Lidl dans la tourmente ? Découvrez Mere cette nouvelle enseigne discount venue de Russie

Jusqu'à ces dernières heures, hormis en Russie, l'enseigne Mere était inconnue au bataillon. Or, la prochaine ouverture de ce magasin en France risque de changer la donne.

© Maxppp / Jan Woitas/dpa/picture-alliance/Newscom

En pleine crise économique, l’arrivée du magasin discount Mere est-il une aubaine ? On vous dit tout ce que l’on sait sur l’enseigne russe !

Mere, bonheur ou malheur ?

Né en Russie, le magasin Mere pousse tel un champion dans toute l’Europe. Et parmi la liste des pays dans son viseur, la France est en haut de la liste. Du reste, comme nous l’apprennent nos confrères, l’inauguration du tout premier à Thionville est imminente. Cerise sur le gâteau (ou pas), ce n’est pas le seul endroit où vous allez pouvoir tester des produits de ce discounter. Si vous habitez proche de Pont-Sainte-Marie dans l’Aube ou bien de Sainte-Marguerite dans les Vosges, il y a fort à parier que vous allez en entendre parler. Donc, afin de ne pas vous prendre au dépourvu, on vous propose de faire une brève description des rayons ainsi que la politique tarifaire. C’est tout simplement…hallucinant ! La concurrence a raison de grincer des dents !

QUID du magasin russe

 

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L’histoire de Mere commence dans le cerveau des dirigeants du groupe russe Svetofor. Et pourtant, quand on met en comparaison la date d’ouverture du tout premier avec le nombre existant aujourd’hui, on a des sueurs froides. En l’espace de treize ans, 2 500 magasins se dispatchent tout le long des villes présentes en Biélorussie ou au Kazakhstan. Du reste, le président a un seul leitmotiv : celui de conquérir l‘Europe. D’abord de l’Est en ciblant particulièrement la Roumanie, la Lituanie et la Pologne. Quant à l’Ouest, il ne dissimule pas son impatience d’implanter Mere en Allemagne, Espagne, Italie, Belgique, Grande-Bretagne.

Dans tous les pays que nous avons cités, il y a d’autres magasins discount. Dans cet article, la rédaction d’Objeko vous racontait qu’Aldi n’avait rien vu venir. Dire qu’il a récemment racheté des Leader price. Il y a fort à parier que l’arrivée de Mere ne lui fera pas du bien ! Certes, le magasin russe a pour l’instant des surfaces réduites. Donc forcément, en rayon, les clients sentent la différence.  Par contre, il y a quelque chose qui ne change pas. Le curieux est obligé de servir sur des cartons posés à même les palettes d’origine. Ainsi, les frais logistiques sont divisés par deux. Et pour se renseigner, ne comptez pas sur le personnel. Là encore, la direction décide de freiner les embauches en attendant de voir si la mayonnaise prend. Et vous, qu’en pensez-vous cher lecteur ? Êtes-vous disposé à accorder votre confiance à un énième magasin de ce genre ?

Qu’en pense la concurrence ?

 

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Lorsqu’on l’interroge sur Mere, le directeur de Lidl essaie de dissimuler son embarras. Certes, il sait que ses aficionados lui seront fidèles. Pour preuve, malgré ses ennuis avec Thermomix, la nouvelle version de son robot culinaire a pulvérisé des records de vente. Pour 400 euros, on peut relier son enceinte connectée et préparer de succulents plats avec cet appareil révolutionnaire. Or, nul doute que des équipes iront faire un repérage dans les « rayons » du dernier-né. Sa fameuse campagne de publicité qui décrédibilisait la concurrence ne risque-t-elle pas faire un effet boomerang ? Dès qu’elle aura la réponse à cette question, soyez sûr que la rédaction d’Objeko vous tiendra au courant !

En ce qui concerne Leclerc, en ce moment, elle fait tout pour rester dans la course. Après avoir réussi une opération de carburant à prix coutant, le prix de la baguette roule les professionnels dans la farine. Pour l’instant, il est encore trop tôt pour dire l’impact d’une telle nouvelle sur le consommateur ni même si Mere va tout gâcher. Le mystère demeure entier !

Enfin pour les enseignes non-discount et plus traditionnelles comme Monoprix, on espère que le récent partenariat avec Amazon va fidéliser le client dans la durée. Sauf preuve du contraire, il n’est pas question d’aller voir si l’herbe est plus verte du côté de chez Mere.

Le rapport qualité-prix, plus un critère d’achat ?

Pour conclure, notre confrère Yves Puget de LSA tire la sonnette d’alarme. Les clients ne sont pas dupes et font la différence entre le beurre et la margarine. Quant à la traduction des étiquettes en russe, ce n’est pas pour demain. Aussi, le fait d’avoir un poulet à un euro de Mere va-t-il convaincre les experts de notre beau pays, tant réputé pour sa gastronomie ? Rien n’est moins sûr. On attend de voir !

Quant à cette annaliste de Kantar, elle est plus que jamais convaincue qu’une frange de la population va apprécier les promotions de Mere. Par contre, depuis le début de la pandémie, le retour au fait-maison nous pousse à sélectionner des produits de meilleure facture, quitte à dépenser plus. Ce juste « équilibre entre prix et qualité » va-t-il tenir le coup ? Suite au prochain épisode !

Merci à nos confrères de LSA et de Kantar !