Minimum vieillesse : cette aide que vous oubliez de demander, vos droits expliqués

50% des personnes éligibles à l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), anciennement « minimum vieillesse », ne la sollicite pas. Beaucoup ne savent même pas que cette aide existe. Si vous êtes dans cette situation, voici comment vérifier vos droits à cette allocation. Objeko vous donne tous les détails à ce sujet.

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L’Aspa, plus connue sous son ancien nom de « minimum vieillesse », a pour but de soutenir les personnes âgées en situation de précarité. Mais la moitié des bénéficiaires en théorie n’en profitent pas. Pour y avoir droit, les personnes retraitées doivent être âgés de 65 ans ou plus.

Une aide liée à des conditions de revenus

Ce n’est pas la seule condition pour qu’elle soit attribuée : pour avoir le minimum vieillesse, les revenus de la personne doivent être en deçà de 916,78 euros par mois. Pour un couple, le plafond est établi à 1.423,31 euros par mois. Ces montants sont modifiés chaque 1er janvier. Il faut savoir que les autres aides (APL, prestation de compensation handicap, etc.) ne sont pas prises en compte dans le calcul du total des revenus. L’Aspa vient compléter les ressources du bénéficiaire. Ainsi, si vous vivez seul et que vous touchez 500 euros par mois, l’Aspa atteindra à 416,78 euros : vous atteindrez les 916,78 euros mensuels.

 

Mais, le minimum vieillesse n’est pas versée de façon automatique. Il faut effectuer une demande auprès de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), ou de la sécurité sociale agricole (MSA) si le bénéficiaire est titulaire d’une pension de retraite agricole.

D’après une étude récente de la Direction de la recherche, des études de l’évaluation et des statistiques (DREES), la moitié des retraités qui y ont droit de demandent pas cette aide. Pour quelles raisons ? Cela peut s’expliquer par le manque d’informations sur le sujet. Les éligibles auraient pourtant accès à, en moyenne, 205 euros supplémentaires par mois, d’après la DREES.

Minimum vieillesse : le pouvoir d’achat un enjeu majeur

Pour les personnes précaires chaque euro compte et le sujet du pouvoir d’achat est devenu central dans le débat. Ces derniers mois, on a pu voir que la question du pouvoir d’achat était fondamentale. De nombreux Français ont beaucoup de mal à boucler les fins de mois. Les personnes qui se retrouvent à découvert tôt sont de plus en plus nombreuses.

 

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Avec le phénomène de l’inflation, les tarifs de nombreux produits de base ont augmenté. De plus, la situation internationale a causé une augmentation de prix de différentes matières premières tels que le blé ou l’huile de tournesol. Des consommateurs cherchent les bons de réduction pour faire face.

Par ailleurs, les prix des carburants ont également connu une forte hausse. Les personnes qui touchent de petits salaires sont touchés. C’est le cas des personnes qui vivent dans les espaces périurbains. Beaucoup de personnes se sont installées dans des lieux à l’écart des centres-villes pour payer moins cher leur habitat mais ils se retrouvent confrontés à un problème important, celui de financer les déplacements en voiture. Ce n’est pas simple dans les zones isolées. La voiture est nécessaire et cela constitue un poste important dans le budget des ménages.

De plus en plus de personnes sont confrontés à des découverts et doivent régler des frais. C’est un cercle néfaste qui peut plonger des personnes fragiles dans la pauvreté. Gérer un budget est ardu. Pour les individus qui vivent en calculant à l’euro près, être confronté à une hausse des prix est douloureux. Ainsi, le gouvernement veut prendre en compte cette situation. Il faut savoir que dans d’autres pays, l’inflation est encore plus importante. En France, elle est assez contenue et se situe à peu près à 5%.

Comme les prix progresse, le SMIC va connaître une augmentation. Mais de nombreuses personnes sont en situation de précarité et doivent demander l’aide d’association pour s’en sortir. Ce n’est pas simple. Durant l’épidémie de Covid, de nombreux étudiants étaient obligés d’aller solliciter l’aide d’association pour pouvoir se nourrir. On a pu voir ses images de longues files d’attente pour récupérer un paquet. La situation est donc compliquée. Dans les semaines et mois à venir, Objeko ne manquera pas de vous parler de l’actualité politique et sociale