Le monde de la musique en deuil, il a rejoint les étoiles

Un compositeur qui a travaillé avec les plus grands artistes depuis les années 60 vient de nous quitter. On vous dévoile son identité.

© capture facebook

Dans cet article, on va revenir sur un vieux concept de musique appelé « yéyé« . Celui-ci a été créé en 1963 par Edgar Morin. Ce mot signifie littéralement « nous sommes jeunes ». Une chose est sûre, il a été marquant dans le monde de la musique et un tournant dans la société, c’est l’évidence. Récemment, un membre de ce mouvement vient de rejoindre les étoiles. On vous dévoile son identité.

Le monde de la musique perd une figure de la génération yéyé

Le yéyé est un courant de musique qui a vu le jour dans les années 1960. C’est l’époque de la jeunesse Baby-boomer née après la Seconde Guerre mondiale. Les chanteurs et chanteuses de ce mouvement utilisent des succès anglo-saxons, les traduisent et refont une version en français. Johnny Hallyday et Françoise Hardy ont fait la gloire de ce mouvement yéyé, mais c’est loin d’être les seuls. C’est aussi la période du renouveau et des changements dans tous les domaines, notamment en matière de mode vestimentaire.

En effet, les collants vont remplacer les porte-jarretelles, on oublie le soutien-gorge et la mini-jupe fait son apparition. Les femmes journalistes refont l’éducation des hommes et elles s’imposent dans la société. Même si la musique yéyé a été éphémère, elle a marqué les esprits. Très vite, en 1964, celui-ci sera remplacé par le Protest Song de Joan Baez et Bob Dylan ou encore des groupes anglais, les Beatles, les Stones, les Who.

Le mouvement yéyé de courte durée, mais dont on se souvient encore !

La musique yéyé va disparaître, mais pas cette génération des Baby Boomers. C’est grâce à ces personnes de cette époque qu’en 1968, la liberté individuelle va apparaître. Ensuite, ce sera la mode des hippies avec leur rejet du monde de consommation. Ces derniers doivent se retourner dans leurs tombes en apercevant le monde capitaliste, l’industrie agroalimentaire ou encore le réchauffement climatique… Ces derniers refoulaient aussi les États-Unis et tout ce qu’il représente à cause de la gu*rre du Vietnam. Ce mois de mars 2022, une personnalité de cette époque yéyé est décédée. Cette triste annonce a bouleversé le monde de la musique ainsi que de nombreux artistes.

La passion de la musique entre deux hommes

Le défunt est Pierre Papadiamandis. L’artiste a écrit les chansons comme La dernière séance ou encore Couleur menthe à l’eau, interprétés par Eddy Mitchell. D’ailleurs, cela a toujours été le compositeur fidèle d’Eddy Mitchell. Et bien, l’homme de 85 ans a quitté le monde de la musique le mardi 22 mars dernier.

Pendant deux ans, le compositeur et pianiste français d’origine grecque va collaborer sur scène Eddy Mitchell. En 1966, Pierre Papadiamandis lui propose une nouvelle chanson intitulée J’ai oublié de l’oublier, apprend-on dans les archives de la Sacem. Ce sera la première mélodie qui va unir les deux hommes et leur collaboration va durer plus de 50 ans. Une belle histoire d’amitié et de passion commune.

 

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La liste de ses succès est longue

Ensuite, beaucoup d’autres titres de musique vont suivre et vont faire le succès du chanteur Eddy Mitchell. En effet, dans les classiques, on peut citer Le crooner, C’est facile, La dernière séance, Couleur menthe à l’eau, Le cimetière des éléphants, Comme quand j’étais môme et aussi Un portrait de Norman Rockwell.

Si vous ne le saviez pas, Pierre Papadiamandis a aussi composé pour Michel Delpech, la chanson Que Marianne était jolie. De plus, il a aussi collaboré avec les plus grands de son époque comme Ray Charles, Françoise Hardy, Céline Dion et même Grace Jones.