Jean-Pierre Pernaut : voici pourquoi il n’a pas pu révéler son cancer à ses enfants

Jean-Pierre Pernaut ne cachait pas avoir été quelque temps étourdi en apprenant qu'il allait de nouveau falloir se battre contre un cancer.

© MARTIN BUREAU / AFP
Jean-Pierre Pernaut s’est accroché jusqu’au bout face à la maladie. Pourtant, il ne s’était pas montré optimiste tout de suite. Le journaliste a mis du temps à digérer la nouvelle et à en parler avec les autres, ses enfants tout particulièrement. C’est ce que nous allons voir dans cet article. Vous êtes prêts ?

Jean-Pierre Pernaut n’a pas annoncé son cancer à ses enfants

Le 2 mars dernier, c’est avec sidération, que la France apprenait le décès de Jean-Pierre Pernaut. Depuis, les hommages pleuvent sur les réseaux sociaux. Il faut dire que pendant plusieurs décennies, le journaliste a partagé le foyer de nombreuses personnes. Pendant 30 ans, il a donné rendez-vous à ses fans pour leur transmettre les dernières informations mais aussi sa passion de la France. Mais si on a tous connu un homme battant et heureux, ce n’était pas toujours facile pour lui.

 

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Quand son second cancer du poumon avait été rendu public, il n’a pas caché avoir eu du mal à encaisser la nouvelle. Le temps de se mettre en mode combat, Jean-Pierre Pernaut n’a pas vraiment pu évoquer le sujet avec ses enfants : »J’avais un peu de mal à digérer. C’est lourd d’apprendre cette nouvelle : j’ai pris un grand coup sur la tête, sans m’effondrer (…) C’est une maladie sérieuse qu’il faut appréhender sérieusement. Je l’avoue, c’est d’abord Nathalie qui l’a évoquée avec eux« .

Il refusait de se laisser abattre

Après un temps d’acceptation, Jean-Pierre Pernaut a directement enclenché le mode guerrier. Il faut dire que pendant sa vie, il avait une un modèle du genre. En effet, sa maman était une vraie battante, une vraie guerrière : »Ma mère a toujours été une battante. Elle voulait qu’on l’appelle pharmacien, et non pharmacienne, alors qu’elle était très féministe. J’ai été élevé au milieu des boîtes de médicaments, dans une foi totale en la médecine. Ma mère m’a appris qu’il ne fallait jamais se lamenter sur son sort« .

Et c’est ce qu’il a fait. Tout au long de sa maladie, Jean-Pierre Pernaut refusait de se laisser abattre. D’ailleurs, il disait toujours que le mot cancer faisait peur, mais qu’il n’avait rien d’insurmontable : »Quand j’évoque mon cancer, la réaction est unanime : ‘Ah merde !’ Ça m’amuse. […] Il faut arrêter les gens atteints d’un cancer comme des morts à court terme. On guérit du cancer, la vie est belle. Pourvu qu’elle dure longtemps« .

Jean-Pierre Pernaut était plein d’espoir

Grâce à Nathalie Marquay, Jean-Pierre Pernaut a appris à ne pas avoir peur du cancer. Il faut dire que la jeune femme a aussi souffert d’un cancer très grave il y a quelques années. Aujourd’hui, les médecins font des efforts mais le patient doit également être combattif. On le dit, guérir d’une maladie, passe par le mental aussi. Ironie du sort, le journaliste n’a pas été emporté par la maladie mais par des complications survenues après une opération du cœur. La vie est parfois mal faite…