernaut reçoit donc un nombre incalculable d’images dont certaines ne seront d’ailleurs jamais dévoilées sur les écrans français. Cependant, quelques scènes restent aujourd’hui dans son esprit. ” Les gens à genoux qui prient dans la rue, la poussière partout, les bougies allumées dans les casernes, et les photos des disparus devant les hôpitaux “. Un spectacle de désolation auquel il assistera en direct lors de son arrivée à New York quelques heures plus tard. De toute évidence, la star de l’info reste marquée à jamais par cette vision d’horreur et par l’abattement de la population de la ville qui ne dort pourtant jamais.

 

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Jean-Pierre Pernaut: Une évocation poignante

Présent sur le plateau de LCI ce 11 septembre 2021, Jean-Pierre Pernaut était accompagné de Gilles Bouleau et de David Pujadas pour ce devoir de mémoire. Les trois journalistes affirment d’ailleurs se souvenir de tout, comme si c’était hier. À l’époque, Gilles Bouleau est correspondant à Londres, il reçoit la formation en plein déjeuner : ” Je déjeunais en terrasse et je reçois un appel sur mon gros téléphone portable de l’époque pour me dire qu’il y avait eu un accident d’avion à Manhattan. On a compris qu’il s’agissait d’un attentat qu’au moment où le deuxième avion fonce dans la tour. Le mois suivant, j’ai souvent dormi au bureau, tellement on a eu du travail. Je me souviens aussi qu’on n’avait pas de plateau et qu’on faisait nos directs sur la terrasse du bureau et que le propriétaire n’était pas content ”.

Du côté de David Pujadas, c’était également l’effarement : ” C’est peut-être l’événement le plus surnaturel que j’ai eu à traiter. On avait du mal à se convaincre que c’était bel et bien réel “. En effet, il se souvient avoir passé de nombreuses heures en direct, des moments durant lesquels il devait garder son sang-froid pour ne pas craquer. Un sentiment visiblement partagé par Gilles Bouleau et Jean-Pierre Pernaut. Les trois grands professionnels paraissent effectivement affirmer que nulle autre information au cours de leur carrière n’a été si compliquée à traiter. Vingt ans après les attentats terroristes du World Trade Center, chacun garde d’ailleurs un souvenir ému et encore très présent au plus profond de son cœur et de sa chair.


Valerie Hommez

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