L’Europe autorise les voitures sans pilote

La commission économique pour l’Europe des Nations unies (Unece) vient d’autoriser légalement les voitures autonomes. Toutefois, de nombreux freins s’opposent encore au développement de ces véhicules sans pilotes. 

Le mercredi 23 mars, l’Unece a décidé de réviser la Convention de Vienne, régulant la circulation routière depuis 1968. Ce texte autorise désormais les voitures autonomes, telles que la fameuse Google Car, à circuler sur les routes européennes.

Au travers d’un communiqué, l’institution a annoncé que « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations unies [ONU] sur les véhicules, ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur ». 

Jusqu’à présent, ces véhicules sans pilote étaient déjà autorisés par différents pays d’Europe. C’est notamment le cas en France, en Allemagne, en Angleterre et en Suède ou des expérimentations sont menées. Google, mais également des équipementiers et des constructeurs tels que Continental, Renault, Ford, General Motors ou Toyota testent depuis quelques mois leurs prototypes sur nos routes. De même, les derniers modèles de Tesla proposent une fonction d’auto-pilotage.

Plusieurs obstacles persistent

Malgré cette autorisation légale, plusieurs problèmes se dressent encore face à l’essor des véhicules autonomes. L’un des principaux obstacles est la sécurité routière. Même si l’électronique et l’intelligence artificielle qui commande ces voitures est jugé plus fiable que les conducteurs humains, la cohabitation avec les véhicules traditionnels demeure dangereuse. En février dernier, la Google Car a ainsi provoqué un accident en voulant éviter un obstacle.

De même, les éventuelles défaillance de sécurité informatique représentent un risque. Pour l’heure, il est possible pour une personne mal intentionnée et qualifiée de prendre contrôle d’un véhicule sans pilote à distance. Inutile de préciser le danger qu’un tel piratage représente.

En outre, la question de la responsabilité en cas d’accident demeure problématique. Il est difficile de définir qui sera jugé responsable entre le constructeur, l’équipementier, le développeur du logiciel ou même le propriétaire de l’automobile.

Enfin, le prix demeure trop élevé pour beaucoup de consommateurs. La majorité d’entre eux ne seraient pas intéressés si le tarif dépasse celui d’une voiture traditionnelle de plus de 2000 euros. Pour l’heure, le coût en question est estimé supérieur de 10 000 euros. Cette technologie n’est donc pas prête de se démocratiser.

Seriez-vous intéressés par une voiture autonome ? A quel prix ?

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