Lidl : une salariée virée pour avoir mangé un gâteau périmé dans les réserves du magasin

Celle-là, la direction de Lidl ne l'a pas vu venir. Lorsque l'affaire arrive jusqu'à eux, ils ne voient pas d'autres issues. C'était sans compter sur les syndicats qui viennent de monter au créneau. Qui aura le dernier mot ?

©20 Minutes

Encore une fois, Lidl se retrouve au centre d’une polémique incroyable. Même les syndicats n’arrivent pas à y croire. On vous dit tout !

Lidl dans la tourmente

Quand on découvre cette publicité de Lidl, on ne peut pas s’empêcher de la comparer avec les autres géants de l’industrie alimentaire. Pourquoi avoir un emploi là-bas se passerait mieux qu’ailleurs ? Depuis deux ans, la pandémie a fait vaciller nos repères. Du moment où un contrat nous lie avec un magasin de ce genre, on n’a pas la possibilité de faire du télétravail. Aussi, Objeko peut comprendre l’épuisement des troupes. Pendant le confinement, ils étaient considérés comme essentiels pour éviter que l’économie ne s’effondre. Aujourd’hui, le bilan est sans appel. Même si quelques variants viennent un peu nous bousculer, nous avons appris à vivre avec le virus. Port du masque et gestes barrières rythment notre quotidien. Hélas, cette employée belge va commettre un minuscule faux pas qui va la conduire à sa perte !

Chez Lidl, personne ne s’attendait à ça !

Cela faisait presque deux décennies qu’elle avait signé un contrat chez Lidl. Depuis qu’il s’est diversifié, le roi du discount a le vent en poupe. D’une part, on y trouve des ingrédients pas chers pour la recette de famille si indispensable à notre âme d’enfant. De l’autre, on déniche le matériel de petit électroménager nécessaire pour la concevoir à des prix défiants la concurrence. En coulisses, on fait en sorte que tout soit parfait avant l’ouverture du magasin. Sauf ce jour-là où l’enfer a débarqué sur Terre !

Interrogé par la chaine de télévision RTBF, le délégué du personnel de ce Lidl sort de ses gonds. « Cette dame a fait un malaise et devait prendre rapidement un élément sucré. » Surprise en pleine action, elle a été dénoncée à la direction. Au lieu de considérer l’aspect moral, ils ont établit qu’il s’agissant d’un préjudice. En résumé, la victime est devenue bourreau. Licenciée sur le champ pour un motif de faute grave, l’histoire fait la une de la presse. D’ailleurs, pour rallier les médias du monde entier à leur cause, les syndicats sont prêts à tous les sacrifices.

Scoop de dernière minute !

À partir du lundi 4 avril 2022, l’ordre est donné de bloquer l’accès au Lidl. Pour les clients, c’est l’occasion d’apprendre les tenants et les aboutissants de ce tragique fait-divers. Les syndicats avouent qu’ils n’avaient qu’un seul objectif en tête. Selon eux, la fermeture temporaire de l’enseigne devrait secouer la direction. Soucieuse de ne pas perdre plus d’argent qu’il ne faudrait, ils feront tout pour trouver un accord. Objeko l’a compris, il s’agit de « relancer la concertation et obtenir justice pour cette travailleuse ».

 

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Visiblement, la stratégie a fonctionné. Dans un premier temps, personne n’a pas avoir accès à la teneur des échanges entre les grands patrons de Lidl et les représentants légaux de cette salariée. Ceci uniquement « dans un souci de confidentialité » ! Pourtant, des sources anonymes sortent du silence. Ne voulant pas avoir des répercussions sur leur carrière, ils souhaitent tout de même à préciser que la malheureuse n’a pas pu se remettre à travailler chez le roi du discount. Par contre, sur son dossier, le terme fracassant « faute grave » a disparu. De ce fait, elle pourrait bénéficier du chômage, le tout de rebondir et de trouver un autre emploi.

Et maintenant ?

Et vous, que pensez-vous de cette histoire ? Certes, c’est loin d’être un cas isolé. Malgré toute la politique de communication de Lidl pour redorer leur blason, le mal est fait. Et ce n’est pas cette pénurie récente d’huile de tournesol qui va arranger les choses. Oups… est-elle en danger ? Croisons les doigts pour que tout rentre dans l’ordre et qu’on finisse par voir le bout du tunnel. Plus que jamais, nous espérons que cette pandémie va ressouder les liens entre les chefs d’entreprises et leurs employés. Le besoin est réciproque et non pas unilatéral. Suite dans le prochain numéro d’Objeko !

Merci à nos confrères de RTBF