Lidl, Carrefour, Aldi… rationnent certains produits en Europe, à cause de la guerre en Ukraine

On ne peut pas dire que l'ambiance est au beau fixe. Entre crise sanitaire, inflation, grèves, le monde d'après ne sera plus jamais comme celui d'avant...

© Capture Facebook

Chaque semaine apporte son lot de problèmes et depuis deux ans, cela ne s’arrête pas. À peine sorti de la crise sanitaire que la gu*rre en Ukraine éclate. La semaine dernière, une grève des transporteurs a plus entraîné la fermeture de deux magasins Lidl en Espagne. Du jamais vu ! Nos voisins belges ont des difficultés à s’approvisionner ce qui contraint les magasins de mettre en place certaines mesures…

Guerre en Ukraine : des problèmes d’approvisionnements en Europe

Du côté de la Belgique, la situation est de plus en plus compliquée dans les rayons. Par exemple, la semaine dernière, Colruyt, qui est la chaîne de supermarchés la plus présente dans le pays, a été la première à partager la mauvaise nouvelle. En effet, l’enseigne est obligée de mettre des limites sur la vente de certains articles. Les consommateurs sont limités dans les quantités achetées. Ils ne peuvent plus acheter plus de deux bouteilles d’huile et deux sachets de farine par client.

Des restrictions inimaginables

L’enseigne essaye quand même d’être rassurante pour éviter la panique auprès de sa population. En effet, elle explique qu’il n’y a pas de pénurie (encore), mais remarque que la consommation des clients a changé et elle n’est « plus normale », d’après les informations de l’agence Belga. L’entreprise belge n’est pas la seule d’ailleurs à avoir annoncé ces mesures. En effet, Lidl avait aussi déclaré des limites d’achat sur l’huile, les légumes en conserve et aussi le papier toilette.

Pareil du côté d’Aldi, le magasin a aussi demandé à ses distributeurs de limiter les quantités par clients. Par exemple, les consommateurs ne peuvent pas acheter plus de trois pièces d’huiles, de farine de blé ou de préparation pour pain pour un ticket de caisse. L’information va être diffusée aux clients avec de grandes affiches placardées sur les murs des magasins.

Quand Emmanuel Macron parlait de gu*rre il y a deux ans, nous y sommes ! « Notre fournisseur est actuellement capable de faire face à la production mais, en raison du pic soudain des ventes de ces produits, la chaîne logistique ne peut malheureusement pas suivre la cadence », explique-t-elle.

Les clients ne consomment plus de la même façon

L’agence Belga a expliqué que l’enseigne Carrefour a analysé « la situation magasin par magasin. La situation a évolué. Grâce aux messages qu’ils ont captés, un certain nombre de consommateurs ont modifié leur comportement et nous avons remarqué une augmentation de la demande pour certains produits ». Ainsi, chaque directeur de magasin peut mettre en place ses propres mesures. En effet, on ne consomme pas tous de la même façon partout dans l’hexagone.

Par exemple, à Gijon, dans le nord-ouest de l’Espagne, les distributeurs allemands Lidl ont annoncé la semaine dernière la fermeture totale de deux magasins, car ils n’ont pas assez de produits à mettre dans les rayons pour leur client. Ceci en raison des grèves des transports. Mais, ce n’est pas la seule raison qui effraie les entreprises. En effet, la gu*rre en Ukraine risque de rendre les approvisionnements encore plus difficiles, et cela, dans toute l’Europe. Certaines spécialistes parlent même de crise alimentaire dans douze à dix-huit mois. Une situation inédite et inimaginable encore il y a quelque temps. Ou va le monde ?